P1: Chapitre 35

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Je ne sais pas quelle heure il est.

Je commence à être vraiment fatigué.

Soudainement, la porte de ma cellule s'ouvre. Un policier entre et me dit :

-Tes parents ont réussi à te libérer plus tôt que prévus. Tu peux rentrer chez toi.

Je me lève sans rien dire et le suit. Il m'amène dans un bureau et me rend mes affaires. Ensuite, je rejoins mes parents. Ils me sourient tous les deux et s'avancent vers moi. Mon père pose une main dans mon dos et me dit :

-Il est tard. On va rentrer.

J'acquiesce, toujours sans rien dire.

On se dirige vers la voiture. Je m'assois à l'arrière. Je vois sur le tableau de bord, lorsque ma mère démarre la voiture, qu'il est environ vingt-trois heures.

Ma mère me dit :

-T'es exclu du lycée pendant une semaine. Du coup demain matin, tu pourras dormir longtemps.

Viré dès le premier jour...

La voiture démarre. Lors du trajet, mes parents tentent de lancer des discussions avec moi en me demandant si la garde à vue n'étais pas trop longue ou si les policiers n'étaient pas trop dur avec moi.
Je réponds avec de simples sons.

On arrive à la maison. Je m'empresse d'aller prendre une douche et d'aller dans mon lit.

Mon lit ne m'a jamais semblé si confortable.

Cependant... Malgré ma fatigue, je n'arrive pas à dormir en repensant à ce que j'ai fait.

C'est comme si... Ce n'était pas moi. Comme si une autre personnalité avait pris possession de moi. Et ça me fait peur.

Le temps passe. Je me retourne encore et encore dans mon lit. Je m'allonge sur le ventre, plonge ma tête dans mon oreiller et me concentre pour dormir. Je n'y arrive pas.

La porte de ma chambre s'ouvre délicatement et j'entends la douce voix de ma mère dire :

-Elijah ? Tu dors ?

Je pourrais simplement répondre que non. Mais mon instinct me dit de faire semblant de dormir. Comme quand j'étais enfant et que je jouais à la Game boy la nuit.

Ma mère s'approche de moi, s'assoit sur le bord de mon lit et caresse mes cheveux.

Sa main descend jusque dans mon dos où elle caresse mon omoplate de son pouce.

J'entends, dans le couloir, les pas de mon père et j'entends sa voix dire :

-Chérie ?

-Chuuuut. Elijah dort. Répond-elle à voix basse.

-Désolé. Répond-il en chuchotant.

Il s'approche lui aussi de moi. Faire semblant de dormir devient difficile.
Ma mère lui dit, toujours d'une voix basse :

-Tu te souviens quand il était bébé ? La nuit, on venait ici, tu posais ta main sur son torse pour sentir ses poumons se dégonfler et se regonfler. Tu voulais t'assurer qu'il respire à chaque instant. Tu voulais qu'il vive.

-Il était si petit et si faible à cette époque. Il pouvait tenir dans mes deux mains.

-Il n'est plus faible maintenant... Pourtant... Je ressens toujours le besoin de le protéger.

-Tous les parents ressentent ça. Même quand nos visages seront couverts de rides et qu'on aura plus aucune force, on voudra toujours le protéger.

Dans la paume [BxB]Des histoires addictives. Découvrez maintenant