Hésitation

879 46 4
                                        

«  La balle siffle à travers le vent »
Tout le monde cesse le combat et observe dans un silence de mort. J'arrête de respirée, je n'ose plus bouger.

PDV Willy
Mon dieu c'est pas vrai ! Lorsque la douille fonce droit sur Ophélie, j'ai l'impression que tout ce passe au ralentit. C'est comme-ci pendant un instant, le temps n'avait plus le contrôle et que mon masque fondait comme neige au soleil. Je sens les traits de mon visage se tordre d'horreur. Il devait visé Robert pas Ophélie !

PDV Thomas
Ma petite sœur reste pétrifiée et tout se passe très vite, j'agis au quart de tour. A cette instant, je suis content que les petits soient resté enfermé pour ne pas voir ce qu'il s'en suit. Je la pousse et là propulse au sol. Moi, je n'ai pas le temps d'esquiver. Une seconde, ça suffit.
Ça suffit à sentir la balle entailler ma chaire et se loger en moi. Ça suffit à avoir mal. Ça suffit pour s'écrouler avant que le noir me noie sous la douleur.

PDV Ophélie
Mes oreilles sifflent et je suis sonnée. Je discerne des cris et des bruits de pas. Je cligne des yeux, toujours sous le choc. C'est là que je le vois. Mon frère est à terre, une petite marre de sang commençant à se former. Je ne pleure pas et je ne hurle pas. Non, c'est comme-ci tout c'était figée autour de moi, comme-ci j'avais été touchée à sa place. Tout tourne et j'ai mal à la tête. J'ai l'impression que le sol tangue sous moi. Puis d'un coup, très brutalement, je le précipite vers lui à quatre pattes.

PDV Willy
Heureusement, Ophélie n'a pas été touchée alors tout va bien. L'ambiance commence à se corsé, il vaut mieux que je reparte avant que ça ne me retombe dessus.

PDV Oscar
Qu'est ce que j'ai fais ?

PDV Ophélie
Oscar, qu'est ce que tu as fais ? Tommy perd du sang au niveau de l'épaule. S'il on effectue une compresse ça devrait... enfin je crois... je ne suis plus sur de rien. Ma meilleure amie se précipite sur Thomas, pleurant à chaude larme. Elle lui caresse le visage et demande de l'aide pour le transporter. Je veux les aidés mais Wolfgang me dit d'aller me reposer. Je me mets à pleurée et m'assois à même le sol. Comment pourrais-je me calmée alors que mon frère est inconscient et perd de plus en plus de sang ?

PDV Oscar
Je prends ma tête entre mes mains. Si seulement je pouvais remontée le temps et m'empêcher de faire ça ! Je sens quelqu'un passée devant moi aussi furtivement qu'une ombre. Je relève la tête en espérant voir Ophélie, mais ce n'est que ma sœur. Mireille me fusille du regard.
- Tu es fière de toi maintenant ! Tu as tiré sur quelqu'un Oscar ! Tu as dépassé les limites cette fois !
Elle prend une mine affligée mêlé à de la déception avant de s'éloigner. Je remarque Ophélie, assise sur le trottoir dans face, le visage ruisselant de larme. Ce n'est pas ce que je voulais, non, vraiment pas...

PDV Ophélie
Je déteste Willy, comment a t'il put donner de fusil à son meilleur ami !? Il est fou ? Et dire que j'aurais presque put éprouver de la sympathie pour lui ! Me dire qu'il avait de bonne raison d'agir de la sorte. «  Je te déteste Hak ! »
Je remarque que Stettner m'observe et toute la rage accumulée au bout de ces derniers jours explosent. D'un bond, je me lève et me rue vers lui. À son tour, il se remet sur ses deux pieds et affiche une expression désolée.

PDV Oscar
Mon coeur frappe dans ma poitrine. Il s'emballe de manière incontrôlable et douloureuse. J'ai la respiration hachée et une sueur dégouline le long de ma colonne vertébrale. J'en suis arrivé à un stade tellement désespéré que je ne me cache plus sur mes sentiments. Je suis amoureux de Ophélie Wank. Et dire que je la haïssais et qu'à présent, je me suis mis à l'aimer comme il ne m'est pas permit... Subitement, elle se met à marteler mon torse de ses petits poings. Sa picote légèrement, mais rien de dramatique.
- Comment à tu put nous faire ça ! Je te déteste !
Sa voix se brise et une boule se loge dans la gorge.
- Je suis désolé... je souffle tout bas.
Au bout d'un moment, ses coups de poings commencent à me faire mal et je lui saisis les poignées. Avec douceur et fermeté. Sans prévenir, ses pleures redoublent et elle s'affaisse contre moi. Son oreille collé contre moi doit sûrement percevoir les violents palpitations de mon cœur. Au début, je reste pétrifié. Après quelques secondes à me demandé ce que je devais faire, j'enroule mon bras dans le bas de son dos et de mon autre main, lui caresse lentement ses cheveux à présent détacher. Ce qu'ils sont doux. Elle enroule les siens autour de ma nuque et pour la première fois de ma vie, je sens le rouge me monté aux joues.

PDV Ophélie
« Je l'aime, c'est une certitude à présent. Voilà pourquoi je ne pourrais jamais lui en vouloir. »
Cependant, je suis quand même furieuse contre lui, bien que ça ne se vois pas pour l'instant. Je sais qu'au fond de lui, il ne voulait pas blesser Thomas. Rah, si je retrouve Willy ! Néanmoins, la respiration bruyante du Chef des Écorchés m'apaisent petit à petit. J'ai l'impression que dans ses bras, plus rien n'existe. J'en oublis le monde extérieur, j'en oublis mes peurs.

PDV Willy
Je progresse dans une rue étroite, perdu dans mes pensés. J'ai l'horripilante impression d'avoir perdu le contrôle de moi depuis que Ophélie est manqué de peu de mourir. J'ai encore l'image de son corps inerte baignant dans son sang qui me hante. Après ça, peut être qu'elle détestera enfin Oscar, ça ne serait pas trop tôt ! C'est mon ami, mais elle ne peut pas l'aimer. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne pourrais pas supporter l'idée qu'elle aime quelqu'un.

PDV Marianne
J'ai envoyé Mamfred libérer les petits et rechercher Hak qui est porté disparu tandis que les autres sont en train d'arrêter les Écorchés qui après le « coup de maître » de Oscar se sont immédiatement rendu. Ils ont dû se réalisé qu'ils avaient été beaucoup trop loin. Je fais les cent pas dans la chambre de mes parents où repose Thomas. Je lui ai mis un bandage sur l'épaule. Pourquoi n'a t-il toujours pas ouvert les yeux ? Est ce qu'il va s'en sortir ? Et pourquoi Ophélie n'est pas au côté de son frère ?

PDV Ophélie
Après plusieurs minutes, je commence à me sentir embarrassé et toujours en colère. Il ne faut pas qu'il croit que je vais lui pardonné si facilement ! Je me détache de lui.
- Je te pardonnerais jamais ce que tu as infligée à Tommy !
Et avant que je ne change d'avis, je pars en courant.

Timpelbach: Le triangle des amoursDes histoires addictives. Découvrez maintenant