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Maleynah

















































J'inspire profondément, soulagée de l'avoir dit, d'avoir enfin osé mettre un mot sur cette gêne que je ressens depuis ses confessions.

Mourir, mourir signifiait ne plus y repenser, me laisser aller à l'insouciance de ce qui se tramait.

Lorsque ce n'est pas nommé, alors l'on ne se doit rien, on aurait pus poursuivre ainsi, on aurait due, pourquoi a-t-il fallut que...

- Pensez-vous que cela est excessif... après tout nous sommes devenue une famille, une véritable famille. Et il s'est excusé alors peut-être que je devrai...

- Non, s'excuser ne signifie pas oublier. Cela signifie encore moins pardonner. S'excuser signifie que l'on reconnaît le tord, la souffrance que l'on a infligée à une personne. Qu'il l'est fait est le minimum syndical attendue pour une coparentalite saine. Qu'il s'en excuse encore plus. Vous n'êtes pas excessif de ressentir cela, bien au contraire, je trouve que vous gérer votre rancune relativement bien. À votre place, je pense que j'aurai finit par le tuer, et je le dis en sachant pertinemment qu'il fait partie de ma famille.

Je souris, amusée car elle semble réellement penser chacun des mots qu'elle dit.

Elle ne lui excuse rien, ne lui accorde pas l'ombre d'une pénitence. L'entendre le dénigrer de l'a sorte est plaisant, énormément.

- Que dois-je faire à présent ?

- Que souhaitez-vous faire ?

- M'en aller... j'aimerai prendre mes distances. Je... je ne supporte plus de rester dans cette maison. J'ai l'impression que passé et présent valsent dans une danse macabre, uniquement pour me torturer. Et lui... lui il est... parfait. Je ne peux rien lui reprocher parce qu'il anticipe la plus minime de mes requêtes, de mes envies. Il me connaît si bien que parfois, cela m'en terrifie. Un jour... peut-être qu'un jour il s'e servira à nouveau contre moi...

- Le pensez-vous à nouveau capable de s'en prendre à vous ?

- Je... Je ne sais pas... Je m'y suis tant de fois brûlée les ailes... je pense que je n'en serai pas tant surprise si cela venait à arriver une nouvelle fois.

- Je vois, et que souhaitez-vous faire après, une fois avoir quitter cette maison, avez vous envisager la suite que vous donnerez à votre existence.

- Je ne sais pas... je n'y ai pas vraiment réfléchis. Cela ne fait que quelques jours que cette idée fermante dans mon esprit. Nous pourrons prendre un appartement en ville, je ne me vois pas retourner en Amérique pour le moment, et puis cela sera plus facile pour eux de maintenir leurs relation.

- Lorsque je vous écoute parler, je me rends compte de l'immense force qui vous abrite. Il est difficile de faire ce que vous faite, côtoyer son bourreau pour le bonheur de sa fille.

- Je sais ce que cela fait de grandir sans son père, je refuse de lui faire expérimenter cela. C'est... c'est mon petit miracle, la lumière au milieu de mes ténèbres. Je mettrai ce monde à sang, si cela garantie sa sécurité, et pour cela, j'ai besoin d'un homme tel que lui, j'ai besoin de son père.

Nous sommes une famille dorénavant, et malgré tout ce qui a pus exister entre nous, malgré nos hauts et nos bats, nous avons toujours été unie par cet enfant, je sais que je peux lui faire confiance pour veiller sur elle, aussi bien je je le ferrai, voir même plus lorsque cela touche à sa sécurité.

[II] Forever yours...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant