2 ème partie

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A peine mis les pieds chez moi que ma mère me renvoie en mission, cette fois ci pour chercher des tabourets à la cave, je prend les clés et j'sors sans manquer de souffler qu'est ce que c'était épuisant, mais j'le faisais le sourire au lèvres parce que je savais que c'était pour la bonne cause, j'pouvais mourir pour ces moments.

En arrivant dans le haul je remarque tous les "teneurs de murs" sapés en Lacoste, Nike et tout le ZWA MA qui va avec, sans oublier la petite sacoche plus légère que ma montre, je vous ai dit c'était devenu une cité le truc.

Mes cousins ramènent leurs potes depuis toujours même les voisins ont l'habitude à force, c'était leur squats, un endroit où tout le monde se retrouvait pour passer de bons moments loin des sirènes de police et des bavures, un endroit où il s'amusaient avec les motos cross de mes cousins et les dernières location de luxe.

Malgré le calme qu'ils avaient réussi à trouver, certains voisin ne se sont pas gêné pour y mettre leur grain de sel, ça fait 2 ans que la police fait des rondes 2 fois pas semaine comme ci il y avait de la vente de stupéfiants, alors que c'était seulement des jeunes qui cherchaient à fuir la réalité qu'ils vivaient dans leurs quartiers, comme quoi, il suffit qu'il y est des gueules d'arabe et c'est bon les stéréotypes étaient fait.

J'arrive en bas et direct les regards se sont posés sur moi ce qui est tout à fait normal étant magnifiquement belle (laissez moi croire à ce mensonge), j'avais une grosse tache de javel sur ma robe, sans oublier la grosse merde sur ma tête, j'ai même pas pris la peine de refaire mon chignon qui dégringolait, on aurait dit une zezette.

Et le meilleur pour la fin j'avais les babouches taille 56 de mon père au pied, une grosse clocharde assumée.

Je descendais les dernières marches avant d'atteindre le palier, mais il a fallut que la babouche bien trop grande pour moi se coince dans la marche, mon corps a été propulsé avant d'être rattrapé par la grâce que Dieu m'a donné, mon cousin.

J'allais tellement rencontrer le sol, je sais pas comment j'aurais réagit.

Un gars: BAHAHAAA en plus d'être sapé comme une clocharde tu sais pas marcher W'Allah j'suis mort.

Tout le monde s'est mis à rire pendant que moi je rigolais absolument pas, il voulait me hcheum publiquement alors que j'le connais même pas. Amicalement j'aurais sans doute pu rire mais la ça m'a plus braqué qu'autre chose. J'étais sur la défensive.

Dans ma tête c'était comme ça:

"Euuuuuhh pause c'est qui lui, il croit trop on a élevé les cochonnons ensemble" (légèrement gênante)

J'vous jure qu'à cette époque un rien pouvait m'irriter, j'étais tellement tendu, mon slip tout serré.

Moi: mais ferme ta gueule, tu veux goûter les longues babouches de mon daron ou quoi ?!

Oui je sais je suis un tout petit peu agressive mais bon j'étais comme ça, j'aimais pas qu'on s'attaque à moi on qu'on essaye de me victimiser, j'étais une boule de nerf prête à sortir les griffes en toute circonstance.

Le gars: w'Allah t'es pas marrantes remballe et rentre chez toi.

Moi: toi rentre chez toi t'a pas honte de porter des sapes comme ça ? bulcci ça existe ça ?

Je sais pas pourquoi j'ai dis ça mais en tout cas je le pensais fort, l'imprimé été vraiment mal fait, bulcci au lieu de Gucci faut oser porter ça.

Tout le monde a explosé de rire.

....: j'lui ai dit la même tout à l'heure il veut pas comprendre

𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐢𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐚𝐦𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐠𝐥𝐚𝐜𝐞.Des histoires addictives. Découvrez maintenant