partie 33

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           Nous sommes arrivées devant sa maison avec beaucoup de doutes. Je ne croyais pas que ça pouvait être réellement sa maison à lui. Nous avons demandé au vigile qui nous a rassuré que c'était vraiment dans cette maison qu'habite Rayanne. Il nous a ouvert la porte. À l'intérieur, j'avais l'impression que je suis hors de l'Afrique. Un jeune de vingt sept ans avec toute cette fortune ? Vraiment les gens ne dorment pas. Le monde nous réserve toujours des surprises.  Il a entendu nos voix et est sorti en souriant.

--Rayanne : Linda et Alicia, vous êtes déjà là ?  Soyez les bienvenues.

--Alicia : Merci bien Rayanne, nous n'avons pas du croire que c'est chez toi ici. J'espère que ta femme est à l'intérieur ?

--Rayanne : Ma femme ? Mais rentrez, elle est à l'intérieur. Venez avec moi. Prenez place, j'ai un petit plat au feu.

    Il nous a apporté ce qu'il avait dans ses casseroles. C'était vraiment un repas délicieux.

--Alicia : Rayanne, qui t'a appris à cuisiner comme ça ?

--Rayanne : Je suis spécialiste en art culinaire. J'ai fait une formation sur ça quand j'étais en Tunisie.

--Alicia : Donc tu as été en Tunisie ?

--Rayanne : Oui, j'y ai fait plus de cinq mois.

   Nous avons passé un bon moment autour de sa table. Une grande maison où il vivait tout seul avec le vigile.  Alicia avait demandé à partir pour revenir après. C'était le moment pour moi de lui adresser la parole.
     Nous sommes là assis à nous regarder. Pour rompre le silence, il prit la parole.

--Rayanne : Linda, tout va bien j'espère ? Depuis que Alicia est partie tu ne dis plus rien.

--Moi :Oui, tout va bien, il n'y a pas de problème.

--Rayanne : Je ne pense pas. Tu dois me dire ce qui ne va pas Linda.

--Moi : Tu sais, j'ai honte de moi maintenant. Après tout ce qui s'est passé entre nous, je n'ai plus espoir que tu puisses me pardonner et que tu reviennes dans ma vie.

--Rayanne : Linda, je ne pense pas t'avoir dit que j'ai quelque chose contre toi, oubien où veux-tu en venir ?

--Moi : Rayanne, ne fais pas semblant, je sais que tu sais bien ce que je veux dire. Tu as toujours essayé de me rendre heureuse, tu t'es sacrifié pour moi mais j'ai laissé mon côté sombre avoir raison en moi. Je t'ai traité d'une manière inhumaine, je t'ai causé beaucoup de torts, oui, je reconnais mes erreurs, mais s'il te plaît, trouves une place dans ton cœur et pardonnes moi. Je ne veux pas que tu m'abandonnes en ces moments difficiles de ma vie.

  Je me suis mise à pleurer devant lui et il était là à me regarder. Je risquais de mettre fin à ma vie s'il me refusait. Je ne faisais que pleurer devant lui.

--Rayanne : S'il te plaît, Linda, lèves toi, tu sais, je suis très occupé avec d'autres choses que de rester à blâmer des gens pour des futilités.  Je comprends que cette vie est faite de classe et pour vivre ton bonheur il faut savoir vivre avec les gens de ta classe selon certaines personnes.

--Moi : S'il te plaît, Rayanne, ne reviens plus sur ça, c'est déjà un passé. Mon père qui te blâmait n'est plus de ce monde, Aminu qui semait les épines sur ta piste aussi n'est pas libre, alors, pardonnes ma bêtise et je te promets que ça ne se reproduira plus jamais.

