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Je sors de chez lui en claquant la porte alors que je l'entends éclater en sanglot. Je toise du regard ce débile de mec musclé, et continue mon chemin. Je me retourne et je vois ce mec toqué à la porte. Je m'approche de lui, le pousse et dit les dents serrées.

« Tu t'approches encore une fois de Lune, je te pettes la gueule, et crois moi je sais où trapper pour faire mai, j'ai de l'expérience. » il fait un oui avec la tête et s'en va en courant avec un linge autour de la taille. J'espère qu'il se fera arrêté par les flics pour exhibitionnisme.

Je regarde la maison de Lune et je m'en vais chez moi. Je ne suis qu'un gros con, un imbécile naïf. J'ai honte de moi. Lune c'est complètement foutu de ma gueule. Il m'a dit qu'il ressentait la même chose. Il a dit les mots "coup de foudre". Est-ce un coup de foudre ? Je n'en sais rien, je n'ai jamais vécu ça avant, je ne peux pas dire. Mais si s'en est un, il n'a fait que me ridiculiser. Je suis déçu. Déçu de lui, déçu de ne pas avoir pu l'embrasser alors que ça fait des jours que je ne pense qu'à ça, déçu d'avoir découvert ses cheveux par accidents et non par lui-même qui me les montre, déçu par le fait que cette discussion, a eu l'inverse de ce que je voulais, à la place, nous nous sommes engueulés et je l'ai insulté violemment alors qu'il pleurait et tremblait devant moi. J'avais envie de le prendre dans mes bras de lui dire que tout allait bien et d'entendre son rire de bébé mais à la place, la colère et la frustration ont pris le dessus et je l'ai insulté de la pire des choses. Je suis devant chez moi, la gorge sèche et serrée. J'entre et je vois ma mère, sur le canapé, affalée.

« T'étais où ? » elle ne me répond pas, d'abord Lune qui ne réponds pas, ensuite ma mère, j'en ai marre. « T'étais ou bordel ?! » elle se redresse et se mets assise. Elle me regarde avec ses yeux rouges et éclatés. Je m'approche d'elle « C'EST LA JOURNEE DES CON AUJOURD'HUI OU ON A DECIDE DE ME FAIRE CHIER ? JE TE DEMANDE OU TU ETAIS ??? »

« Ça ne te regarde pas. » sa voix est complètement rouillée, souillées et sale, comme toute sa personne. Elle me dégoute, ce n'est plus ma mère, ma mère était belle, la femme que j'ai en face de moi, est délabrée.

« Comment ça, "ça ne me regarde pas", ça fait presque une semaine que tu as disparu, et tu reviens comme une fleur, tu te prends pour qui ?! » elle se lève avec difficulté et titube jusqu'à moi. Elle arrive à mon niveau et l'odeur de l'alcool de mauvaise qualité qui émane d'elle me donne envie de vomir.

« Je me prends pour ta mère sale ingrats ! »

« Tu n'as rien de ma mère !! Retourne te droguer sous un pont, c'est tout ce que tu sais faire ! » une vive douleur à la joue tend tout mon corps. Cette douleur à la joue que je connais. Je reste figé. Mes yeux bougent vers ses mains et je la vois remettre sa bague normalement. Elle n'a pas fait ça, dites-moi qu'elle n'a pas fait ça. Elle me regarde, choquée. J'apporte lentement mes doigts tremblants à mon visage. Je touche la où j'ai mal et les ramène devant mes yeux. Du rouge brille sur le bout de ma main et je n'arrive plus à me défaire de cette vue.

« Pars maman. PARS, CASSE-TOI VAS T'EN !!! » je l'entends claquer la porte se claquer. Mes mains tremblent fort, ma vue se trouble, mes souvenirs font face. Elle a fait exprès, elle a tourné sa bague, comme le faisait mon père, elle a voulu me faire mal. Je n'arrive plus à respirer, des larmes coulent, les hallucinations reviennent. Les brûlure, les voix, les cris et les sirènes, l'eau et le sang.

Lune n'est pas à côté de moi pour me caresser la joue ou me faire un câlin, il n'y a eu qu'un rasoir dans ma salle de bain.

Une, deux trois coupures. 

3 taffes et un sourire [terminé]Des histoires addictives. Découvrez maintenant