La gifle

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« - Entendu »

PDV Ophélie
Je remonte agilement mais avec une certaine difficulté au liège et passe par la fenêtre. Une fois à l'intérieur, je baisse ma vitre et tire vivement sur les rideaux couleur violette. Ma chambre est plongé dans l'épaisse obscurité quand soudain, la lumière s'allume et m'éblouis. Mes paupières papillonnent douloureusement avant de s'habituer à la luminosité. Assis dans un siège en bois à bascule confectionné par mon oncle, Thomas. Un air sévère marque ses trait.

- Où étais tu ? M'interroge t'il froidement.

Gênée, je danse sur mes pieds. Je feins l'innocence.

- Qui, moi ?

Il lève les yeux au ciel.

- Ne joue pas à ce petit jeu avec moi Annie, tu m'as parfaitement compris !

- J'étais dehors, avouais-je penaude.

- Pour faire quoi ? ça ? Et le plus important , avec qui ?

Mon frère a toujours été très protecteur. Il ne doit rien savoir.

- Je suis fatiguée, je préfère que l'on en reparle demain, proclamais-je de mon ton sans appel.

Cependant, il refuse.

- Non.

- J'étais dehors pour rejoindre des... connaissances. Maintenant, je te prierais de quitté ma chambre.

- On en reparlera...

- Je ne crois pas, bonne nuit Thomas.

Mécontent, il sort de ma chambre non sans me lancé un regard noir. Je soupire de soulagement, heureusement que je n'ai pas craquée ! J'enfile mon pyjama et rentre sous les couvertures. Je trouve aussitôt le sommeil en espèrent que tout s'arrange pour mon grand frère.

PDV Thomas
Le lendemain matin, je me lève tôt. J'embrasse à la vas vite Barnabé et ma tante qui sont déjà réveillé. Je file dehors en direction de la fontaine. Oscar est debout sur le rebord avec Jean, Willy et Mireille qui se tient à part. Je m'exclame :

- Salut les gars !

- T'es enfin là !

- Ouais j'ai un peu traîné, j'étais crevé. Ma sœur c'est barrée cette nuit et j'ai dus l'attendre.

J'aperçois Willy sourire en coin. Il me cache quelques chose celui là. Je ne l'aime pas trop, ça tête ne m'a jamais rien dit qui vaille.

- Vous ne me dites pas tout, grognais-Je.

- Ta soeur est.... « charmante ». Ophélie, c'est ça ? Elle a une façon bien à elle de dire bonjour.

Oh non ! Je me frappe instinctivement le front avec la paume de ma main. La clac résonne.

- Qu'est ce qu'elle à encore fait ? Soufflais je.

- Elle nous a agressée en ordonnant que l'on te vire de la bande, m'explique t'il avec une satisfaction mauvaise.

- Quoi !!!

Au même moment, je distingue la silhouette de la concernée. Elle marche d'un un air concentrée, la tête haute et la démarche raffinée. Je la hèle et lui fait signe de venir. Je la vois prendre une mine froide et hautaine en apercevant mes amis.

PDV Ophélie
Mon frère m'appelle pour que je le rejoigne. Je me doute du sujet sur lequel il va entamé la conversation. Je fais comme-ci de rien n'était, il ne faut pas que j'abatte toutes mes cartes d'un seul coup.
Je sens mes traits se durcirent devant Oscar, Willy et Jean qui affichent un air diabolique.

- Que me veux tu ? M'enquis je.

Dans mon dos, je repère Oscar m'imité, provoquant l'hilarité de ses amis.

- C'est vrai !? S'énerve mon frère.

Je replace une mèche derrière mon oreille et le toise comme une mère qui gronde son enfant.

- Bien sûr que c'est vrai, voyons.
Il ne sont pas fréquentables,
le disputais je dans l'espoir de le raisonné. Tu ne vois pas qu'il t'entraîne dans leur chute ? Ce sont des crétins de naissance, tu ne peux rien pour eux mise à part ne pas leur ressembler !

Face à cette brochette d'insulte, Oscar se lève d'un bond, visiblement mécontent. Je crois que cette fois, j'ai été trop loin. Mon frère s'écarte pour lui laissé de la place et je le fusille du regard, mais je ne perds pas la face. Sale traître.

- Hé oh ! Au lieu de faire ta maline, retourne pissée dans les jupons de ta tante ! Je ne te permet pas de m'insulté !

- Je n'attends pas ta permission ! Je ne suis pas un de tes toutous MOI !

La tension est palpable et l'air devient électrisant. La bande c'est levée pour formé un demi cercle protecteur derrière lui. Soudain, Oscar m'attrape violemment par les épaules et en un réflexe d'auto-défense, je le gifle avec puissance. Il me lâche aussitôt pour se frotté vigoureusement la joue.

- Ne me touche pas ! Hurlais-je.

Il est encore sous le choc. J'en déduis donc qu'il n'est pas habituer à de la résistance de la part d'une enfant. Je profite de l'ahurissement général pour partir.

Timpelbach: Le triangle des amoursOù les histoires vivent. Découvrez maintenant