« C'est un beau rêve que tu as. Je te souhaite d'y arriver. Mais ça voudrait dire que je ne te verrai plus. »
« Parfois, il est difficile de comprendre pourquoi le cœur choisit ce qu'il choisit. »
« J'ai passé deux mois à appendre à te connaître, et je sais que tu mérites de réaliser ce rêve. Je veux que tu le réalises. »
« Je me battrai pour que tu restes en vie. Si je dois te faire sortir de cette Cité, je le ferai. »
« Je voulais te remercier. Pour ta confiance. Pour m'avoir permis de partager ce moment avec toi. Pour être toi. »
« Je crois que je t'aime. »
« Je suis tombé amoureux de la femme que tu es et pour rien au monde je te laisserai partir sans moi. »
« Tu es l'histoire que j'ai envie de raconter au monde entier. »
La lueur dansante des flammes éclairait faiblement le visage d'Evangéline alors qu'elle restait assise au pied de l'arbre, perdue dans ses pensées. Les souvenirs de Landon tournaient en boucle dans son esprit, comme une histoire qu'elle ne pouvait pas arrêter, même si elle le voulait.
Depuis leur départ de la Cité de Sang, elle était restée silencieuse, enveloppée dans un cocon de douleur et de désespoir. Les mots semblaient vides, dénués de sens dans le chaos de son esprit brisé. Elle n'avait rien à dire, rien à exprimer qui pourrait soulager le poids écrasant qui pesait sur son cœur.
Le crépitement du feu de camp était le seul son qui brisait le silence de la nuit, mais même ses flammes semblaient lointaines, comme si elles appartenaient à un monde différent, un monde où la douleur n'existait pas.
À côté d'elle, Jasper – l'inconnu aux yeux ambrés lui avait révélé son nom peu après leur départ – se tenait en silence, respectant la solitude d'Evangéline mais veillant sur elle avec une présence réconfortante.
Pendant des jours, ils avaient voyagé à travers la campagne, évitant les routes principales et les regards indiscrets. Evangéline avait suivi Jasper sans poser de questions, laissant derrière elle la Cité de Sang et tous les souvenirs douloureux qui y étaient associés.
Mais même la distance physique ne pouvait pas effacer les images qui hantaient son esprit, les souvenirs de Landon qui semblaient s'accrocher à elle comme des ombres insaisissables.
Elle le revoyait dans ses rêves, son sourire chaleureux, ses yeux pétillants d'énergie et d'espoir. Elle se réveillait chaque matin avec un vide béant dans sa poitrine, la réalité de sa perte s'écrasant sur elle comme une marée impitoyable.
Alors, assise sous les étoiles, au bord de ce feu de camp solitaire, Evangéline se laissa simplement submerger par la douleur. Bien malgré elle, elle n'avait plus de larmes à verser. Elle avait déjà trop pleuré.
« Tenez. »
Evangéline accepta le morceau de pain que lui tendait Jasper sans vraiment y prêter attention. Son esprit était encore embrumé par la douleur, chaque mouvement devenant un automatisme, chaque geste une réponse réflexe à la présence bienveillante de Jasper à ses côtés.
Elle mâcha distraitement, sentant la texture sèche du pain dans sa bouche sans vraiment le goûter. Ses pensées étaient toujours hantées par les souvenirs de Landon, une présence fantomatique qui semblait la suivre où qu'elle aille.
Lentement, le silence enveloppa à nouveau leur petit campement, seulement brisé par le crépitement du feu et le murmure du vent dans les arbres. Evangéline se laissa bercer par cette tranquillité relative, se sentant étrangement apaisée malgré la tempête qui faisait rage en elle.
Puis, Jasper rompit le silence d'une voix calme mais assurée.
« Evangéline, commença-t-il, captant son attention dans le clair-obscur de la nuit. »
Elle leva les yeux pour le regarder, son regard empreint d'une lueur d'espoir fragile. Jasper lui offrit un léger sourire, comme s'il pouvait lire ses pensées.
« Je dois vous avouer quelque chose. »
Il fourra une main dans le petit sac en toile posé à côté de lui et en sortit un écrin qu'elle connaissait bien.
« Je l'ai récupéré sur les hommes qui vous ont attaqués. Je pensais que ça pourrait vous rassurer de savoir qu'elle est là. Prenez-la, elle est à vous. »
Il lui tendit la petite boite, qu'elle hésita à saisir. Evangéline regarda l'écrin avec un mélange d'émotions indescriptibles. Elle savait exactement ce qu'il contenait, même sans avoir à l'ouvrir. La Montre du Sang.
Elle tendit la main avec précaution, ses doigts effleurant l'écrin comme si elle craignait de le briser. Pourtant, quand elle le prit finalement, une vague de chaleur l'envahit, une sensation familière de réconfort et de sécurité.
« Merci », murmura-t-elle à Jasper d'une voix qu'elle ne se reconnaissait pas, ses yeux cherchant les siens dans l'obscurité de la nuit.
Jasper lui adressa un sourire doux, ses yeux ambrés brillant d'une lueur d'empathie.
Un silence paisible s'installa entre eux, seulement interrompu par le crépitement du feu et le chant lointain des grillons dans la nuit. Evangéline sentit une étrange sérénité l'envahir, comme si elle était enfin capable de respirer, de laisser aller un peu du fardeau qui pesait sur ses épaules.
Elle ouvrit l'écrin avec précaution, révélant la Montre du Sang à l'intérieur. Les aiguilles étaient figées sur une heure indéchiffrable.
Elle passa délicatement la chaîne autour de son cou, sentant le poids de la montre contre sa peau. C'était comme si une partie de Landon était toujours avec elle, une présence réconfortante dans ce monde d'incertitude et de douleur.
« Où allons-nous maintenant ? Demanda-t-elle d'un ton las.
Jasper lui sourit, une étincelle d'enthousiasme dans son regard.
« Là où nos rêves nous attendent. À la Cité des Étoiles »
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La Cité de Sang
FantasíaComment prouver son innocence dans la Cité du sang ? Evangéline rêve de racheter sa liberté et de quitter cette vie qu'elle déteste. Mais la Cité de Sang n'offre que peu de possibilités aux personnes comme elle. Contrainte de se battre lors de comb...
