Gold Coast, Australie, deux ans plus tard.
Penthouse de Jonathan, 10 juin 2022.
De retour chez lui, Jonathan se rendit directement dans son bureau et s'y enferma à double tour. Il n'avait jamais été aussi pressé de fouiller dans le sac d'une femme que maintenant. Depuis qu'il avait revu Marjorie, il était comme accaparé, ensorcelé par la nouvelle image d'elle qu'il avait désormais en tête. Des hanches un peu plus large qu'il y'a deux ans, une chute de reins à couper le souffle, de belles jambes, par contre, sa poitrine n'avait pas tellement changé. Elle avait à peine pris un peu de volume mais rien de bien significatif par rapport à ses souvenirs. Jonathan sourit encore en repensant à son corps et à son visage surtout. Elle était belle à craquer et toujours aussi timide qu'avant. Pour sur, il avait de quoi alimenter ses fantasmes les plus fous.
Après s'être débarrassé de sa veste et de sa cravate encombrante, il prit place derrière son immense bureau et vida tout le contenu du sac à main qu'il n'avait eu aucun scrupule à emporter avec lui.
Les passeports de Marjorie et de Charlotte se retrouvèrent sous clé, enfermé dans le coffre-fort se trouvant en-dessous du meuble, accompagnés des billets d'avion et de son smartphone.
Il haussa un sourcil en découvrant un paquet de tampons qu'il remit dans le sac, ainsi que quelques autres bricoles, tels que du baume à lèvres, un paquet de mouchoirs, une bouteille d'eau, un petit paquet de biscuits et autres. Le biberon de Charlotte lui, demeura sur le bureau, bien en face de Jonathan. Il voulait l'avoir devant lui, sous ses yeux comme pour se rappeler que la petite blondinette dans les bras de Marjorie était bien de lui. C'était sa fille et il avait encore du mal à le croire. En se levant ce matin, il n'aurait jamais imaginé apprendre qu'il était père. Cela changeait absolument tout car il comptait bien prendre soin de ce petit bout de chou qu'il aimait déjà.
Jonathan se leva dans son siège et allait pour admirer la vue panoramique derrière lui quand un objet auquel il n'avait pas fait attention, l'interpela. Il s'en saisit en fronçant les sourcils et se rendit compte qu'il s'agissait en fait d'un inhalateur. Aussi loin qu'il s'en souvienne, Marjorie n'avait jamais souffert d'asthme alors ça ne pouvait être que... Charlotte ?
Sans perdre une minute, il attrapa ses clés de voiture et s'engouffra dans l'ascenseur, espérant qu'il la trouverait nul autre part que chez Jay, son grand frère.
On dirait qu'il était temps pour lui de retrouver ses anciens amis. Une idée qui n'était pas vraiment pour ravir l'homme d'affaire.
* * *
Ce fût sans surprise qu'il retrouva, assise dans le salon de Jay, sa grand-mère, Abigaëlle qui jouait avec Charlotte sur ses genoux. Il pénétra dans la salle de séjour et prit place à ses côtés sans faire de bruit, admirant sa fille qui prenait plaisir à rire avec son arrière-grand-mère. Son cœur se gonfla de quelque chose de tout nouveau. Un sentiment qu'il n'avait jamais ressenti jusqu'à lors. C'était intense et tellement délicat à la fois. Il sût qu'il ne pourrait jamais se séparer d'elle ni de sa mère d'ailleurs. C'était avec elle qu'il avait eu cette merveille qui le regardait désormais avec cet air renfrogné adorable alors s'il fallait kidnapper sa mère pour l'avoir à ses côtés pour toujours, Jonathan était prêt à toutes les éventualités.
Il arrima son regard gris à l'océan immense de Charlotte qui ne le quittait plus du regard, la bouche en cœur. Jonathan lui fit un signe de la main en souriant à ce bébé pour la toute première fois. Malheureusement, il lui fit peur et elle éclata en sanglot comme à chaque fois qu'elle se trouvait trop proche d'un inconnu.
Ce fût à ce moment qu'Abigaëlle s'aperçut de la présence de Jonathan à ses côtés. Elle sursauta et se leva en vitesse, emportant avec elle son arrière petite-fille en pleur.
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Jonathan
RomanceTOME 2 de Marjorie Deux ans ont passé depuis que Jonathan est parti de chez lui sans accorder un seul regard à la seule femme qui n'ait jamais vraiment compté dans sa vie. Blessé, il a coupé les ponts avec ses proches et ne vit plus que pour son tr...