--Rayanne : Linda, si j'étais contre toi, je ne serai pas avec toi ces derniers moments quand tu étais dans les moments difficiles. Tu sais, la vie est précieuse, elle est très précieuse. La vie est un privilège, alors ne la gaspillez pas, valorisez la, profitez en mais ne l'en faites pas de bêtises. Nombreux sont ceux qui demandent comment serait-elle meilleure? Mais il oublient que la véritable question est<< Comment puis-je faire pour la rendre meilleure?>>. Il ne faut jamais profiter de ton statut et mésestimer ton prochain. Le monde est si petit que les surprises se multiplient du jour au lendemain.  Aller, Linda, viens, lèves toi.

    Il me sera contre lui, ça me rappelait la toute première fois que j'ai sauté de joie dans ses bras après avoir fini une de ses œuvres écrites.

--Rayanne : Linda, ici, c'est chez toi. Tu peux rentrer comme tu voudras et quand tu voudras, et tu peux même faire tout ce que tu voudras. Je reste ouvert à toi.

--Moi : Merci Rayanne. Tu es vraiment un ange.

    Alicia rentra subitement et nous surprit,moi dans les bras de Rayanne.

--Alicia : Ohhh, qu'est-ce que je vois ? Oubien je rêve ?

--Rayanne : Non, Alicia, tu ne rêves pas, c'est la réalité.

--Alicia : Attends, Rayanne, et si ta femme venait te trouver ainsi avec Linda, tu sais que nous les femmes nous sommes jalouses, je ne veux pas qu'elle nous mettent à la porte.

--Rayanne : Ça n'arrivera pas. Ma femme est bien compréhensive, elle a confiance en moi. Bientôt elle va rentrer.

    Nous étions dans son beau salon, quand quelqu'un tapa à la porte, c'était Sali.

--Sali : Waouh, Linda, vous ici ? C'est incroyable, je t'ai écrit sur ton numéro en vain. Je me demandais si tu n'es pas encore repartie aux USA.

--Moi : Bonjour Sali, Oh, vraiment ? Tu sais mes numéros ne passaient pas depuis un temps. C'est pour cela. Dis comment vas-tu ?

--Sali : Je vais bien merci. J'ai appris tout ce qui s'est passé dans ta famille, je suis vraiment désolée pour ça.

  Rayanne sortit de sa chambre.

--Rayanne : Oh,ma chérie, tu es là ? Comment s'est passé ta journée ?

--Sali : Je vais bien monsieur.

   Nous étions sur le point de partir quand Sali es arrivée. Nous l'avons saluée et continuer. Donc c'est Sali la femme de Rayanne ? Mais il ne nous a jamais dit qu'il s'est marié.

--Alicia : Tu penses que c'est vraiment sa femme ?

--Moi : Pourquoi pas ? Il t'avait bien dit que sa femme va bientôt arriver. Ça pourrait être qui si ce n'est pas elle ?

--Alicia : Non,ce n'est pas sa femme, peut-être une collègue du service.

     Bref, je ne pouvais pas croire à ça.
        Depuis l'arrestation de Aminu et sa bande, je vivais ma vie d'avant. Plus je partais chez Rayanne et il venait chez moi, plus je m'habituais encore à lui.
   Un soir que j'ai fait une escale devant un super marché pour quelques produits, j'ai croisé Sali qui était là aussi pour des produits.

--Sali : Linda,ta mère va bien ?

--Moi : Ça va bien et tes parents comment ils vont ?

--Sali : Ça va bien merci Linda, demain je viendrai rendre visite à ta mère. Ces derniers temps, j'étais en voyage d'affaires en Algérie, je suis revenue il y a trois jours.

--Moi : OK, bien Sali, j'ai vraiment envie aussi de travailler comme toi. Tu te bats beaucoup pour ta propre vie.

--Sali : Ce n'est pas grave, nous aurons le temps d'en parler quand je serai chez ta mère demain.

--Moi : Bien alors, Donc Rayanne est ton mari ? Nous étions venues lui rendre visite la dernière fois et il me disait que sa femme allait bientôt rentrer. Nous étions un peu pressées et nous n'avons pas pu nous arrêter pour causer avec toi.

--Sali : ..........

La fille du ministreDes histoires addictives. Découvrez maintenant