Partie 16

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--Moi : Rayanne, je ne sais quoi te dire au juste, raison pour laquelle j'ai du mal à te fixer le regard.

--Rayanne : je comprends, Linda. Je suis dans cet état à cause de toi Donc depuis tout ce temps, tu n'as jamais voulu même un jour me dire qui est ton père ?

--Moi : Rayanne, je suis vraiment désolée pour ça. Tu sais, c'est pour ne pas briser notre amitié que je ne te l'ai pas dit. Tu me laisserais dès le début si je te l'avais dit.

--Rayanne : c'est vrai, mais tu vois l'état dans lequel tu m'as mis.

--Moi : Rayanne, ne compliques pas les choses,essaies de me comprendre. Je t'ai dit que ce n'était pas intentionnel.

--Rayanne : le problème c'est de lui avoir dit que je suis ton petit ami. Je ne pense pas t'avoir déjà dit une telle chose.

      Je venais de subir la plus grosse des hontes. Je ne savais plus quoi lui dire. Je suis restée longtemps la tête baissée. Il parlait seul à plusieurs reprises, je ne réagissais pas.  Ne pouvant plus supporter, je me suis retirée et le laisser seul.

--Rayanne : Linda, s'il te plaît, patience.
Je ne l'ai pas écouté. Je suis rentrée immédiatement à la maison. À mon arrivée, maman était au salon, elle a remarqué mon visage qui n'épousait aucun sourire.

--Mère : Linda, qu'est-ce qui t'es arrivé? Tu n'étais pas dans cet état en quittant la maison, qu'est-ce qui n'a pas marché ?

  Comme chez Rayanne, j'ai juste continué à l'étage sans mots dire. Là-bas je me sens seule. Je suis maintenant face à ma montage de soucis. Tout ce qui me venait en esprit, n'était des illusions. Mon père est rentré me trouver toujours dans la même position. Droite sur la chaise, les yeux bien ouverts, le regard fixé à une direction inconnu, je regardais même je ne voyais rien.

     Mon père m'a appelée plusieurs fois sans que je n'entende. Il a pausé la main sur mon épaule, chose qui a failli me faire crier de peur.

--Père : Linda, ça fait plus de deux minutes que je suis là à t'appeler et j'avais l'impression que je suis face à une statuette. Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ?

    --Moi : papa, tout va bien. Je n'ai rien.

--Père : comment ça tu n'as rien, je ne t'ai jamais vu dans un tel état. Dis moi ce qui ne va pas.

--Moi : papa, tu te rends compte de ce que tu as fait hier ? non, je ne pense pas. Tu t'imagines que tu as blessé le jeune homme ? Papa,dis moi, qu'est-ce que tu veux au juste ?

--Père : Linda donc c'est à cause de ce pauvre type tu te mets dans un tel état ? Juste parce que je l'ai raté ? Linda, je ne veux pas revenir dessus.

--Moi : Papa, je reviens de chez lui comme ça, et vraiment j'ai honte à ta place. Vous qui êtes sensés protéger votre population, et c'est vous qui vous donnez le plaisir de leur causer du tort. Ministre mon œil.

   --Père : Linda, je t'ai tout donné mais je ne peux jamais te permettre de me parler de la sorte. J'espère que c'est bien clair. D'ailleurs je ne veux plus que tu me parles de cet idiot.

--Moi : papa, j'ai beaucoup de respect pour toi, mais ne me pousses pas à te vendre mon respect. Ayez pitié des gens de la basse classe. Laisses moi te rappeler que tu n'es pas né ministre, tu as reçu ce titre par tes compétences.

   Il s'est mis en colère, il a essayé de me donner une gifle mais il a hésité puis s'en est allé. Je me suis mise à rire.  Un ministre assassin je pouvais le dire, même s'il était mon père, je ne pouvais pas accepter aussi facilement son acte.  J'ai plusieurs fois entendu les camarades animer des conférences sur la méchanceté des dirigeants du pays. J'avais du mal à accepter certains propos mais je viens juste de le découvrir, leur côté animal.Je n'avais même pas fini de digérer mes peines et mon téléphone sonna, c'était un message de la part de Rayanne.

    <<Salut Linda, tu es bien rentrée je suppose. Alors, depuis ton départ il y a quelques minutes, j'ai essayé de comprendre ce qui s'est passé mais je ne me retrouve pas. Peut-être que j'ai été un peu stupide dans mes propos,ou encore que tu m'as compris de l'envers. Mais dans toutes circonstances, je pourrai te dire que je n'ai jamais eu l'intention de causer un quelconque tort. S'il arrivait que quelqu'un de nous deux doit se mettre en colère,ce serait moi et non toi. Malgré tout, j'ai été franc avec toi. Alors s'il te plaît, j'aimerais te voir demain. >>

   J'ai lu le message et je l'ai ignoré. Donc pris tout ce temps à nourrir ces sentiments pour ne pas avoir de résultats favorables. Je ne pouvais imaginer ne serait-ce qu'un jour que Rayanne ne partageait pas des sentiments d'amour pour moi. J'avais honte de me tenir devant lui maintenant. Mais je n'aimerais jamais que cela joue sur notre amitié. Je devais tout faire pour garder le secret entre lui et moi mais chose que je ne pouvais pas.

La fille du ministreDes histoires addictives. Découvrez maintenant