Eleanore
Nothing Hill, un peu après 2h00 du matin :
Ma sonnette me réveilla, puis des coups de poings sur ma porte. De nouveau ma sonnette. Je pris mon téléphone, il était un peu plus de deux heures du matin, pas de message, ni d'appels en absence. C'était quoi ce bazar ? Je me relevai rapidement.
Et s'il y avait eu un accident, Mme Bird est peut-être en détresse...
Je courus pour ouvrir ma porte d'entrée. La sonnette et les coups de poings fusèrent encore.
-- C'est bon j'arrive, criai-je en la déverrouillant.
Non de non, pincez-moi je rêve.
Je découvris Aaron qui se tenait devant moi, un grand sourire aux lèvres. Il semblait avoir du mal à rester debout sans tanguer. Il se maintenait à l'embrasure de ma porte pour rester droit devant moi.
-- Je suis un lâche, commença-t-il à parler fort. Vous avez tous raison.
Ma voisine de palier sortit pour voir ce qui se passait. J'en devins toute rouge.
-- Désolé Mme Bird, m'excusai-je embarrassée.
-- Vous le connaissez ? demanda-t-elle narquoise.
-- Oui, couinai-je honteuse.
-- Un peu qu'elle me connait, continua Aaron en vociférant. Et même bien.
-- Désolée, repris-je. Viens par-là toi, ordonnai-je à Aaron en serrant les dents tout en le tirant par sa chemise pour le faire rentrer chez moi.
-- Je ne suis pas un homme facile, beugla-t-il légèrement ivre en me résistant. Et je ne fais pas de plan à trois. Alors si ton rencard est toujours là je ne rentre pas chez toi, j'ai un minimum d'amour propre.
-- Je ne sais pas comment tu as appris que j'avais un rencard ce soir, pestai-je tout bas. Alors même si ça ne te regardes pas, ça n'a rien donné et je suis seule. Maintenant rentres et tais-toi !
Il se laissa aller vers moi. Je le maintins légèrement pour l'amener jusqu'à mon canapé. Une fois devant l'assise, je le lâchai négligemment pour me précipiter de refermer ma porte.
-- Encore désolée, lançai-je à ma voisine en la fermant à double tour.
Je sentis deux bras m'enlacer ainsi que sa bouche embrasser ma nuque.
-- Qu'est-ce que tu fais ? claquai-je en le repoussant.
-- Tu sais ce que je fais, déclara-t-il en me reprenant dans ses bras alors que je me retournai pour lui faire face.
-- Arrêtes, s'il te plaît, lui intimai-je en essayant d'enlever ses mains qui me coinçaient contre lui.
-- Ne me repousse pas Eleanore, s'il te plaît.
Je relevai ma tête pour planter mes yeux dans les siens. Il semblait triste. Je fondis littéralement pour lui. Il était devant moi, il semblait tellement vulnérable. Il me toucha au plus profond de moi. Si bien que j'en devins incapable de le repousser même si je savais que c'était une mauvaise idée.
-- S'il te plaît insista-t-il en posant son visage sur le mien tout en me resserrant conte lui.
-- Et après ? lui demandai-je résignée. Tu vas repartir et revenir dans deux mois, un an ou jamais ?
Il ferma les yeux en inspirant profondément. Il nous fit tanguer doucement. Il était un peu soûl, l'odeur de vodka qu'il dégageait me le confirmait. Je ne bougeai pas en attendant qu'il dise quelque chose. Il n'en fit rien, il respira juste un peu plus lentement.
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La Proposition (Correction)
RomanceQue repondriez-vous si un bel inconnu vous faisait une proposition indécente en pleine rue? La proposition est claire: juste une nuit où tout serait possible. Une seule nuit sans aucuns tabous, sans aucunes retenues. Où chacun pourrait s'exprimer s...
