Maleynah
Ce matin au réveil, c'est sans surprise que je l'ai ressenti cette envie vorace de mort, prête à descendre dans la salle de séjour et vider le chargeur de la première arme que je trouverai sur lui.
Malheureusement, c'est une approche un peu trop frontal du problème. Il me faudra par la suite expliquer les raisons de mon agissement et donc... Mathieu.
Ce qui est très loin d'être le sujet sur lequel je souhaite m'épancher avec eux.
Cara qui était rentrée aux coups de minuit pile venait de sortir avec la petite. Paul m'a laissé un mot m'informant que lui et Aaron les accompagneraient me laissant donc avec eux..
Je n'ai rien contre ces personnes, d'autant plus que chacune d'elle veille scrupuleusement à notre sécurité, non mon seul problème c'est lui. Sa présence en ces lieux.
Je décide donc, pour maintenir cet environnement tranquille qui règne dans cette maison, de ne pas sortir de ma chambre, sauf pour me rendre dans la salle de bain.
Aussi loin nous resterons de lui, mieux je me porterai mais surtout, moins je n'aurai envie de le tuer.
Après une heure de lecture et de méditation, je me résigne à finir le reste de la matinée dans ma salle de bain. Ils finiront bien par rentrer à un moment ou un autre.
Quand je me lève enfin, un tiraillement désagréable traverse ma jambe droite dès que mon pied touche le sol. Je m'immobilise, perplexe. La sensation s'étend, sourde mais persistante, et lorsque j'essaie de poser l'autre pied, le même malaise m'envahit. Un léger vertige me force à m'appuyer contre le mur, le souffle court sans raison apparente.
Je me redresse avec précaution, mais une nausée diffuse monte en moi. Un goût métallique me racle le fond de la gorge, un de ces signes que je préfère ignorer. Pourtant, chaque inspiration devient plus lourde que la précédente, comme si mes poumons refusaient de se remplir entièrement. Je m'efforce à ne pas paniquer, depuis le temps, je m'étais ''habituée '' à ses manquements de mon organisme.
J'avance à taton, appuyer contre le mûr, jusqu'à la salle de bain, m'y enferme puis me rue sur les toilettes, j'y recrache mon plat de la veille, entachée de mon sang.
En tentant de prendre appuie contre le rebord je glisse, ma tête heurte le sol et peu à peu, tout devint noire autour de moi.
Je me réveille dans les bras d'un homme, Paul ~ que je reconnais à l'odeur ~qui lorsqu'il s'aperçoit que je l'ai repris conscience me prend par les épaules puis me serre fortement dans ses bras.
- Ne t'avise plus jamais de me refaire aussi peur Vascos. Murmure-t-il si bas que je peine à l'entendre.
Fébrilement, j'entoure également son tors de mes bras. Peu à peu, je sens la vie reprendre d'assaut mon corps. Mes poumons aspirent suffisamment d'air et mon cœur... mon cœur lui aussi semble avoir tenue.
- S'il te plaît... n'en parle à personne.
Il ne répond pas, malgré les secondes qui s'écoulent, il ne me répond pas.
- s'il te plaît Petrov... Ne le leurs dis pas... Je ne veux pas que ça se sache.
- Personne ne le saura Vascos.
- Y compris ton chef ?
Je comprend à son silence que cela ne semblait visiblement pas s'appliquer à lui et pourtant j'ai besoin qu'il me jure, ici et maintenant, qu'il ne dévoilera pas ce qui vient de ce passer à qui conque, peu importe son statut hiérarchique ou son affinité avec cette personne.
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[II] Forever yours...
RomanceJ'ai rêvé la nuit dernière que je retournais en Russie. J'ai rêvé que là où autre fois se trouvait l'allée, une jungle dense et torturer avait poussé. Comme si la nature avait repris ses droits et pourtant la maison demeurait toujours là. Secrète...
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