Chapitre 44 : Pour la science

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Lorsque l'aube du lendemain se leva, bien que l'endroit était plus confortable que le baraquement vu qu'il était seul et que la couchette avait un matelas, François n'avait pas pu dormir de la nuit. Non seulement à cause des bruits et des cris, qui le hantèrent sur ce qui allait lui arriver, mais en plus à cause de ses cauchemars. Finalement, la porte de sa cellule s'ouvrit et deux infirmiers en tenue vinrent le chercher et le traîner hors de sa cellule.

Même si la nuit lui avait restitué assez de forces pour qu'il ne s'effondre pas, il demeurait malgré tout extrêmement faible et ne pouvait résister à ces deux hommes. Il fut emmené dans une pièce blanche, propre, avec du matériel médical, si on exceptait un crochet qui était suspendu au plafond. Le français n'en comprit pas l'utilité jusqu'à ce qu'il se fasse déshabiller, menotter et suspendre par ce crochet.

Quelques secondes plus tard, l'un des infirmiers sortit le docteur Steinman arriva accompagné de deux infirmières et salua avec une voix guillerette :

-Oh, bonjour monsieur Resses ! Comment vous portez-vous ce matin ?

-Qu'est-ce qui se passe ?! Demanda François, craintif. Qu'allez-vous me faire ?!

-Oh, je vois, vous n'êtes pas du matin, vous ! Allons, monsieur Resses, un petit sourire pour la science ! 

-Répondez-moi !

Voyons que son patient, ou son cobaye, ne semblait pas vouloir jouer le jeu, le médecin soupira et haussa des épaules en expliquant :

-Eh bien, je suis dans ce camp pour tester les limites de la résistance du corps à diverses attaques ! Les prisonniers du camp sont une source d'observation formidable mais il manque quelques donnée ! Et je pense que  vous êtes un très bon candidat pour me les fournir !

Tout à coup, l'infirmier qui était parti revint avec un chariot contenant un tisonnier dont le bout reposait dans des braises ardentes. En voyant cela, le français fut pris de panique et commença à s'agiter. Mais très vite, l'un des deux infirmiers l'immobilisa tandis que l'autre attrapa la barre rougeoyante :

-Bien, reprit Steinman. Olga, veuillez noté : Contact de la peau avec un objet brûlant durant cinq secondes !

-Non, non, ne f...

Le quadragénaire n'eut pas le temps de protester plus longtemps que ses tortionnaires lui appliquèrent le tisonnier sur la cuisse. En plus de ses cris de douleur, se fit entendre un bruit de friture et une odeur de brûlé. Une fois les cinq secondes passés, l'infirmier enleva le tisonnier et l docteur s'approcha pour regarder. Il demanda à l'infirmière nommée Olga de noter ses observations.

Alors qu'il était en train de baragouiner des remarques scientifiques, il se fit interrompre par François qui demanda d'une voix faible :

-Pourquoi vous nous faîtes ça ?....Pou....Pourquoi ? Comment pouvez-vous faire ça ? 

Le visage du médecin afficha de l'étonnement face à cette question. Après quelques secondes de silence, il répondit :

-Enfin monsieur Resses, ce n'est pas à moi de vous dire quel crime vous avez commis pour être ici ! Et puis soyez reconnaissants de pouvoir faire un apport à la science ! Allez, on passe à dix secondes !

En entendant cela, le français se remit à s'agiter :

-Non ! Non, pitié ! Pitié !

-Roh, mais arrêtez de faire l'enfant, soupira le médecin alors que le tisonnier brûla une nouvelle fois le français.

Durant toute la journée, le quadragénaire se fit brûler de toutes les façons possibles. Non seulement avec le tisonnier mais également avec un fer à souder, de l'acide, des plantes irritantes et autres objets  provoquant au minimum des inflammations. Ces expériences durèrent jusqu'à la tombée de la nuit où il fut raccompagné jusqu'à sa cellule dans laquelle il se mit à pleurer et à crier.

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