Quelques fois la vie nous paraît terne, ennuyeuse ou banale, mais qu'en est-il quand l'imprévisible se mêle à la partie ? C'est comme la foudre qui s'abat sur vous sans crier gare.
C'est ce qu'Ornélia va découvrir, elle qui a une existence si ordina...
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« Quand les éléments se déchaînent sur ta vie, cherche le réconfort dans le plus imprévisible, car c'est là qu'il se trouve. »
La sidération s'empare de moi face à ce qu'est devenue ma vie. C'est un dessin plus que clair, une atmosphère oppressante comme si un ouragan avait décidé de passer précisément dans ma maison alors qu'il a épargné tout le reste du village. Je pensais que ce que j'avais traversé il y a 5 ans était assez pour toute une vie, mais on dirait que le destin s'acharne sur moi. Ma punition n'a pas été à la hauteur du crime que j'ai commis sans l'avoir voulu. Lorsque Eliott est venu nous prévenir que mon père cherchait à me joindre, j'étais à mille lieues de m'attendre à ça. Pourtant c'est comme ça que se passe la vie. L'instant d'avant, on savoure notre meilleur moment et d'un claquement de doigts, tout se casse la gueule. Du bien-être que j'ai ressenti dans les bras du brun, de ses baisers délicieux et suaves, je passe à un véritable champ de bataille.
Après la maison de mes parents, c'est au tour de la mienne d'être victime d'une intrusion. Qui peut bien en vouloir à ce point à ma famille ? Camélia sera-t-elle la prochaine victime ? Ça m'étonnerait, elle habite une résidence très sécurisée avec son fiancé et je ne lui souhaite pas de ressentir ce qu'on éprouve en découvrant que quelqu'un vient de rentrer dans notre intimité et qu'il a tout bafoué. Au nom de quoi, peut-on faire une chose aussi immonde ? Ce n'est pas tant de voir mes meubles, ma décoration sens dessus-dessous qui me fait mal, mais plutôt de savoir que quelqu'un a touché à tout, qu'il a pénétré dans l'endroit où je me sentais le plus en sécurité, ces cinq dernières années. Que me reste-t-il à présent ? Comment me sentir sereine après ça ? Cet individu vient de m'arracher la dernière parcelle de paix que je détenais.
Les larmes roulent sur mes joues tandis qu'une discussion animée se joue derrière mon dos, mais je n'y prête pas attention, car ce n'est pas tant la dégradation ou le temps que ça me prendra pour tout remettre en ordre qui importe, mais c'est de savoir s'ils ont fait du mal à ce que j'ai de plus précieux. Hurlant à travers toute la maison, je repousse les débris en appelant mes animaux avec toute la détresse qui m'habite. Des images d'horreurs me gagnent, j'ai peur de ce que je pourrais y découvrir et je sais d'avance que je n'y survivrais pas. Il me faut batailler contre tout ce qui me barre le chemin pour enfin trouver mes chinchillas dans la pièce voisine. Leur cage est retournée, leur litière est répandue sur le sol. Rapidement je m'en approche, une boule d'angoisse explosant dans mon ventre. Agenouillée sur le sol, je prends soin d'ouvrir leur cage pour vérifier qu'ils se portent bien. Ils respirent, mais leur état de stress est plus que palpable, tout comme la forte odeur d'urine. Il y a des poils partout, c'est ce qui arrive quand ces petits animaux, très anxieux, font face à une crise trop intense.
Nul doute que leur anxiété a dû monter d'un cran en découvrant un ou plusieurs individus chez nous pour faire un tel vacarme. Dans des gestes que je veux réconfortants, je les cajole, leur murmure des paroles rassurantes. Une main se pose sur mon épaule, je relève la tête vers mon meilleur ami qui nous a suivis jusqu'ici.