Brisbane, 15 juin, 11 : 42.
Debout devant la cuisinière entrain de frire du poulet pané pour le déjeuner, Marjorie fût surprise par le visage de Flynn qui s'invita dans le creux de son cou pour y déposer un baiser mouillé. Elle pouffa de rire et se retourna, découvrant son ami, tenant Charlotte dans ses bras qui jouait avec sa paire de lunettes.
— Qu'est-ce que tu fais ici ? J'ai failli me brûler.
— T'es sexy dans cette robe, tu le sais ça ?
— Dis pas n'importe quoi, je suis couverte de chapelure et je sens la friture.
Il balaya son commentaire d'un mouvement de main, certain que son air débraillé n'enlevait rien à sa beauté.
— Alors, tu te plais ici ?
— Oui. La maison est belle. J'ai une maison de vacances dans cette ville aussi, un peu comme celle-là.
— On pourra y faire un tour, t'en dis quoi ?
— Oh... non... je... je ne préfère pas.
Elle lui tourna le dos, coupant court à la conversation. Flynn n'insista pas et préféra changer de sujet. La journée avait si bien commencé aujourd'hui, il ne voulait pas la gâcher avec sa grande curiosité qu'il ne savait pas dompter.
— Comme tu veux.
— NOUS SOMMES LÀ ! résonna la voix de Deb à l'entrée.
— Ah ! Ils sont là !
— Vas-y, j'arrive tout de suite avec l'apéro.
Dans la salle de séjour, Flynn n'attendit pas deux minutes et alla se jeter dans les bras de son petit frère dès que leurs regards se croisèrent.
— Tu m'as manqué tête de nœud !
— Et toi donc !
Leur accolade viril dura un long, long, très long moment. Au milieu de ces deux gaillards, Charlotte éclata de rire, quant à Matthew, il sauta en criant de joie dans tous les sens. Il avait de quoi être heureux avec son oncle et son père enfin là, à ses côtés. C'était le plus cadeau que l'on puisse faire à ce petit garçon de sept ans. Deb, retira sa veste et essuya la larme qui perla au coin de son œil.
— Et moi, j'ai pas droit à un câlin ?
— Mais si ! Approche chérie !
Elle rejoignit son beau-frère et son mari, dans cette embrassade de groupe qui dura plus longtemps que prévu. La petite chipie blonde dans les bras de Flynn se mit à donner des coups de pieds dans le torse de Russel quand elle en eût assez d'être aussi à l'étroit dans cet enchevêtrement de bras et de tête. Le soldat éclata de rire en apercevant sa petite bouille boudeuse avant d'enfin mettre fin à ce câlin émouvant.
— Et Marjorie ! Elle est où ?! Je veux la voir ! S'écria Matthew.
— Dans la cuisine champion ! C'est par là, soit sage, ok ?
— Oui !
Il sprinta en direction de la cuisine sans demander son reste.
— Alors, mon petit doigt me dit que ce petit bout de choux c'est Charlotte et Marjorie, sa mère, la fameuse femme qui n'a de cesse de te faire tourner la tête et dont tu me parles depuis presque une éternité. Ça y est ? Vous êtes enfin passés à l'étape supérieure ?
— Russel, voyons ! le sermonna Deb.
— Quoi ?! Je m'informe c'est tout.
— Bah tu ne devrais pas. C'est compliqué entre eux.
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Jonathan
RomantizmTOME 2 de Marjorie Deux ans ont passé depuis que Jonathan est parti de chez lui sans accorder un seul regard à la seule femme qui n'ait jamais vraiment compté dans sa vie. Blessé, il a coupé les ponts avec ses proches et ne vit plus que pour son tr...
