Les propos de l'officier provoquèrent un brouhaha et des regards apeurés parmi les prisonniers. La quasi totalité ne voulaient pas croire ces mots et rapidement, François vit qu'ils se persuadaient que ce n'était qu'un mensonge, une provocation supplémentaire de la part des nazis. Mais le français se remémora les horreurs dont il avait déjà été témoin et si, dans un lieu un minimum civilisé, les nazis avaient été capable de cela, il ne pouvait se permettre de douter de la véracité de ces paroles.
Mais si cela était vrai, alors un frisson d'horreur lui parcourut l'échine alors que les gardes répartirent les déportés dans les baraquements. Quand son groupe, arriva à celle qui lui était réservé, la première chose qui frappa François était l'odeur, une odeur encore pire que celle du train. Indescriptible était le mot qui qualifiait cette effluve, comme si des cadavres en décomposition allaient les accueillir.
Toutefois, il n'eut pas le temps de voir ce qui était la cause de cette pestilence que deux soldats l'attrapèrent et l'emmenèrent quelques mètres à l'écart du groupe. Sous l'effet de surprise, il n'eut pas le temps de poser la moindre question qu'il se retrouva face à l'officier accompagné de cinq soldats. De plus en plus confus, le français eut un très mauvais pressentiment surtout quand les militaires se mirent à l'encercler avec un regard carnassier.
Tout à coup, il reçut un violent coup de crosse dans la jambe blessée qui le mit à genou avant de recevoir un coup de crosse dans la nuque qui le mit à terre. Il n'eut pas le temps de se relever que les nazis le frappèrent à coups de pied. Après quelques secondes où son sang se mêla à la boue, il fut attrapé par les épaules et redressé sur ses genoux :
-Nous savons qui tu es, petit français ! Révéla l'officier qui sortit une matraque. Amon Goth nous a prévenu ! Prévenu de ce que tu as fait !
Il ponctua sa phrase d'un violent coup de matraque dans la mâchoire de François qui en perdit une dent avant de reprendre :
-Il nous a également demandé de vous réserver un traitement spécial ! D'habitude, nous aimons beaucoup nous amuser avec les juifs ! Peu importe s'ils meurent, c'est comme si on cassait un jouet !
Il redonna un violent coup avant de continuer :
-Mais toi, toi, tu es spécial ! Nous allons beaucoup nous amuser avec toi ! Mais n'espère pas que la mort te délivre ! Tu vivras ! Tu auras le temps de vivre chaque humiliation ! Chaque douleur que nous t'infligerons ! Et ce ne sera qu'une fois essoré de toutes tes forces ! De toute ta volonté de vivre ! Qu'une fois que tu ne ressentiras plus la douleur que nous t'autoriserons à mourir !
Il termina en envoyant trois derniers coups de matraque dans la tête de François qui faillit en être sonné, puis, il lui releva le menton et, dans un grand sourire, conclut :
-Bienvenue en enfer, petit français !
Suite à cela, les soldats le lâchèrent, le laissant s'effondrer dans la boue. Lentement, il se releva difficilement et se traîna en titubant jusqu'à son baraquement, toujours entouré de deux militaires. L'odeur fétide le réveilla un peu et, une fois à l'intérieur, il comprit la raison de la teneur de cette atmosphère putride par la vision cauchemardesque qui se présenta à lui.
Les baraquements contenaient des sommiers superposés qui n'avaient aucun matelas. Les prisonniers devaient dormir sur des lattes en bois et étaient tellement agglutinés les uns à côté des autres qu'ils dormaient presque les uns sur les autres.Quand le français regarda les déportés les plus anciens, il faillit hurler d'horreur : Ils étaient atteint d'une maigreur tellement morbide que l'on voyait leurs os en relief sur leur peau.
Certains étaient atteints de difformités récentes, sans doute dues au mauvais traitement qu'ils avaient subi. Le quadragénaire se demanda si certains n'étaient pas déjà morts au vu de leur aspect et de leur manque de mouvements. La frayeur de cette vision avait paralysé François et il fallu qu'un soldat le frappe dans le dos pour qu'il se mette à avancer. Alors qu'il déambula dans ces lieux de pestilence, un garde lança en riant :
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Assassin's Creed : Zieg Heil !
FanfictionSuite à son expérience avec l'Animus, et après avoir vécu l'histoire de Rolland de Gascogne, Eric Resses se trouve finalement au sein de la confrérie des Assassins avec Kelly Tran et William Miles. Pensant en avoir fini avec l'Animus, voilà qu'il do...
