Aaron
Dans les bureaux de Desire Programmation, jeudi à 14h36 :
-- Aaron, il y a un homme qui souhaiterais te voir, déclara Arriet mon assistante de direction, en entrant dans mon bureau.
-- Qui est-ce ? demandai-je en relevant la tête de mon ordi.
-- C'est Mr Duncan Neill, répondit-elle.
Merde, qu'est-ce qu'il vient faire ici ?
-- Est ce qu'il a donné la raison de sa visite ?
-- Il m'a dit que c'était personnel, reprit-elle.
-- Je vais le recevoir dans cinq minutes. En attendant proposez lui un café, merci Arriet.
-- Très bien, conclut-elle en refermant la porte de mon bureau.
Je me demandai bien pourquoi il était venu jusqu'ici. Ce cher Duncan Neill ne se déplaçait jamais en personne. Il envoyait toujours un de ses assistants à sa place en règle générale. Il m'avait habitué à moins de sollicitude.
Je ne savais pas à quoi m'attendre. Tout était possible de la part de cet homme. Il avait facilement accepté ma démission ainsi que mon dédommagement sans essayer de me faire changer d'avis. Ce qui m'avait surpris. Alors qu'il me rende visite trois semaines après que j'avais pris mes fonctions dans cette boite était encore plus surprenant.
-- Entrez, intimai-je quand j'entendis frapper.
Je me relevai en contournant mon bureau pour aller à sa rencontre. Il entra. Je lui tendis instinctivement ma main qu'il serra.
-- Aaron, lança-t-il en me toisant.
-- Duncan, dis-je sans me départir de mon sourire. Je t'en prie assieds-toi, dis-je en lui montrant les chaises devant mon bureau.
Ou connard si tu préfères ?
Je me remis derrière celui-ci en m'installant confortablement dans mon fauteuil tout en ne le quittant pas des yeux.
-- Que me vaut le plaisir de ta visite ? commençai-je poliment.
-- Cette entreprise fait l'objet d'une étude de partenariat avec Neill Compagnie, m'expliqua-t-il calmement. Je suis ici pour étudier la viabilité du projet avec son directeur générale.
-- Logiquement c'est le service développement de chez Neill qui traite ce genre de dossier, déclarai-je sceptique.
-- Normalement oui. Mais le Président Directeur Général en question n'est pas n'importe qui, il s'agit de mon fils, arqua-t-il fièrement.
-- Si c'est la raison de ta présence, continuai-je. Très bien, je vais demander à ce que l'on rassemble tous les éléments dont tu auras besoin pour cette étude. Je te les transfèrerai une fois que j'aurais soumis cette proposition au conseil d'administration qui devra l'accepter, cela va de soi.
-- Parfait.
-- Bien, je ne te retiens pas. Tu connais la sortie ? conclus-je en lui désignant la porte de mon bureau.
Maintenant tu te casses enflure, je t'ai déjà accordé plus de temps que tu ne le méritais.
Il ne bougea pas de la chaise sur laquelle il était assis. Il me fixait étrangement. J'aurais parié qu'il était presque content mais je n'en étais pas certain. Il n'était pas ici que pour cette étude de partenariat, il avait autre chose en tête. Ce connard avait toujours autre chose en tête. Je ne voulais pas faire durer le suspens alors je pris les devants.
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La Proposition (Correction)
RomantizmQue repondriez-vous si un bel inconnu vous faisait une proposition indécente en pleine rue? La proposition est claire: juste une nuit où tout serait possible. Une seule nuit sans aucuns tabous, sans aucunes retenues. Où chacun pourrait s'exprimer s...
