— Réveille toi Machine, m'interrompt dans mon sommeil une voix que je ne connais que trop bien.
Je rechigne et grommelle en me tournant sur le ventre. J'enfouie ma tête dans l'oreiller. Puis je sens la couette se retirer violemment de mon corps.
— Bouge ton cul.
— Laisse moi dormir, marmonnais-je dans le coussin.
Les volets s'ouvrent subitement, et un grand soleil émergeant me fait froncer les yeux.
— T'es vraiment casse couille bordel, m'exclamais-je furieuse.
Je n'aurai pas dû prononcer cette phrase. Car aussitôt, je sens mon corps se faire soulever. Cette fois-ci, j'ouvre les yeux directement.
— Relâche moi sadique.
— Je hais qu'on me manque de respect petite peste.
Je le vois ouvrir la fenêtre, et s'approcher d'elle. Je me débats du mieux que je peux pour partir de ses griffes. Mais ses mains sont fermes autours de ma taille.
Mon corps ressent le froid, et je détourne mes yeux des siens pour les plonger sur la fenêtre. Ou plutôt sur le vide.
— Non Dyab... Ne fais pas ça. Je peux mourrir, commençais-je a angoisser.
Mon corps est suspendu dans le vide. Il me tient, éloignée de lui de sorte à ce que je dépasse le rebord de la fenêtre. Je sens mes jambes flotter dans l'air, et je déteste cette sensation.
Oh que je déteste cet homme.
— « Je ne supplierai jamais quiconque », tu parles, me rappelle-t-il mes dires.
— Les circonstances ont changé. Là je suis suspendue dans le vide ?!
Il dessert un peu ses mains. Je laisse échapper un hoquet d'effroi.
— Je te jure que si tu me lâches, je vais te tuer de mes propres mains sale enfoiré !
— Oui, voilà, fait ça. Continue de t'enfoncer, dit-il froidement.
— Tu peux pas me laisser tomber. Je vais faire une chute de plusieurs mètres là !
Je l'entends ricaner, et il reprend la parole.
— Six.
— Six quoi ?! demandais-je affolée.
— Six mètres de haut. Et bientôt six pieds sous terre.
Sur ce, ses mains se détachent totalement de moi. Je laisse échapper un léger cri d'horreur. La chute est rapide. Mon corps fini par s'affaler sur l'herbe humide. Mes paumes et mes genoux retiennent un peu ma chute, avant que je ne m'aplatisse en totalité sur le sol.
Dans une grimace de douleur, je me retourne pour avoir une vue sur le sadique.
— T'es un putain de taré, m'énervais-je.
— Bizarrement, j'en ai rien à foutre.
Je le dévisage. Mes genoux et l'intérieur de mes mains me brûlent horriblement.
— Valério avait raison, c'est hilarant la façon dont tu te pètes la gueule, glousse-t-il de la fenêtre.
— Oui, moi étrangement je ne suis pas hilare.
— Pas mon problème, m'informe-t-il en sortant une cigarette de sa poche.
— Étouffe toi avec ta nicotine de merde connard, lui crachais-je.
Oh oh...
Il quitte rapidement l'encadrement de la fenêtre, et fini par apparaître à celui de la porte. Il s'approche furieusement jusqu'à moi, avant de poser un genoux au sol afin d'arriver à ma hauteur, et d'encadrer ma mâchoire avec sa main.
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Addicted to you
RomanceUne soirée, pour chambouler la vie de Calista Vesquez. Cette soirée où par hasard elle croise son géniteur. Cette soirée où elle comprit que si il était précisément là, ce n'était pas par pur hasard. Cette soirée où elle décida qu'elle devait savoir...
