37. Avancer à pas de géant

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Eleanore

Dans une petite chambre en bord de mer, dimanche en fin de matinée :

-- Réveille-toi ma déesse, entendis-je Aaron au loin.

Je sentis ses lèvres parsemer de délicats baisers sur mon visage. J'en souris déjà d'extase en me préparant à ce qui allait arriver. Il allait me sauter dessus comme tous les matins, j'allais me perdre avec lui dans les méandres du plaisir.

-- Eleanore ouvre les yeux, m'intima-t-il doucement.

Ou alors non ce n'est pas ça...

J'ouvris les yeux pour retrouver mon homme tout habillé, ce qui commença à m'inquiéter. Tous les matins sans exception cet Apollon me sautait dessus pour que nous commencions notre journée en beauté, comme il aimait me le dire. Pourquoi ce matin il était déjà vêtu de la tête aux pieds ? Et pourquoi il ne cherchait pas me sauter dessus ?

Il s'est déjà lassé de moi. Il m'a dit qu'il m'aimait alors c'est fini nos parties de jambes en l'air le matin ? Et il va aussi arrêter de me sauter dessus en permanence ? Ça y est, on va devenir un couple chiant ? Quand il y a de l'amour, il n'y a plus de sexe, c'est ça ? Mais je ne veux pas moi, je veux que ça continu...

-- Dis-moi ce qu'il y a dans cette petite tête, ronronna-t-il en me fixant.

-- Tu es déjà tout habillé, grommelai-je contrariée.

-- Oui c'est le principe, quand on se lève on s'habille, s'amusa-t-il de moi.

-- Normalement le matin tu...

-- Je quoi ?

-- Tu sais, tu...

-- Non je ne sais pas, il va falloir que tu m'en dises plus ma déesse.

-- Eh bien, chuchotai-je. Tu me sautes dessus et après on fait des galipettes.

-- Des galipettes, rit-il ouvertement en se moquant de moi.

-- Ce n'est pas drôle, me vexai-je en remontant la couette sur mon visage pour le cacher.

Il tira sur le drap pour me découvrir, il colla son corps sur le mien avant de caresser mes lèvres avec son pouce.

-- Je n'aurais pas employé ce mot pour décrire ce que l'on fait à longueur de journée, c'est tout, susurra-t-il avant de m'embrasser fougueusement.

Ha le voilà mon Dieu du sexe !

Je tirai sur la couette pour le sentir contre moi. Je me dépatouillai avec le bout de tissu sans réussir à le retirer. J'en pestai de frustration contre ses lèvres qui me dévoraient. Il sourit contre moi avant de se décaler légèrement pour m'aider à l'enlever.

Il la fit voler sur le côté avant de venir caresser mes seins, j'en lâchai un soupir de satisfaction sur sa langue qui jouait avec la mienne. J'entrepris de le déshabillé, il arrêta notre baiser ainsi que ses caresses pour stopper ma main qui relevait déjà son polo.

-- Qu'est-ce que tu fais ? râlai-je.

-- J'ai vraiment très envie de toi, à un point que tu n'as pas idée mais nous sommes attendus, déclara-t-il en me fixant intensément.

-- D'habitude ça ne te gêne pas d'arriver en retard, claquai-je froidement en me détournant de lui pour tirer la couette vers moi.

Il attrapa ma mâchoire pour ramener ma tête vers lui. Je fermai les yeux pour ne pas le regarder. J'avais envie de pleurer. Je n'aurais jamais dû lui dire ce que je ressentais, je n'aurais jamais dû me réjouir qu'il me dise qu'il m'aime. Même pas 24h00 après, tout était déjà en train de changer entre nous. Et je ne voulais pas que ça change.

La Proposition (Correction)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant