Chapitre 25

378 18 29
                                        

⚠️Ce chapitre contient de nombreux TW ⚠️

IVY

Une violente claque arrache Sonjo de sa petite sieste improvisée.La peau de sa joue rosit instantanément. 

Il lui faut quelques secondes pour rassembler les derniers fragments de sa mémoire.

Son regard affolé balaye la pièce. Il tente de se redresser, mais constate que ses membres sont fermement entravés.

Mes lèvres s'étirent lorsqu'il découvre son accoutrement. 

Je l'ai dépouillé de ses vêtements, l'exposant dans son plus simple appareil. Et pour le coup... Il n'y a vraiment pas de quoi être fier !

— Aaaahhhh ! Mais... Qu'est-ce que vous me voulez ?! Bafouille-t-il, la voix étranglée.

Que tu crèves, sale enfoiré !

Je me contente de le toiser de ma hauteur alors qu'il continue de s'acharner sur ses chaînes, mettant ses poignets à rude épreuve. Il s'épuise inutilement, car ces dernières annihilent toutes possibilités de mouvements.

Lorsqu'il retrouve un semblant de lucidité, ses pupilles s'ancrent dans les miennes. Et c'est précisément à cet instant... que la panique s'empare de lui.

Il comprend qu'il ne sortira pas d'ici vivant et cette prise de conscience lui glace le sang. Il aura beau hurler à s'en arracher la voix : personne ne l'entendra.

Ce qu'il se passera entre ses murs, restera entre ses murs.

Je contourne le lit, claquant mes talons contre le sol avec une régularité délibérée. Tel un métronome, je veux qu'il ressente chaque battement qui le sépare de ce que je lui réserve.

Si ce connard a osé comparer la torture à une partition, ce soir, je vais lui offrir un véritable concerto.

— Je n'ai pas beaucoup de temps, donc je vais aller à l'essentiel. Je veux que tu répondes à mes questions.

— JE N'TE DIRAIS RIEN DU TOUT, SALOPE ! S'énerve-t-il, en reprenant un soupçon de confiance.

— Oh... Soupiré-je, faussement déçue tandis que j'incline ma tête. Mauvaise réponse !

Sans perdre une seconde, je me retourne vers la table et enfile des gants en nitriles. Ce con sursaute en geignant dès lors que je fais claquer la matière contre mon poignet.

Je sélectionne un clou d'une dizaine de centimètres et le fais rouler entre mes doigts pour en apprécier le poids. 

La lumière danse sur sa couleur métallisée. Ce n'est qu'un simple morceau d'acier et pourtant, il est capable d'infliger les pires atrocités.

C'est tout simplement fascinant.

Je m'empare du marteau posé juste à côté.

Dès lors que je pivote de nouveau vers lui et qu'il remarque mes outils, ses pupilles se contractent. Il se met immédiatement à trembler, comme si sa peau comprenait avant son cerveau ce qui allait lui arriver.

Même si j'en ai déjà pratiqué par le passé, je dois avouer que je ne suis pas une grande adepte de la torture. Mais pour cette fois, je vais me faire un plaisir d'être la voix de toutes les victimes qui sont passées entre ses mains.

— Qu'est-ce que... Qu'est-ce que vous allez me faire ? Bégaye-t-il, la lèvre inférieure secouée de spasmes.

Un sourire carnassier fleurit sur mes lèvres alors que je m'installe sur le côté du lit.

AmnesiaOù les histoires vivent. Découvrez maintenant