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Katalina Collins, 2h16
Le soleil a laissé place à la lune. Abandonnant derrière lui un souvenir le d'un jour passé. La relève faite par la lune nous laisse tout de fois encore un peu de lumière. Certes différente de celle de l'astre, mais présente également. Pas de couleur jaunâtre mais plutôt blanchâtre. Contrastant parfaitement avec le ciel noir, a la seule exception de quelques vaisseaux lumineux dans le ciel.
Les heures que passent la lune dans les cieux sont des heures qui filent à vive allure. En effet, tous plongé dans un profond sommeil le temps semble s'écouler plus vite qu'à la normale. Parfois, l'on se pose la question si l'on préfère le jour ou la nuit. Certains diront le jour car le soleil nous rend heureux puis d'autre diront la nuit pour la beauté des étoiles. Personnellement, je n'ai jamais pu trouver une réponse tranchée à cette question. J'aime la nuit, elle m'attire. Étant donnée que pour moi la nuit ne file pas rapidement comme l'on pourrait croire. De mon humble avis, c'est lorsqu'elle soleil laisse place à la lune que je me sens mieux. Par ailleurs, c'est également lorsque mes yeux se ferment pour gagner un profond sommeil que je me sens le moins bien. Plutôt paradoxale quand l'on sait que la nuit a autant le don de m'apaiser que de me bouleverser.
Quelques minutes plus tôt, j'ai quitté le lit douillet pour rejoindre ce balcon, admirant la pénombre qui m'entoure. Comme une longue étreinte dont on veux jamais s'y défaire.
Insomnies ? Cauchemars ? Les deux ?
J'en ai pris l'habitude ces dernières années. Morphée ne me laisse pas bien longtemps dans le calme et la sérénité. A croire qu'il attend que mon corps se relâche, que je me sente bien, pour attaquer de nouveau mon havre de paix.
Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive et ça ne sera surement pas la dernière. Inconsciemment, j'ai cru que pour cette nuit la réalité ne me rattraperai pas. Épuisée de ces derniers jours plus qu'intensifs et du peu d'heure de sommeil que j'avais dans le sang, je pensais mériter une nuit de sommeil.
Mais même la présence de Tom ne m'a pas apaisée. Ainsi je déteste l'admettre mais la nuit où nous avons dormi ensemble était l'une des rares nuit où j'ai pu avoir un sommeil aussi réparateur.
Les bras entourant mon corps malheureusement faible de sommeil, je jure contre moi-même de ne pas réussir à passer au-dessus de tout ça. Peut-être que j'ai inconsciemment refoulé mes sentiments vis a vis de mon retour aux Etats-Unis et qu'il refont surface dans la nuit.
Cela expliquerait mon cauchemar.
Le ciel brille d'étoiles et d'une certaine manière cela me réconforte. J'imagine qu'une d'entre elle est mon père et qu'il garde un œil sur moi de la haut. Je ne suis pas sûr qu'il soit fier de moi mais une infime partie de moi l'espère pourtant. S'il était encore là, ma vie serait tellement différente par ailleurs ça me fait terriblement peur également. Sa mort a été le déclenchement de tellement de choses dans ma vie. Au début, je me disais que s'il était encore là il aurait été grand-père. Il aurait aimé Raphaël comme son petit fils biologique. Pourtant, je sais pertinemment que s'il serait là, je ne serais jamais partie de mon pays de naissance, j'aurais jamais habité en Angleterre, j'aurais jamais rencontré Steve, ni Jenna. Je n'aurai jamais eu la garde de Raph' et je n'aurai jamais rencontré Tom.