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Azrael
























Il faisait étrangement beau pour une journée d'hiver. Le soleil brille dans le ciel répandant une lumière pâle qui adouci sans pour autant l'effacer la dureté du lieu dans lequel nous nous trouvons.

Les cyprès dressaient leurs silhouettes sombres et silencieuses, comme des veilleurs immobiles le long des allées sinueuses du cimetière.

Plusieurs tombes sont disposés les unes à la suite des autres, rangée après rangées, et nous sommes là aujourd'hui pour rajouter une nouvelle ligne à à ce labyrinthe.

L'air glacé mord la peau, le vend qui souffle est froid, sec, et tranchant, sous mes pieds, le gravier crise à chaque pas. Je regarde lascivement les personnes présentent, certains visages me sont familiers... en réalité, j'ai partager le soupé avec chacune des personnes qui se tiennent en ces lieux. J'ai ris avec eux, partager des moments importants de leurs vies et voilà qu'aujourd'hui je me retrouve à...

Je n'aurai jamais penser que des deux je serai celui qui me tiendrait face à la tombe de l'autre. Elle s'était préparée à ce jour funeste où elle aurait reçu le coup de fille lui annonçant ma mort et pourtant nous voilà, j'ai été celui tétanisé a l'autre bout du fil, je suis celui qui porte le poids de ce chagrin.

C'est... c'est égoïste je le sais mais bon Dieu que j'aurai adorer que ce soit elle qui se tienne ici, essayant avec peine de refouler le flot de larme qui menace de couler.

Tuer Lucious ne m'a pas procuré la satisfaction que j'attendais. Ce fut immédiat, juste le temps de ses cris mais après-coup j'ai continuer à ressentir cette douleur dans la poitrine...

Je me suis surpris à l'attendre impatiemment mercredi dernier, avant de me rappeler qu'il me l'avait arraché, cruellement.

Devant la tombe fraîchement creusée, la terre noire semblait plus lourde que jamais. Elle dégageait une odeur humide et crue, celle de la fin, du retour à la poussière. Les fleurs disposées avec soin autour ne sont qu'un frêle illusoire face cette réalité.

André fixe la tombe de son épouse le visage immaculé de larme...

Bon dieu que je m'en veux, j'en veux à la terre entière d'avoir permit que cela se produise, j'aurai due le tuer, j'aurai due le tuer ça soir là et ne pas... putain...

Comment peuvent-ils ne pas m'en vouloir alors que toute ce merdier n'a eu lieu que par ma faute, parce que j'ai commis l'erreur de... de le laisser vivre.

Valerie, l'aînée de ses filles, lui tend un mouchoir en le prenant dans ses bras, acceptant de porter à ses côtés sa douleur.

Julia quand à elle regarde avec amertume le cercueil vide censée représenter la dernière demeure de sa mère.

Ils ont exigés de pouvoir lui faire leurs adieux, d'avoir un lieu sur lequel venir se recueillir et malgré mes faibles croyances en une vie après la mort, ni même en la religion, je ne pouvais que compatir à ce besoin primaire qui les animent et même espérer... espérer qu'il existe afin que toutes deux soient réunies.

William, le cadet de la fratrie portait le plus brutalement  son deuil. Il se tenait un peu en retrait, le regard dur, le visage ravagé par la tristesse en une colère sourde qui n'avait pas de cible. Ses poings sont crispés, son souffle irrégulier, il en est déjà à sa troisième clope.

Je baisse les yeux, incapable de supporter ce spectacle plus longtemps.

J'en ai briser des familles, mon travaille consiste principalement à ça, bousiller jusqu'à l'agonie... hum... alors ce doit être ça le Karma... sournois et vengeur.

[II] Forever yours...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant