Chapitre 29- Grippe.

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Après notre danse, nous sommes rentrés à l'intérieur en courant, mon corps et le sien tremblaient follement. Nos dents s'entrechoquent les une avec les autres, claquant dans nos bouches dues au froid que propageait notre corps frileux. Nous sommes retournés dans l'appartement, Mahé est directement parti prendre des serviettes, il en a enroulé une autour de mon corps et a commencé à frotter ses mains sur mes épaules, pour tenter de me réchauffer. Nos regards se sont croisés le temps d'un instant, mais la voix de Zane nous a interrompus dans notre échange visuel. Il nous demande ce qui se passe, et pourquoi nous sommes autant trempés. Je laisse le brun répondre, car mes joues s'empourprent rapidement, à cause des souvenirs qui me reviennent en tête.

C'était magique putain.

Les garçons commencent à entretenir une discussion plus que conflictuelle puisqu'aucun d'entre eux ne me prête plus aucune attention. Zane gronde Mahé pour nous avoir fait sortir de la maison avec un temps pareil, tandis que Mahé lui rétorque que ce n'est rien, que j'avais besoin de prendre l'air. Ce qui n'est pas si faux que ça d'ailleurs. Mais alors qu'ils continuent de se chamailler, je sens mon nez me picoter, je renifle un coup pensant sûrement adoucir cette douce sensation, mais ça empire, puisque d'un coup, j'éternue.

Ils se stoppèrent, leurs bouches se ferment, leurs yeux se posent sûr moi. Mahé se précipite presque pour vérifier mon état, et me demande si tout va bien.

- Tu vois ?! Je te l'avais dit, faut vraiment que vous appreniez à m'écouter vous. Soupire le blond en s'avançant vers moi.

Je sens mon nez me piquer une nouvelle fois, j'éternue encore tout en m'excusant auprès des garçons. Je crois que je viens de choper une bonne grippe.

- Tu as le nez tout rouge. M'informe Mahé en le touchant. Et il fait froid aussi.

- Nan jure, je ne savais pas ? M'excédais-je.

Ses yeux se plissent, le temps d'une seconde, sa main vient claquer gentiment le bout de mon nez. Il rit de sa connerie tandis que je le fusille du regard. Mais il s'arrête tout à coup, car il se met à son tour à éternuer. Il s'essuie le nez, s'excuse auprès de nous alors que je lâche un gloussement.

- C'est le karma ça.

Il me fusille du regard, je lui souris gentiment, puis je me ravise rapidement quand je vois Zane croiser ses bras sur sa poitrine. Il nous fixe tous les deux, aucun de nous n'ouvre la bouche, de peur de se faire engueuler.

- Confinement pour tous les deux.

- Tu n'es pas sérieux là ? Soupirais-je en croisant à mon tour mes bras sûrs ma poitrine.

- Non du tout. Je n'ai pas envie de tomber malade à cause de vous, donc, confinement.

Je secoue la tête, refusant de me confiner seule avec Mahé. C'est comme si on mettait un bol de bonbons devant un enfant. Totalement dangereux. Trop dangereux. Et très tentant. Je ne pouvais pas rester dans la même pièce que lui, comment j'allais faire pour respirer normalement en sa présence ?! Hors de question. Tant que je ne sais pas pourquoi mon cœur s'emballe quand il est proche de moi, il reste loin de moi, parce qu'il faut que je sache pourquoi mes joues s'empourprent autant.

- Pas la peine de refuser, c'est déjà décidé. Maintenant, vous allez dans la chambre et vous n'en ressortez pas jusqu'à ce que vous ne soyez plus contaminé.

- Je ne suis pas malade !

Faux. Je sens déjà mon nez être bouché, ma gorge me piquer et des bouffées de chaleur incontrôlable. Je sais aussi que ma fièvre va monter, car j'ai attrapé froid, et que je connais mieux que personne mon corps. Mes yeux papillonnent légèrement, je renifle, puis je sens encore une fois mon nez me piquer. J'éternue une nouvelle fois, essuie mon nez à l'aide de ma manche, et m'excuse auprès des garçons. Je finis par me retourner vers Zane, déclarant forfait.

Les Âmes RougesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant