Surpris par l’affirmation de Sélène, François bégaya :
-Il-Il n’y en aura plus ?! Comment ça, il n’y en aura plus ?
-On ne peut plus transmettre les courriers ! Expliqua l’Assassin. C’était déjà compliqué en temps de paix, mais là, c’est tout bonnement impossible ! Les contrôles ont été renforcé et quiconque transporte du courrier non filtré se fait immédiatement abattre, voire pire…
-Mais….Et ma femme ?! Et mes enfants ?! Comment je vais savoir s’ils vont bien ?!
-Vous n’êtes pas le seul que cela impacte, monsieur Resses ! Je ne peux plus communiquer avec la Confrérie ! Je peux tout juste contacter quelques Assassins et informateurs ! Je ne sais même pas comment est la situation sur le front ! Alors, je vous en prie, restez calme !
Il fallut un peu de temps pour que le français puisse faire ce que la jeune femme demandait. Jusqu’à présent, la correspondance avec sa famille était l’une des rares choses qui lui donnaient espoir, qui lui permettaient de ne pas sombrer dans la peur ou le désespoir. Cette situation était déjà compliquée à gérer, ça serait encore plus difficile sans cela. C’est alors que Sélène continua :
-Ceci dit… Il y a peut-être un moyen de vous faire quitter l’Allemagne !
Surpris par cette affirmation, les pensées désespérées de François s’envolèrent. Il s’installa à table et écouta attentivement la jeune femme qui raconta :
-Je dois faire exfiltrer un groupe de survivants dans deux jours ! Des personnes persécutées par les nazis et qui ne veulent pas finir dans un camp de la mort ! Elles sont cachées à l’ancienne papeterie Dörmsteirn à Dessau ! Vous pourriez faire partie de ce groupe !
-Ca me paraît pas trop mal comme idée…Combien de personnes serions-nous ?
Le visage de l’Assassin afficha très rapidement une expression de gêne. Manifestement, c’était une question à laquelle elle aurait préféré ne pas répondre :
-Une…Une centaine…
Le quadragénaire devint rouge comme une pivoine en entendant cela. Non seulement, il ne s’attendait pas à un tel nombre, mais en plus, ça remettait en perspective le fait que ce soit une bonne idée. Il ne put retenir son effarement lorsqu’il répondit :
-Une…Une centaine ?! Une centaine de personnes à faire exfiltrer d’Allemagne ?! Non, mais vous vous rendez compte de ce que vous dîtes ?! Un groupe aussi gigantesque se verra comme un nez au milieu de la figure ! C’est hors d’Allemagne que vous voulez les emmenez ou à l’abattoir !
-Ils ne partiront pas tous en même temps ! Expliqua Sélène. Nous les ferons partir par groupe de dix toutes les heures ! Cela permettra de faire des voyages plus petits !
-Oh, très bien ! Résumons donc votre plan, mademoiselle l’Assassin : Faire évader un groupe d’une centaine de personnes en leur faisant passer par groupe de dix, ce qui est déjà un gros groupe, toutes les heures le même chemin qui doit être certainement très surveillé ! Ce qui équivaut à une opération de dix heures sachant qu’il suffit qu’un seul groupe se fasse repérer pour que tous les autres soient attendus et donc, capturés!
Un instant de silence passa suite à ce résumé fait avec un mélange d’ironie et de colère avant de demander :
-En plus, vous m’avez avoué que vous n’aviez plus de contact avec la Confrérie, uniquement avec deux ou trois Assassins ! Donc, comment comptiez-vous leur faire traverser la frontière ?!
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Assassin's Creed : Zieg Heil !
أدب الهواةSuite à son expérience avec l'Animus, et après avoir vécu l'histoire de Rolland de Gascogne, Eric Resses se trouve finalement au sein de la confrérie des Assassins avec Kelly Tran et William Miles. Pensant en avoir fini avec l'Animus, voilà qu'il do...
