Abraham gare sa voiture devant la maison de ses parents, là où lui et son frère ont tous deux grandi.
"Et voilà frérot, t'es arrivé." Dit-il en regardant son petit frère qui baîlle bruyamment à côté de lui.
"Tu rentres pas cinq minutes ? J'ai pas envie d'être tout seul avec papa et maman. Ils ne font que se disputer en ce moment..."
"Je sais pas trop... C'est pas que je veux te laisser, mais je suis pas trop en état de les supporter non plus. Ils vont encore me reprocher d'être parti, et maman va vouloir me forcer à revenir vivre à la maison et j'ai vraiment pas la tête à me disputer ce soir. "
"Je comprends, t'inquiètes pas. Et puis tout ça est un peu de ma faute. Je n'ai plus qu'à assumer. "
"C'est pas de ta faute. Tu es celui qui a le plus subit dans l'histoire, alors ne te fustige pas. Aller, viens, je te raccompagne au moins jusqu'à la porte d'entrée. " Cède le plus vieux en ébouriffant les cheveux de son frère.
Les deux garçons sortent de la voiture et marchent jusqu'à l'entrée de la grande maison familiale.
"Bon bah bonne nuit frérot. Et puis merci pour le repas et la soirée. C'était cool. Ça ma permis de me vider la tête."
"Pas de quoi..."
Le plus âgé coupe sa phrase quand ils entendent un fracas venant de l'intérieur de la maison.
Avec précaution, le châtain ouvre la porte pour entendre les cris de ses parents en provenance du salon. Encore une fois. Il s'approche doucement de la pièce, et par curiosité peut-être, son frère lui emboîte le pas.
"J'en peux plus ! Je ne supporte plus de vivre avec toi, et de me rendre complice de tes agissements !"
Le père d'Abraham et d'Andrea n'hausse que très rarement le ton ainsi. Et cela avait de quoi faire frémir les deux garçons.
"Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour son bien !"
"Et regarde où ça nous mène ! Pour son bien ! Il a essayé de se suicider !"
"Tu crois que je ne le sais pas ? Il a toujours été un garçon faible. Et sans moi, peut-être qu'il aurait essayé de le faire bien plus tôt !"
"Bien-sûr, parce que se servir de son cousin qu'il adorait pour l'éloigner d'un garçon qu'il aurait de toute façon oublié quand il serait revenu au pays, tu appelles ça le protéger ?"
Jamais, se dit le châtain, jamais il n'aurait pu oublier Éos !
"Ce garçon était néfaste ! Pourquoi crois-tu que je n'ai jamais dit au proviseur de son lycée français qu'Andrea avait survécu ? Pour que personne de là-bas n'essaye de le recontacter ! Pour qu'il puisse se reconstruire dans un environnement saint !"
"Tu es allé beaucoup trop loin. Je ne sais même pas ce que l'on fait encore ensemble. Je m'en vais. A partir de maintenant, nous ne seront plus que des étrangers."
"Tu n'as pas le droit ! Tu ne peux pas détruire notre famille sur un coup de tête !"
"C'est toi qui la détruis en agissant comme tu le fait. C'est pour cela qu'Andrea à fait ce qu'il a fait et qu'Abraham s'est tiré."
C'en est trop pour le châtain. Les larmes aux yeux, il se laisse glisser contre le mur.
"Debout Andrea. On va aller passer la nuit ailleurs. Je suis désolé que tu ai eu à entendre cela." Souffle Abraham en relevant son frère, quittant la maison et les ondes négatives qui y règnent.
Ils remontent en voiture, et au bout d'un certain temps, le regard toujours dans le vide, le plus jeune demande :
"Tu ne m'en veux pas ? Après tout c'est de ma faute si mes parents divorcent..."
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𝐴𝑢 𝑚𝑖𝑙𝑖𝑒𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝐸𝑐𝑙𝑎𝑡𝑠, 𝑝𝑜𝑢𝑠𝑠𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑓𝑙𝑒
Teen Fiction-Suite de Comme un papillon dans un bocal, attention, ce résumé peut contenir des spoils du tome 1- Cela va faire un an. Un an qu'Andrea est sorti de la vie d'Éos, et un an qu'il ne le sort plus de sa tête. De l'autre côté de l'Atlantique, le châta...
