Chapitre 05 : Ivanna Pascuttini

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Une fois à l'étage, François installa Martin dans son lit et le couvrit délicatement dans les draps, en s'assurant qu'il soit bien installé. Après avoir déposé un baiser sur son front, il se redressa pour partir quand son fils l'interpella :

-Papa....Tu vas partir ?

Un peu surpris par la question le père se tourna vers l'enfant avec un air étonné :

-Je vous ai entendu avec maman, expliqua le petit garçon. C'est vrai que tu vas partir loin ?

Le quadragénaire hésita avant de répondre. Il ne pouvait pas lui mentir, mais annoncer la chose brutalement ne ferait que l'attrister encore plus. Après avoir réfléchi à sa réponse, il revint au chevet et répondit en s'accroupissant :

-Oui, Martin...Je vais devoir partir loin, de l'autre côté de l'océan...Mais ne t'inquiète pas ! Je ne serais vraiment pas long !

-Pourquoi c'est toi qui doit y aller ?

-Parce que, hésita à nouveau François, parce que personne d'autre ne peut le faire en attendant ! Et il faut bien que quelqu'un le fasse !

-C'est vrai qu'il y a des méchants là bas ?

-Qui t'a raconté ça ?

-A l'école...La maîtresse a dit qu'il y avait un....Des gens qui étaient méchants et qui était les rois de leur pays !

Comprenant là où il voulait en venir et sachant qu'il ne pouvait pas éviter le sujet, François caressa les cheveux de Martin en répondant de la manière la plus apaisante possible :

-Pas des rois, des dictateurs....Et oui, c'est vrai, il y en a en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Russie, et bien d'autres encore...Sauf qu'aucun d'entre eux ne voudra prendre le risque de s'attirer les foudres de ce pays ! Du coup, ne t'inquiète pas !

Finalement, il posa à nouveau un baiser sur le front de son fils et quitta la chambre en souhaitant bonne nuit à son fils. Ce ne fut qu'une fois seul qu'il commença à laisser la peur et l'inquiétude l'envahir. Il retourna dans son bureau pour terminer ses bagages. La peur étant de plus en plus envahissante dans son coeur, il décida de redoubler de prudence et, en plus de son pistolet, rangea un fusil de précision démonté et un couteau de combat dans sa valise. Quitte à se retrouver au milieu d'une guerre, autant y aller préparé...

Une fois cela finit, il retourna se coucher...

De nos jours...

Lorsque je sentis mon retour dans "le présent", ce fut inhabituel. Je me sentais moins fatigué, moins épuisé que d'habitude. Enfin, fallait pas déconner non plus, je n'étais pas en grande forme mais au moins, je parvins à me redresser et à m'asseoir tout seul. Alors que je me sentis de moins en moins dans le pâté, j'entendis mes "amis" Assassins parler de moi :

-C'est un peu trop court ! Sembla rouspéter William. Il aurait fallu qu'il reste le temps qu'on apprenne quelque chose d'intéressant !

-Il ne faut pas lui en faire trop dès le départ, protesta Kelly. Ses précédentes expériences avec l'Animus ont déjà été suffisamment éprouvantes ! On peut au moins y aller doucement la première fois !

-Elle n'a pas tort, appuya Rebecca. En plus, on sait que François Resses a emporté son journal en Allemagne, c'est déjà un début !

Encore un peu engourdi, j'eus un vertige en me levant et j'ai dut renverser je ne sais quoi pour prendre appui. Ma tête tournait mais je me doutais fortement qu'ils m'avaient entendu :

-Bah tiens, quand on parle du loup ! Plaisanta Shaun. On dirait que notre Marty McFly est de retour parmi nous !

Je pense que la blague m'aurait fait rire si je n'étais pas crevé. Rapidement, mon ancienne collègue me prêta main forte en passant mon bras par dessus ses épaules :

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