Malgré ses menaces, François tint tête au gradé de la gestapo et lui répondit sur le même ton :
-Vous n'avez même pas la décence de laisser un homme faire son deuil ? Transmettez moi votre message et je lui ferais parvenir ! Et je pense sincèrement que vous feriez mieux de partir tout de suite...
La tension régna entre les deux hommes. Les deux autres agents derrière manifestèrent sur leur visage l'envie d'un ordre venant de leur gradé. Ce dernier fixa le français durant quelques secondes avant de céder :
-Avant que sa femme ne se fasse arrêter, Ludwig devait se rendre à Pazlow... Il n'a pas eu le temps d'y aller avant qu'on le rappelle pour sa femme...Quand il aura arrêter de pleurnicher, il faudra qu'il fasse sa mission...
Sur ces mots, le nazi tourna les talons et fit signe à ses subordonnées de le suivre. Après avoir fait quelques pas, il se tourna vers le quadragénaire et le menaça :
-Vous séjournez à l'hôtel Adlon, Ja ? Je pense que, très bientôt, je vous rendrais une petite visite avec quelques amis...
-Avec plaisir, en espérant que, d'ici là, vous ne fassiez pas de mauvaises rencontres...
Il n'était pas prudent pour François de répondre par la menace mais il n'en avait plus rien à faire : Il ne supportait plus la manière dont ce pays était dirigé ni ceux qui avaient le pouvoir. Tranquillement, il revint aux côtés de Ludwig qui demanda :
-Que...Qu'est-ce qu'ils voulaient ?
-Vous aviez une mission à Pazlow, ils voulaient que vous y alliez pour l'accomplir...
-Oh...Je...Je devrais peut-être...
-Ludwig, prenez votre temps ! Leur mission peut attendre, vous avez besoin de faire votre deuil !
L'allemand opina du chef et redevint silencieux. Au bout d'une bonne heure de recueillement, il finit par faire signe qu'ils pouvaient s'en aller. Le duo se dirigea ainsi vers la sortie du cimetière :
-Je...Je pense que je partirai demain...J'ai encore besoin de rassembler des affaires et...Et de me reposer un peu...
-Bien sûr, Ludwig, c'est normal...
-François...Est-ce que...Vous voudriez bien m'accompagner ? Je...Je ne veux pas aller dans un pareil endroit tout seul et je pense que votre amitié m'aiderait beaucoup...
Sentant qu'il lui devait bien ça, le français accepta tout de suite :
-Bien sûr, pas de problèmes, vous passerez me prendre à mon hôtel !
Tout à coup, un hurlement se fit entendre dans la rue. Curieux et inquiets, le duo s'y précipita et tombèrent sur une scène macabre : Les trois agents de la gestapo avaient été assassinés. Si les deux subordonnées avaient "juste" été poignardé au niveau de la gorge, le gradé avait d'abord été "crucifié" à sa voiture avec deux couteaux de lancer et sa gorge avait été tranché.
Si, au vu du pistolet qu'il tenait dans une de ses mains, il n'était pas difficile de deviner que le crucifiement avait été fait pour l'empêcher d'utiliser son arme, l'égorgement, par contre, avait été effectué pour qu'il meure en plus de temps que ses subalternes. Alors que l'officier fut choqué de ce triple meurtre, François leva la tête et ne put s'empêcher de sourire en voyant la silhouette de Sélène sur les toits.
Il reprit rapidement une mine catastrophé et conseilla son ami allemand :
-Nous ferions mieux de ne pas rester là, Ludwig ! Si la police arrive, ils risquent de nous suspecter et vous n'avez pas besoin de ça en ce moment !
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Assassin's Creed : Zieg Heil !
FanfictionSuite à son expérience avec l'Animus, et après avoir vécu l'histoire de Rolland de Gascogne, Eric Resses se trouve finalement au sein de la confrérie des Assassins avec Kelly Tran et William Miles. Pensant en avoir fini avec l'Animus, voilà qu'il do...
