Plus le temps passait dans ce camp, plus il était extrêmement compliqué pour François de tenir le coup. Deux choses le motivaient à rester en vie et à garder espoir. La première était sa famille, sa femme Betty et ses enfants. Il pensait sans cesse à eux au point de larmoyer et avait un soulagement égoïste en les sachant libres aux Etats-Unis, contrairement à la plupart des prisonniers qui étaient enfermés.
Des retours sur la situation des femmes étaient de plus en plus fréquents et étaient souvent source de larmes pour les détenus. Plusieurs fois, certains nazis s'approchaient de certains prisonniers et se vantaient d'avoir "chevauché" leurs compagnes. Si, au début, ils pensaient que c'était une provocation supplémentaire, les plus anciens détenus leur avaient confirmé ces terribles rumeurs.
Quand ils avaient du temps libre, il n'était pas rare que les militaires aillent voir les femmes fraîchement arrivées pour, au mieux les payer pour coucher, au pire les violer. Ils étaient même parfois aidés par leurs collègues féminines qui préparaient les lieux appelés alors "bordels des camps" et frappaient certaines prisonnières si elles se plaignaient. Un jour, ces dires sordides devinrent réalité lorsque, devant eux, leurs tortionnaires abusèrent d'une pauvre malheureuse.
Elle et son mari avaient trouvé un moyen de se voir malgré les interdictions. Il payait un militaire avec des cigarettes qu'il obtenait sur son lieu de travail. Et pendant que ledit militaire profitait d'une pause pour fumer, il permettait au juif et à sa femme de se retrouver et de se soutenir l'un et l'autre. Ce n'était pas grand chose, à peine cinq minutes, mais ce fut suffisant pour l'aider à tenir le choc.
Mais un jour, une gardienne surprit la juive et, après l'avoir battue, la dénonça au commandement. C'est comme cela qu'un jour de travail, cette femme fut traînée au lieu de travail des hommes. Alors que tout le monde fut sous l'effet de surprise, le gradé aboya :
-Il y a un règlement à respecter, sale vermine ! Les femmes et les hommes doivent être séparés ! Cette chienne a osé ne pas respecter le règlement !
Sur ces mots, il prit un pistolet et visa la tête de la jeune femme qui se recroquevilla en pleurant :
-Je compte jusqu'à trois ! Si à trois, son mari ne se présente pas, je tire !
En entendant cela, le prisonnier concernant ne put se retenir et il accourut en hurlant :
-Non, par pitié, ne...
Avant qu'il puisse aller plus loin, l'officier lui tira une balle dans l'épaule qui le mit à terre. Puis il ordonna à deux gardes de le relever et de le tenir avant d'avancer vers le prisonnier et grogner :
-Sale petit juden ! Puisque apparemment, toi et ta femme n'avaient pas compris qu'ici, les règles doivent être respectées, alors, on va faire un exemple de vous deux !
suite à cela, il appela un de ses hommes et lui ordonna :
-Emmenez-les dans un des bordels de camp ! Et faîtes ce que vous voulez à sa femme du moment qu'il voie tout !
C'est ainsi que, dans un ricanement, les nazis emmenèrent le couple qui luttèrent comme ils pouvaient tandis que l'officier ordonna la reprise du travail. Le soir venu, le mari rentra dans le baraquement, le désespoir sur le visage. C'est en écoutant la conversation qu'il eut avec un ami prisonnier qu'il apprit que sa femme a été violé devant ses yeux par plusieurs des gardes et qu'une fois qu'ils eurent fini leur affaire, ils l'avaient abattu.
Quand le juif se mit à pleurer toutes les larmes de son corps et à hurler au-dessus des bruits des autres détenus, François remercia un quelconque Dieu pour le fait que sa femme et ses enfants étaient à l'abri. Mais en plus de sa famille qui lui donnait espoir, une autre chose était née en lui, une chose beaucoup plus forte, beaucoup plus oppressante qui, paradoxalement, fut son carburant pour continuer à se battre pour survivre : La peur !
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Assassin's Creed : Zieg Heil !
FanficSuite à son expérience avec l'Animus, et après avoir vécu l'histoire de Rolland de Gascogne, Eric Resses se trouve finalement au sein de la confrérie des Assassins avec Kelly Tran et William Miles. Pensant en avoir fini avec l'Animus, voilà qu'il do...
