TW: Tentative de suicide.
Flashback du 1er Juillet.
Aujourd'hui, comme tous les autres jours, je me repose chez moi. Je suis en vacances, ce qui signifie que je suis complètement à la maison. Donc, je vais passer mon été à soigner les blessures que ma mère m'aura causées.
Et également soigner d'autres blessures plus importantes.
D'autres blessures, qui deviennent de plus en plus vives, chaque fois qu'un homme m'approche. Ces blessures-là, seul un seul homme l'a créé, il en aura créé une, mais il aura également créé plein de traumatismes par-derrière.
Putain que je le déteste de m'avoir fait ça.
Une nouvelle fois, je me mets à frotter frénétiquement mon corps. Le jet d'eau qui jaillit au-dessus de moi me fait un bien fou. L'eau chaude ruisselle sur mon corps, déjà bien marqué de taches bleues, et de marques rouges, dues au frottement que fais l'éponge face à ma peau. Mes larmes dévalent mes joues, et les souvenirs de cette nuit d'horreur me remontent en mémoire. Je secoue ma tête, tentant de chasser les terribles souvenirs qui viennent prendre possession de mon esprit, mais rien n'a faire, je vois et ressens tout.
Chaque jour depuis cette horreur, je revis sans cesse la scène, sans que jamais elle ne se coupe. Je ne trouve plus le sommeil, je ne trouve plus l'appétit, et encore moins un confort agréable dans ma vie.
J'augmente l'eau chaude au maximum, au départ, tout mon corps me brûle dû à la haute chaleur qui s'immisce sur les porcs de ma clavicule, mais au bout d'un moment, comme à chaque fois, je m'habitue et continue de torturer mon corps comme si de rien était.
Au bout d'un certain moment, j'éteins l'eau et enroule une serviette autour de mon corps fragile. Je sors de la douche, commence à me sécher, je m'arrête subitement devant mon miroir, en face de ma douche, rempli de buée. D'un revers de main, j'essuie une partie du miroir qui se trouve devant moi, pour découvrir avec horreur mon visage fatigué. Je préfère ne pas me regarder longtemps, et décide de sortir de là, me dirigeant vers ma chambre.
J'entre à l'intérieur, je vais vers mon armoire avant de prendre des sous-vêtements, un pantalon et une chemise à carreaux comme haut.
J'ai fait la bêtise de me couper en sachant que j'allais aller à une fête.
Je suis trop conne putain.
Je m'habille rapidement, coiffe mes cheveux avant de faire une queue-de-cheval haute, je décide de faire un effort, et commence à appliquer du mascara sur mes cils. Une fois chose faite, je mets un peu d'anti-cerne, et de gloss. J'enfile mes chaussures, et descends ensuite en bas, là où je retrouve ma mère et son compagnon pour la soirée avachi sur le canapé en train de se bécoter. Je ne leur prête pas plus attention, puis pars chercher mes clés de voiture avant de claquer la porte. J'entre dans ma voiture, et la démarre immédiatement.
Une fois arrivé devant la maison de la fille qui organise la soirée, je sors de ma voiture et avance vers le domicile.
Je vais aux fêtes pour ne pas rester le soir en compagnie de ma mère, tant que je pars, elle ne me frappe pas. Donc, plus je suis loin, mieux c'est. Les soirées ne m'intéressent pas en général, trop de monde, trop d'alcool, trop de personnes irresponsables, trop d'hommes.
Dès que je rentre dans le salon, l'odeur de la cigarette et de l'alcool envahit mes narines. Une grimace prend possession de mon visage, tandis que je relooke chaque personne présente dans la soirée. Mes iris tombent directement sur Mahé Alvey, l'un des garçons les plus populaires du lycée, et le meilleur Quarterback en titre de cette année, je le vois batifoler avec une brune, assise sur ses genoux, tandis que lui est confortablement avachi sur le fauteuil. J'ai toujours eu un petit crush sur lui, rien de bien méchant, mais je l'ai toujours trouvé très attirant, c'est un des seuls hommes sur cette foutue planète qui m'attire.
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Les Âmes Rouges
RomansaEt si une simple lettre pouvait changer le cours de toute une vie ? Un simple paragraphe, une simple goutte d'encre sur un papier. Mahé Alvey, ce jeune homme tout droit sorti de sa cure de désintox va faire son grand retour dans son lycée. Autrefois...
