son prénom

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l est là, en face de moi, sa main sur ma joue, à simplement me sourire. Ses yeux et sa main sur moi ont fait stopper mes larmes. Je ne suis comme absorbé et je n'ose ou ne veux juste pas le quitter du regard. Son sourire, son nez se retrousse un petit peu. Comme je le l'avais déjà remarqué, il deux fossettes qui apparaissent dans ses joues. C'est la première fois que je le vois de si près. Il a une peau d'une blancheur, nous sommes en pleins moi d'aout et on dirait qu'il n'est pas sorti de chez lui et ça ne fait que ressortir ses petites taches. Sa main sur moi se retire et inconsciemment je la reprends pour la remettre comme avant. Quand je relaisse ce que je viens faire, je lâche sa main et me sens rougir. Je l'entends rire, un rire de bébé et dire un "cute" tout bas, mais je ne suis pas sur, mon cerveau n'est plus fonctionnel. Je regarde mes pieds croiser qui pendent. Me mains sont sur mes cuisses et je repense à ce que m'a dit charlotte. Je suis quelqu'un de mauvais, comme mon géniteur. Je fais de mal au gens. On dit que la vérité sort toujours de la bouche des enfants, elle ne ment jamais. Elle a raison, elle a toujours raison.

« Arrête de pleurer s'il te plait » je n'avais même pas remarqué que mes larmes avaient recommencer à couler.

« Tu m'as suivi ? » il rigole encore. Il rigole beaucoup. Je le regarde, porte son bonnet noir sous sa capuche violette.

« Si je te dis, oui, tu vas partir en m'insultant comme tu sais si bien le faire » il a dit ça avec un certain ton de reproche, mais je peux quand même voir de l'amusement.

« Je... c'est faux, je ne suis pas comme ça » encore ce rire de bébé. Quand Chloé rigole pour rien, avec son rire qui semble forcé, mais quand j'entends le sien, j'ai presque envie de rire avec lui.

« Tu l'es, je ne te connais pas mais- »

« Mais tu ne me connais pas, c'est tout. »

« "mais on n'est pas pote, c'est tout" j'ai comme une impression de déjà vu, il faut trouver un autre moyen de faire taire les gens tu sais ? » il me regarde droit dans les yeux et pour une fois, c'est moi qui les baisse.

On ne parle pas, je ne fais qu'écouter les goute de pluie tomber. Ce bruit de goute qui tombe sur le métal de la rampe, ce bruit d'eau, qui déborde et s'abat sur un carrelage froid. Cette eau sale et trouble qui est étalé partout. Cette eau qui me hante.

« Tu écris magnifiquement bien Cami. » je me tourne vers lui mais il ne me regarde pas, il fixe un point invisible. « Tu ressens vraiment tout ça ? »

« Ca ne te regarde pas. »

« Non tu as raison, mais ça peut si tu le décide. » il lève ses yeux vers les miens, il se croisent un petit moment pendant lequel je ne dis rien, je ne sais pas quoi lui répondre.

« Ça ne te regarde pas, je ne connais même pas ton prénom » il souffle du nez, amusé.

« Si je te dis mon prénom, tu me rends mon briquet ? »

« Il a quoi de si important ce briquet ? »

« Une valeur sentimentale très importante » il a répondu si facilement. Moi, à sa place je lui aurais seulement dis "il est à moi" même si il avait la plus grande valeur à mes yeux.

« Quoi comme valeur ? » je ne sais pourquoi je lui demande ça, mais j'ai envie de savoir, ce type réveille en moi une curiosité que je ne connaissais pas.

« Ça te regarde ? » il prend une voix exagérément grave, et je le vois se retenir de rire

« C'était mon imitation ça ? » il fait oui de la tête avant d'exploser de rire. Il rigole vraiment beaucoup.

« Non, une personne très importante me la donner il y un moment. »

« Et tu me le donnes ? »

« Oui, tu avais l'air d'en avoir besoin » je ne dis rien, je me sens un petit peu mal de ne le lui avoir rendu plus tôt. Je le sors de ma poche et le lui donne.

« Ho, je ne pensais pas que ça allait être si simple » il le garde dans sa main et le regarde comme si c'était un rubis, le plus précieux au monde.

« Je ne suis pas méchant non plus. » dis-je sèchement.

« Un peu si. » toujours ce petit air amusé, il m'énerve.

« Tu ne sais rien, comment tu peux dire ça ? »

« Je sais que tu fais des crises d'angoisse et que rien n'arrive à te calmer, que tu hais quelqu'un assez profondément, que tu t'appelles Cami, et que ta petite sœur s'appelle Charlotte. Et vu ton accent quand tu lui parle anglais, j'aurais dit que tu viens » il semble hésiter « de l'Uta ou Nevada, Am i right ? »

« Californie, et tu m'espionnes ou quoi ? »

« Non, c'est juste que par le hasard des choses, je te vois à chaque fois que tu es dans un état misérable. Et je n'ai fait que tirer les information que de ce que je vois » il parle tellement calmement.

« Ça te fait peur ? je ne suis pas un stalker ou un bail comme ça hein, promis ! » je rigole à son air paniqué.

« Oui, enfin non, tu as raison, mais c'est bizarre que tu connaisses des choses que même ma copine ne sait pas et que je ne connaisse même pas ton prénom. » je ne sais pas ce que j'ai dit, mais d'un coup, son regard s'est assombri.

« Si je te dis mon prénom, tu vas te foutre de ma gueule. »

« Tu as dit que si je te rendais ton briquet, tu me disais ton prénom. »

« Je pensais que tu n'allais jamais me le rendre. »

« Les gens ont cette image si moche de moi ? »

« Je ne suis pas les gens. » il a l'air si sûr de lui, alors qu'il y a moins de 24 heures, il n'osait même pas faire un eye-contact.

« Ok... du coup c'est quoi ton nom ? »

« Tu promets de ne pas rire ?
« je m'appelle Cami, je n'ai pas le droit de rire des prénoms.

« Lune » il prononce avec une tout petite voix « Lune McAlinden. » 

3 taffes et un sourire [terminé]Des histoires addictives. Découvrez maintenant