Je sors mon téléphone de ma poche et appuie sur le numéro de Lune. Les sonneries se stop mais personne ne parle, je regarde l'écran pour savoir s'il a décliné l'appel mais remarque qu'il a décrochée.
« Lune ?! » demande-je essoufflé. « Lune dis-moi que ça va ? » je n'entends rien, que sons souffle saccader et un reniflement. « Tu es chez toi ? » Un petit "hmh" s'entends et je raccroche. Je cours jusqu'à chez lui et entre. Je regarde partout dans le salon, la cuisine, rien. Je monte à l'étage et arrive dans sa chambre. Il est là, en boule dans le coin de sa chambre, avec un de ses gros chats dans les bras. J'entends ses pleure et je sens mon cœur se remplir de peine. Il me voit à l'entrée de sa chambre, il lâche la peluche pour tendre les bras vers moi, comme un bébé qui veut se faire porter. Je cours vers lui et le serre fort contre moi. Au moment où nos corps entre en contact, ses pleure double d'intensité, comme s'il se retenait et qu'il lâchait enfin prise. Je le porte dans mes bras, ses jambes sont autour de ma taille et mes mains sont sous ses cuisses. Il n'y a absolument rien de sexuel. Je le soulève sans aucune difficulté, il est vraiment léger et il s'accroche à moi comme si sa vie en dépendait. Je sens ses larmes couler dans mon cou et ses petites mains s'accrocher à mon t-shirt. Je vais nous poser sur le lit et je le garde très près de moi. Il se calme petit à petit. Sa respiration n'est plus cassée par des sureaux ou des sanglots. Il porte un gros pull avec un jeans super slim. Il fait super chaud aujourd'hui, il doit faire 28° et il est habillé comme en hiver, ça ne me choque plus, je sais qu'il veut cacher sa peau. C'est ce qui m'a fait comprendre, que c'es Lune qui a eu des problèmes aujourd'hui.
« il s'est passé quoi Lune »
« Je-je n'ai p-pas envie d'en parler »
« Lune, tu peux tout me dire, je ne vais jamais te juger, tu le sais, pas vrai ? » Je pense sérieusement, j'en suis même certain, que Lune fait ressortir le moi d'il y a des années. Celui qui ressemble à mon ancienne mère. Quelqu'un de doux, gentil, attentionné et qui veut simplement le bonheur des gens. Mais le seul problème, c'est dès qu'il n'est plus là, ce moi disparait pour laisser place au Cami que mon père a créer.
« Je n'ai rien fais, je te jure, ils sont arrivés vers moi, et ils ont commencé à m'insulté, je n'ai rien fais pourtant, je marchais tranquillement et ils m'ont plaqué contre des casiers et ils ont dit des choses horribles et... » ses pleurs refont surfaces et inonde tout son beau visage. Je sens la colère monter en moi et mes poings se serrer. Le voir pleurer dans mes bras est juste horrible et l'entendre me raconter ça, fait naître de l'énervement puissant en moi.
« Ils ont dit quoi ? »
« Ils-ils ont dit que je n'étais qu'une salle pédale de merde, que de toute manière personne ne voudrait de moi et que si je suis seul, c'est parce que je m'habille bizarrement, que je porte tout le temps un bonnet. Que tu te foutais de ma gueule pendant la crise et que ce n'était que pour me faire croire que je suis important mais qu'en réalité je ne suis qu'une merde... Et qui si je m'appelle Lune, c'est juste parce que ma mère voulait se foutre de ma gueule....» la colère se transforme en haine et je serre tellement les poings que je sens mes ongles transpercé ma peau. il ressemble a un enfant qui raconte à sa maman ce qu'il s'est passé. « Mais ce n'est pas tout... ils m'ont déchiré ma chemise et ont pris des photos de ma peau... » je me sens bouillir de l'intérieure.
« Qui a fait ça ? » il ne répond pas. « Qui-a-fait-ÇA LUNE ?! » il sursaute et recommence à pleurer, j'ai envie de le reprendre dans mes bras mais la colère me force à me lever, habitude.
« Je ne sais pas... » il ne me regarde pas dans les yeux, il ment.
« Si tu sais, qui a fait ça, qui a osé te toucher ?! »
« Zac et sa bande... »
« PARDON ? C'EST EUX ?! PUTAIN MAIS JE VAIS LUI CASSER LA GUEULE, PUTAINN !!! » j'ai envie de donner un coup de poing dans la porte ou le mur mais je ne suis pas chez moi, et je n'ai pas envie d'abimer ses jolis murs. Alors je respire juste très fort et je me dirige vers Lune, j'ai besoin qu'il me calme. Je le regarde dans les yeux et il comprend parce qu'il vient se blottir dans mes bras sur le lit. Il se balance de droite à gauche, m'emportant avec lui et nous berçant doucement, ça doit être une de ses habitudes à lui. Je l'entends pleurer doucement.
« Lune regarde-moi. » il fait ce que je lui demande et ses yeux noir remplie de tristesse me fendent le cœur. « Lune, si c'est toi qui m'as calmé pendant ma crise, c'est parce que tu as un effet sur moi que personne d'autre n'a. Jamais je ne me foutrais de ta gueule, crois-moi, jamais. Et si tu es une pédale de merde que personne ne veut, je le prends mal, parce qu'il me semble que je suis ton copain et toi, comme moi, sommes bien plus que personne. » je lui fais un bec sur la joue.
« Et ne laisse jamais les gens te faire croire que tu n'es pas beau, tu es magnifique. Pour moi tu es splendide. Habillé comme en hiver, en combi de ski ou nu, tu seras toujours beau pour moi d'accord ? » il se tourne face à moi et se tient à califourchon sur mes cuisses alors que je suis adossé contre le mur sur ses oreillers. Ses mains se glissent sur ma nuque et son visage se rapproche du mien.
« Prouve-le-moi » il colle nos fronts ensemble « Prouve moi que tu me trouve beau nu, prouve-le-moi je t'en supplie... » ses yeux ne quittent pas les miens. Mes mains glissent le long de ses cuisses jusqu'à arriver à sa taille.
Nos lèvres se frôlent, se cherchent, se taquinent puis se dévorent.
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3 taffes et un sourire [terminé]
Romansa« Ta copine, la blonde, elle embrasse bien ? » « Comment tu sais que c'est ma copine ? » « Je vous ai vus le premier jour, elle t'a roulé une grosse pelle. C'était bien ? » je ne le comprends pas. Il parle de manière calme et posé, une voix un tout...
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