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Maleynah
























J'inspire profondément une fois la portée fermée.

Avant de ne lui accorder toute mon attention, j'étudie d'un œil aiguisé la prison lui ayant été octroyée.

les murs semblent avoir été coulés d'un seul bloc, soudés directement au sol, comme si la structure avait jailli d'un moule parfait.

Pas une vis apparente, pas un clou, pas même une ligne de jonction qui trahirait l'assemblage de matériaux. Tout a été fondu ensemble, d'une continuité oppressante.

Le sol luit d'une froide propreté, lisse au point de refléter la lumière artificielle.

Aucun interstice, aucune fissure où un ongle, un outil ou même l'imagination pourrait s'accrocher.

Les murs, d'un blanc trop pur pour être accueillant, semblent absorber le bruit, étouffer jusqu'aux respirations.

On aurait dit qu'ils avaient été pensés non seulement pour enfermer, mais pour briser tout instinct de fuite.

Dans la mesure où j'imagine, Ummah s'avère être un moyen peu dissuasif.

L'agencement lui-même trahit une volonté de contrôle : un lit fixé à même le sol, soudé dans un angle; une table unique, d'un seul bloc, intégrée au mur comme une excroissance métallique.

Rien n'est mobile. Rien ne peut être déplacé, ni utilisé. Même la porte paraît faire partie de la paroi, sans cadre ni charnière visibles, comme si elle s'ouvrait par pure volonté de celui qui la contrôlait.

Absolument rien qui ne puisse facilité un potentiel suicide, le malheureux enfermer ici ne pouvait rien faire d'autre qu'attendre, attendre que son bourreau viennent lui asséner la punition fatale.

- Bien le bonjour Mathieu, déclarai je tendrement en prenant place face à lui, une chaise en bois faisant tache dans ce décors.

J'imagine qu'elle a été apportée spécialement pour l'occasion.

- Bonjour mon enfant.

Je me délecte de l'image qu'il renvoie à présent, celui d'un homme appeuré, plus son regard oscille entre la table généreusement garnit d'objet en tout genre pour celui qui souhaite s'adonner à une dissection profonde de l'être humain, à moi, plus sa respiration s'accélère, je vois pulser son pouls sur ses poigne attachés.

La seule et unique fois où j'ai eu le plaisir de le voir ainsi, c'est lorsqu'il était confronté au psychopathe, qu'il comprenait que sa misérable tentative était l'acte le plus stupide qu'il est pus faire.

Il aurait mieux fallut pour lui m'écouter, rester dans son coin et attendre que je me décide à revenir vers lui. Cela lui aurait certainement laisser plus de chance de se prémunir des conséquences qu'il doit affronter à présent.

- N'est-ce pas ironique de voir que les rôles ce sont inversés John's. Je te l'ai pourtant dis, peu importe le temps que cela me prendra, je finirai par avoir ta peau.

- Je ne pense pas avoir été emprisonner pour te faire la discussion, pour cela des personnes extrêmement qualifiés , appeler psychologue, sont disponibles. Je pourrai même te recommander le mien, je ne connais personne de plus à même de t'aider à faire face a tous ces... comment ta mère les nommés... ah oui, tous ces traumatismes que tu as vécu.

[II] Forever yours...Où les histoires vivent. Découvrez maintenant