03 : L'HOMME DU PARC

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Un individu qui t'est inconnu ne te considère peut-être pas forcément comme tel
Ce cas de figure est perturbant lorsque tu n'es pas tant connu


Samedi 06 Juillet

Les faibles rayons de soleil filtrés par les stores tentaient tant bien que mal de pénétrer dans la chambre pour l'éclairer de toute sa splendeur.
Austin venait juste de partir. D'ailleurs, c'est le vrombissement de sa voiture qui m'avait réveillée.
Je tournai la tête et remarquai qu'il m'avait laissé un petit message sur la table. Je dépliai la feuille qu'il avait pliée en quatre et lu ce qui était écrit.

Je t'aime Nassreen.


Je me mis à sourire. La journée avait bien commencé. C'était un bon début. Austin avait l'art de me donner le sourire avec de petites attentions pourtant si simple.
Je décalai la couverture et sortis mes jambes hors du lit. J'enfilais mes chaussons et partis vers la salle de bain.
Je n'avais pas très bien dormi cette nuit-là. J'ai été prise par un mal de tête. Je n'avais fait que penser à ce qui s'était passé la veille à la pharmacie : l'invitation plutôt obligatoire de Christina, et surtout, l'altercation que j'ai eue avec madame-colérique, Déborah Line.

Arrivée sous la douche, je me pris une longue affusion chaude sur tout mon corps pour détendre mes muscles comme je pouvais. Je me remémorais un à un les événements qui avaient eu lieu avant et après sa disparition.
Ce qu'il avait porté ce jour-là : un pull-over bleu indigo et un pantalon noir.
Ce qui s'était déroulé après que j'appelle la police.

Quels indices n'avaient-ils pas pu obtenir pour pouvoir le retrouver ?
Qu'est-ce qui avait manqué à l'enquête ?
Luke...
Es-tu en vie après ces 3 ans ?

Je sortis de ma transe et allai me sécher les cheveux, avant de me diriger vers l'armoire. J'enfilai comme chaque week-end, mon legging noir et mon top blanc, qui épousaient les courbes de mon corps, je pris mes écouteurs et sortis faire mon footing hebdomadaire. Je descendis les marches en bois, et allai prendre une barre de céréales à la cuisine.

— Maman ?

C'était la voix de Lauren. Elle était confortablement installée sur le canapé du salon.

— Oui ?

— C'est à quelle heure déjà le barbecue de Christina ? me demanda-t-elle.

— À midi, lui répondis-je. Je vais courir puis je reviens... Et dit aussi à Adam de se préparer, on va le déposer en route chez Aurore.

— OK, d'accord.

Je sortis de la maison, et refermai soigneusement la porte derrière moi. Il y avait Blanche, qui revenait de ses interminables expéditions nocturnes. Contrairement aux autres chats, Blanche n'était jamais là pour te réveiller le matin, en attaquant ta jambe par surprise en te faisant des prises de catch jamais vues dans ta vie.

— Te voilà Blanche, fis-je en m'accroupissant pour caresser son doux et soyeux pelage noir charbon.

Elle ronronnait tout doucement de plaisir pendant quelques secondes, jusqu'à ce que je m'arrête. Je descendis les marches en pierre de la véranda et tournai à gauche pour commencer mon footing. Elle me regarda partir puis pénétra dans la maison avec souplesse.

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