Chapitre 6-Agnés Sorel

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Il était ainsi, le dos droit, devant la cheminée alors que le jour s'était levé. Mais de simples petits rayons lumineux venait l'éclairer puisque, caché par de fins rideau, le soleil apparaissait plus comme une notion du temps. Il paraîssait à la fois paisible et calme... Ce qui n'échappa pas à Jeanne. Le Duc de Guise et elle avait fait une erreur humaine, une de plus, qui leur valait une sensation terriblement frissonante... Et d'un point de vue, enivrante. Elle réussit à balbutier entre deux longs soupires :

- Ce que nous avons fait est mal, est l'exercions même du péché.

Il se contanta de fixer un point au loin, le silence étant l'une de ses principales réponses. Aucun mots ne suffisait pour parvenir au pardon... Mais d'un côté, il ne regrettait rien.

Jeanne s'assit donc, tenant fermement l'épaisse couverture sur son corps dénudé. En effet, elle s'était donnée à lui... Et sa virginité l'appartenait. Au fond d'elle, elle cachait ses grandes peines. Pourtant, ce qui l'amenait à une totale incompréhension était le faite qu'elle ait aimé. Malgré la douleur, comme ce tout premier baisé, il était à la fois doux et si affectueux, rien qui ne puisse en vérité transparaître sur son physique de vaillant chevalier. Son caractère, son identité, elle ne l'avait perçut comme tel... Il lui semblait à présent si fastueux qu'elle n'éprouvait en rien de la gène ou de la haine envers lui. Mais comment... Comment était ce arrivé ? Tout lui échappait, autant qu'au plus profond de son coeur elle s'était certifiée de le détester. Elle devait à tout prit donner une raison à cet acte qui allait très certainement lui coûter son mariage.

- Pourquoi l'avez-vous fait ?

Elle cru qu'il allait poursuivre son silence, lachânt un ridicule soupire pour ensuite se perdre dans ses pensées. Mais encore une fois elle avait tout faux... Autant sur lui que sur ce qu'elle ressentait en ce moment même. Elle était... Apaisée, sans peur ni doute.

- Vous ne m'avez point arrêté je me trompe ?

Cette fois-ci elle ne put s'empêcher de hausser le ton. Elle sentait en elle de fous désires et, se disant qu'elle était peut être l'unique a avoir ainsi aimé se donner, elle recouvra cette impression de honte. Peut être avait il joué avec elle ? En vue de saccagé tout ce que sa famille avait construit... Ce mariage était voué depuis des années et des années. L'honeur y était marqué et tout reposait sur ses épaules. En voila donc le chatîment de ses défauts et de ses erreurs... Elle réalisa enfin ce qu'elle venait de faire avec tant de jouïssance.

- Mais vous ne m'aimez pas !

Le Duc se retourna pour venir plonger son regard dans le sien, non sans parcourir une dernière fois les partits de peau dénudées et peine cachées. Elle rougi intensément, perdant pour de bon la revanche entamée en un nouveau jeu. Oui, elle avait perdu... Elle se sentait déjà éprise de remords. Elle même qui savait que la vie n'était pas aussi simple, que les pièges étaient tout bonnement partout et envahissaient sa vie de future duchesse... Comment avait elle put faire une telle chose ? Dieu avait raison... Elle ne méritait aucunement toute pureté ou bienveillance.

- Et vous... m'aimez vous ?

Son coeur se glaça. Il n'était pas question d'amour, elle en était certaine. Mais cet intense mal être qui s'immisçait en elle était dût à cette connaissance : "Elle n'était pas amoureuse... Mais son coeur battait néanmoins à la chamade." Elle se certifiait que cela était dut à cette soudaine liberté, à cet envol qu'elle avait put prendre tout en oubliant ce qui l'attendait dans peu de jours. Il lui avait ouvert les bras, comme pour lui annoncer que toutes ses souffrances disparaîtront si elle se donnait à lui. Et, en parfaite idiote, elle l'avait cru... Des larmes perlèrent sur ses joues.

Agnès SorelOù les histoires vivent. Découvrez maintenant