Tome 1, Chapitre 35

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On sortit de chez Robsco, Samir roulait vite, moi je continuais à pleurer.

Je vous jures j'étais pire que malheureuse alors que normalement j'aurais dû être heureuse car j'allais retrouver ma famille. Bon j'étais quand même contente de les revoir mais j'appréhendais grave, qu'est-ce que j'allais bien pouvoir leur raconter ? Savaient-ils que j'avais été kidnappé ?

- Pourquoi tu pleures comme ça Amaria, t'es pas heureuse de me revoir ?

Je soupira.

- Bien sûr que si mais je sais pas, je me suis attachée aux gars et...

Mes pleurs redoublèrent, ne plus revoir ce fou de Medhi et Jeremy mon ange gardien et Nacer

Penser à lui me brisa le coeur, j'arrivais même pas à respirer tellement que je pleurais.

- Oh Amaria, ça va ? Me demanda Samir.

Je ne répondis pas, je faisais une crise de panique.

- Putain, fais chier. Tiens prends le sac dans lequel il y a la bouffe et respire à l'intérieur.

Je pris donc le sachet, je faisais de l'hyperventilation à cause de la panique et de la tristesse. Après avoir respiré dans le sac, ça alla un petit peu mieux.

Samir roulait à fond, je distingua la ville, il s'arrêta devant un hôpital. J'allais encore aller à l'hôpital, depuis que je connaissais l'autre bâtard j'y avais passé plus de temps que dans toute ma vie entière.

Samir m'aida à sortir et nous rentrâmes à l'hôpital. On a dû attendre un peu puis nous fûmes pris en charge. Ils me donnèrent de la Ventoline pour m'aider à respirer et nous recousirent le nez à moi ainsi qu'à Samir parce que Robsco nous l'avait cassé à tout les deux.

Nous sortîmes de l'hôpital et nous rentrâmes dans la voiture, Samir redémarra la voiture. On parlait pas, il se dirigea vers un petit hôtel.

- Qu'est-ce qu'on fait là ? Lui demandais-je.

- Azy j'ai pas envie de conduire jusqu'à chez nous ce soir, je suis mort, tranquille on dort là et on prend la route demain inchallah.

Je ne dis rien et descendis de la voiture, je pris le sac que Robsco m'avait passé. Je me demandais bien ce qu'il pouvait y avoir dedans parce qu'il était lourd quand même.

Nous rentrâmes dans l'hôtel, c'était un hôtel pourri, il était crade j'étais deg.

Nous prîmes une chambre, le mec de l'accueil nous lançait des regards pervers tfou.

- Amusez vous bien les jeunes, nous dit-il. Surtout toi (il regardait Samir) elle est bien bonne ta meuf, t'as de la chance.

Il me fit un sourire pervers.

Samir fronça ses sourcils et se dirigea vers le mec, il le prit par le col et le colla au mur. Sérieux Samir il a beau n'avoir que 20 ans, c'est un vrai thug, il ne laisse personne marcher sur ses pieds, vieux ou pas il s'en fout lui. En plus il est hyper baraqué alors la plupart des gens ne l'emmerde pas. Je me rappelle qu'avant je me sentais toujours en sécurité avec lui parce que je savais qu'aucun mec ne viendrait m'emmerder, à part les meufs qui me regardaient de travers. En plus là wow, il avait vachement grandi sah, il avait pris du muscle et il faisait plus homme en plus il avait une petite barbe de trois jours comme Robsco, il avait toujours une barbe de trois jours. Mais pourquoi je pense à ce bâtard moi ? Je suis pas nette sérieux.

Il n'y avait que devant Robsco que Samir ne disait rien, je crois que c'est le seul homme dont il a peur. Enfin comme tout le monde car tout le monde avait peur de Robsco, vous le connaissez maintenant, il n'a pas de limites et aucune pitié.

Amaria et Robsco : Kidnappée par un chef de gangOù les histoires vivent. Découvrez maintenant