Chapitre 11

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IVY

Je vaporise un voile de brume Victoria Secret sur mon décolleté en observant mon reflet à travers le miroir. 

La robe noire que je porte est audacieusement fendue le long de ma cuisse. Je dois reconnaître qu'elle met mes formes en valeurs, mais comme à chaque fois que je mets ce genre de tenue, je reste incertaine. C'est dans des moments comme celui-là que la présence de Nora aurait été la bienvenue. Ma meilleure amie aurait eu les mots justes pour apaiser mes doutes et me rebooster.

Mes pensées se dissipent au grincement de la porte qui s'ouvre. Je n'ai pas besoin de me retourner, car l'empreinte de son parfum envahit instantanément mes sens.

La silhouette de Knox se dessine dans la glace et ses mains se posent sur mes hanches alors qu'il enfouit son visage dans le creux de mon cou. Sa proximité déclenche en moi une réaction physique incontrôlable, laissant une vague de frisson envahir ma peau.

— T'es magnifique. Murmure-t-il en embrassant tendrement mon épaule.

— Merci. 

Son souffle chaud se répand sur mon épiderme lorsqu'il plaque son torse contre mon dos. Je m'abandonne contre sa carrure et ma tête se penche sur le côté pour accueillir ses baisers humides.

— Knox, on nous attend... Dis-je à contrecœur.

Le repousser est un réel supplice, mais la soirée se prépare quelques mètres plus bas et je suis certaine que de nombreux invités nous y attendent déjà.

Je me retourne pour lui faire face.

— Est-ce que tu peux m'aider avant de descendre ?

— Tout ce que tu voudras. Susurre-t-il de sa voix grave.

Je m'abaisse pour récupérer mes sandales à talons et les lui montre, suspendue au bout de mes doigts.

— Assieds-toi. M'intime-t-il.

Je m'installe au bord du lit tandis qu'il se laisse tomber à genoux devant moi.

Sa chemise noire épouse parfaitement ses muscles et je fantasme sur l'instant où j'aurais l'occasion de lui retirer. Une mèche brune de ses cheveux s'évade et vient effleurer délicatement son front.

Il enfile ma première chaussure et positionne mon pied sur son torse. 

L'inclinaison de ma jambe dévoile une partie de ma peau mise à nu par l'échancrure de ma robe. Il découvre immédiatement mon couteau dissimulé dans la jarretière sur ma cuisse.

— Quelle vilaine fille. Constate-t-il avec un léger sourire aux lèvres.

D'une sensualité incandescente, il resserre la bride autour de ma cheville. Et alors qu'il s'attaque à ma deuxième sandale, il renchérit :

— Sais-tu ce qui arrive aux vilaines filles ?

Knox a déjà terminé de nouer ma deuxième sandale mais il retient mon mollet d'une main ferme. Le contact de ses doigts brûlant me fait vriller. 

Ses iris s'amarrent aux miens.

— Elles se font punir.

Alors que son visage s'approche dangereusement de mon tibia, je resserre ma prise sur le drap pour me stabiliser. Mais dès lors que ses lèvres entrent en contact avec ma chair brûlante, ma tête se renverse en arrière.

Ma respiration s'emballe,  je m'efforce de garder les idées claires.

Sa langue savoure la douceur de mon épiderme. Knox s'insinue avec gourmandise jusque l'intérieur de mes cuisses, en léchant et taquinant ma peau sensible.

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