Tome 1, Chapitre 56

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J'étais cachée derrière un arbre, je l'entendis hurler mon nom. J'avais peur, j'étais terrorisée en plus j'étais nu, je remis mon jean mais ce bâtard m'avait enlevé mon chemisier donc j'étais juste en soutif, j'avais un peu froid, j'étais assise au sol. J'avais caché mon couteau suisse dans ma poche, mon portable s'y trouvait également. J'avais besoin d'aide, j'avais surtout besoin de son aide, je voulais qu'il me rassure, qu'il me serre dans ses bras, qu'il vienne me protéger et me sauver comme il l'avait toujours fait depuis que je le connaissais. Je composa donc son numéro, il me restait que très peu de batteries, j'espérais en avoir assez pour l'avoir au téléphone.

Ca sonna plusieurs fois, il ne répondait pas, la voix de Rayan se rapprochait de moi de plus en plus, j'avais peur. Finalement au bout d'un certain nombre d'appels, il décrocha.

- Putain mais tu me veux quoi ? Je t'ai dis d'arrêter de m'appeler crasseuse, tu veux ma bite ou quoi ?

Starfallah, j'étais vraiment choquée, dégoutée qu'il puisse penser ça de moi mais je n'avais pas le temps de l'insulter, je tremblais de peur.

- Robsco s'il te plaît, j'ai besoin de toi. J'ai besoin de ton aide, lui dis-je d'une petite voix.

Ca s'entendait en plus que j'avais peur, j'avais une boule à la gorge, cette boule que l'on a avant de pleurer.

- Mais mdrr, je m'en bats les couilles moi. Quand moi j'avais besoin de toi, je te courais après comme un zemel, t'étais là pour moi ? Non bien sûr que non, t'as voulu faire la meuf, ben assume maintenant.

- Mais Robsco je suis désolée, je ne sais pas ce que j'avais, je te demandes pardon, je regrettes, je te jures que je regrettes.

J'entendis Rayan crier mon nom, il était pas très loin de moi.

- Robsco s'il te plaît, il faut que tu viennes me chercher, il faut que tu viennes m'aider.

- Mais je m'en bats les couilles de toi à un point, démerde toi meuf, t'as voulu être une crasseuse ben assume maintenant. Maintenant t'arrêtes de m'appeler à part si t'as envie de baiser avec moi, que je te montres ce que c'est un vrai mec. On se donne rendez-vous si tu veux mais sache que tu seras que ma pute, ma hlel je l'ai déjà trouvé et je la respecte. Mais toi t'es bien bonne, ça fait longtemps que j'ai envie de te gouter, en plus toi aussi, je sais que t'en a envie. Je m'en rappelle des bruits que tu faisais quand je te touchais, tu gémissais comme une chienne en chaleur, il y a vraiment qu'une pute pour faire des bruits comme ça, j'aurais dû me douter que t'étais une grosse crasseuse

Je raccrocha, je n'avais pas envie d'en entendre plus, j'étais dégoutée mais pire que dégoutée. Je n'avais jamais été aussi déçue de ma vie mais vraiment je pleurais de déception. Déjà que je lui en voulait d'avoir cru en la version de Rayan mais là j'avais la haine. Je l'appelle pour m'excuser, pour lui dire que je m'en voulais mais je l'appelle surtout parce que j'avais besoin d'aide et lui la seule chose qu'il trouve à faire c'est de m'insulter.

J'avais honte de moi mais à un point, je l'avais laissé me toucher, c'est le seul que j'avais laissé et le seul que je comptais laisser parce que je l'aimais, parce que j'avais confiance en lui et lui la seule chose qu'il trouve à dire c'est que je gémissais comme une chienne en chaleur, c'est ça qu'il pensait de moi ? Que j'étais une chienne ? J'avais tellement honte de moi. C'est vrai que je faisais des bruits chelou quand il me touchait mais ce n'était pas de ma faute putain, je ne contrôlais pas ça.

J'avais la haine, je reconnaissais mes torts c'est vrai, je l'avais abandonné au moment où il avait besoin de moi mais je m'étais excusé, je rabaissais ma fierté devant lui, en plus je l'appelais en pleine nuit, toute tremblante de peur pour lui demander de l'aide et c'est comme ça qu'il réagissait ? En m'insultant. On ne peut compter sur personne sur cette terre, je l'ai compris ce soir là.

Amaria et Robsco : Kidnappée par un chef de gangOù les histoires vivent. Découvrez maintenant