Chapitre 34 : Prisonnier

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La supplication du nazi, loin d'apitoyer François, provoqua au contraire une encore plus grande colère en lui. Il devait en finir vite mais l'envie de faire souffrir Reynhard se fit de plus en plus intense. Il ne voulait pas seulement le tuer, il voulait qu'il ressente ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'il avait fait subir à cette famille la veille. Mais la prudence voulait qu'il l'achève et parte pour éviter de se faire attraper.

Le débat intérieur du français dura plusieurs longues secondes durant lesquels l'allemand sanglotait et continuait à supplier. Finalement, François céda à son envie :

-Tu veux vivre, hein ?! Grogna-t-il en sortant son couteau tout en continuant de garder le gouverneur en ligne de mire.

Il lança ensuite l'arme blanche juste devant sa cible qui ne comprenait pas ce que son assaillant voulait faire. Ce dernier grogna ensuite :

-Castre-toi !

La surprise provoquée par l'ordre mit sur le visage de Reynhard un mélange de choc et d'incompréhension :

-W...Was ?

-Poignarde ton entrejambe avec ce couteau ! Si tu le fais, je te promets de ne pas te faire sauter la cervelle !

Le visage ensanglanté de l'allemand fut pris de consternation et de désespoir. Il resta de longues secondes immobiles si bien que François le mit en joue pour que finalement, il se décide à prendre le couteau :

-Vous....Vous me promettez de m'épargner ?

-Fais-le et je ne te ferais pas sauter la cervelle...

Petit à petit, le nazi se crispa, comme s'il ressentait la douleur avant de le faire. Finalement, après quelques secondes où il hyperventila, il leva le couteau et se poignarda l'entrejambe, ce qui lui occasionna un hurlement de douleur montant dans les aigus. Il lança ensuite un regard implorant à François qui grogna :

-Recommence...

L'officier resta quelques secondes prostré, le temps pour lui de comprendre ce qu'il devait recommencer. Il sanglota quelques secondes avant de se poignarder l'entrejambes une deuxième fois, puis une troisième fois. Avant de finalement s'effondrer, en pleurant :

-Je...Je l'ai fait...Epargnez-moi maintenant !

Mais pour toute réponse, le français tira dans l'épaule du nazi qui hurla de douleur. Ensuite, il rechargea son fusil et explosa le genou d'une balle. Lorsqu'il fit un troisième tir dans une cheville, sa victime hurla :

-Arrêtez ! Arrêtez ! Vous aviez promis !

-J'ai promis que je ne te ferais pas sauter la cervelle...Ça voulait juste dire que je ne viserai pas la tête !

Sur ces mots, il tira une balle dans la main de l'allemand. Il gaspilla ainsi une dizaine de munitions à tirer dans des endroits non létaux mais suffisamment douloureux. Au bout de cette torture au fusil, François se rendit compte que cela ne le défoulait même pas et qu'il devait partir avant que les soldats ne rappliquent en entendant ses hurlements. Il décida alors d'en finir en visant le coeur de Reynhard et de l'achever en grognant :

-Zieg Heil, fils de pute !

Suite à ce dernier tir, le quadragénaire se dépêcha de quitter les lieux en se maudissant d'avoir perdu autant de temps. Mais tout à coup, alors qu'il s'apprêtait à changer de rue qu'un coup de feu résonna et qu'une balle lui traversa la jambe. La surprise et la douleur le firent tomber au sol en criant. Quelques secondes plus tard, une escouade de militaires allemands fondit sur lui et le tabassa le temps qu'un gradé rejoignit le tumulte. Une fois sur place, il ordonna à ses hommes de relever un François sonné et sanglant :

Assassin's Creed : Zieg Heil !Des histoires addictives. Découvrez maintenant