Chapitre 50 - Enfant Casse-Cou

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POINT DE VUE DE VASSILI :

Je me garais dans l'allée avant de sortir de la voiture pour l'amener à la maison.

Son corps était frêle et froid.

J'avais eu peur qu'il lui arrive quelque chose.

Je ne voulais pas la perdre encore une fois.

Je rentrais dans la maison avant de hurler à un de mes hommes d'appeler le médecin.

Je montais à l'étage et la déposait sur mon lit.

- Tu ne peux pas partir ... murmurai-je faiblement.

Je caressais sa pomette en espérant qu'elle se réveille mais sans succès.

J'observais attentivement ses blessures.

Elle avait une entaille à la cuisse, sûrement dûe au verre d'une des vitres. Elle avait aussi l'arcade sourcilière ouverte, et pas mal d'égratinures sur les bras et les clavicules.

Je remarquais que certaines parties de son corps brillaient. C'était des particules de verre qui faisait ça.

Je n'aime pas la voir comme ça.

Je n'aime pas quand elle est silencieuse.

J'entendis la porte s'ouvrir et je menaçais le médecin :

- Si jamais il lui arrive quelque chose, je vous fait bouffer vos doigts et vos yeux !

L'homme déglutit, puis opina avant de s'approcher d'elle et de relever légèrement sa jupe pour examiner sa cuisse.

Je serrais les poings et la mâchoire et je dus me faire violence pour le laisser la toucher.

C'est uniquement pour sa santé qu'il la touche ... Uniquement pour sa santé ...

Pendant une heure et demie, il retira les éclats de verre, il désinfecta, observa le corps de mon ange.

Je n'avais pas bouger du fauteuil en fasse de mon lit, je ne voulais pas l'a laisser.

J'avais espoir qu'elle se réveille aussi.

- Il faut lui faire une perfusion parce que je ne sais pas quand est-ce qu'elle va se réveiller.

- Non.

Elle avait peur des aiguilles.

Je ne voulais pas qu'elle ai peur en se réveillant.

- Ma...

J'entendis tousser.

Je me levais et m'avançais en direction du lit et vit que la rousse avait les yeux ouverts.

- Mademoiselle vous arrivez à serrer la main ? lui demanda le docteur.

Mon regard se posa sur sa main et elle serra le poing assez facilement.

- Vassili, murmura t-elle faiblement.

- Je suis là.

Le docteur me lança un regard en guise de salutations et quitta la pièce, non sans avoir fermer la porte derrière lui.

Je m'assis sur le lit et Styx plaça sa main sur ma cuisse.

- J'ai mal là, m'indiqua la rousse.

- Le docteur t'a soigné, la douleur va se dissiper avec le temps.

Elle hocha la tête avant de se redresser, et de finalement s'assoir, son dos contre mon torse.

- Il est mort ?

STYX | T1 Where stories live. Discover now