Chapitre 29 : Les plans de Schindler

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C'était de voir Oskar Schindler et Sélène qui avait fait prendre la décision à François d'agir. Comme lui avait dit l'Assassin, pendant qu'il tentait de faire profil bas, des gens essayaient d'aider les autres, n'hésitant pas à prendre des risques ou à payer de graves conséquences comme Greta Abenheirt. Il n'était plus question pour le quadragénaire d'agir en lâche pendant que tout le monde autour de lui agissait.

Ainsi, quand il se rendait à Pazlow, il en profitait pour prendre connaissance de possibles missions à effectuer à Berlin. Depuis que Sélène avait repris contact avec la Confrérie, elle recevait plusieurs missions et instructions à effectuer et François avait insisté pour prendre en charge toutes celles qui se déroulaient en Allemagne. 

Au début, la jeune femme était très réticente à l'idée mais le fait que son ami avait un protecteur et qu'elle ne pouvait pas se rendre dans le pays furent des arguments de poids pour la convaincre bien qu'elle somma à plusieurs reprises au quadragénaire de rester prudent. François effectuait également des tâches pour Schindler, qui, de temps en temps, avait besoin d'un appui pour effectuer certaines demandes et pour transmettre des pots-de-vin.

Fort heureusement, depuis la mort de Greta, Ludwig Abenheirt ne refusait rien au français et même si son soutien ne pesait pas beaucoup, il permit au quadragénaire de rapatrier des juifs dans l'usine du chef d'entreprise. Ces derniers temps, par ailleurs, ses demandes se firent de plus en plus nombreuses. A chaque fois que François venait lui rendre visite, le patron lui demandait de l'aide pour l'extraction de trois, voir quatre noms.

Pour le français, c'était suspect et il craignait que des officiers nazis suspectent également ces juifs de plus en plus nombreux. Jusqu'à présent, grâce à ses relations et à son argent,   le patron s'en tirait bien mais son affaire tirait de plus en plus sur la corde. Et à chaque fois qu'il demandait ce que Schindler fabriquait, François recevait des réponses très évasives.  Mais cette fois-ci, il comptait bien obtenir des réponses.

Ce fut le secrétaire qui alla chercher le français à la gare. Une fois les deux hommes dans la voiture, l'employé lui murmura :

-Vous allez devoir patienter un peu avant de rencontrer monsieur Schindler... Il reçoit de la visite !

-Amicale ou professionnelle ? Demanda François.

-Un peu des deux... Je le crains !

Étonné de la réponse, le visiteur se prépara au pire alors que le véhicule se mit en marche...

Quelques minutes plus tard, le duo arriva à l'usine. Quand François entra, il ne vit pas Sélène, il décida donc de monter directement à l'étage. Il alla ouvrir la porte du bureau du patron quand soudain, une main le retint et le tracta en arrière. Surpris, le français se retourna violemment et vit alors qu'il s'agissait de l'Assassin. Surpris, il n'eut pas le temps de poser la moindre question que son amie lui fit signe de se taire du doigt avant de lui demander silencieusement de la suivre.

La tête remplie de questions, il la suivit docilement malgré tout pour entrer dans le bureau juste à côté Le duo s'avança vers le mur qui séparait les deux pièces et, sous demande de Sélène, collèrent leurs oreilles dessus. Grâce à la finesse des parois, François put entendre ce qui se disait et reconnaître une voix qui lui occasionna une désagréable surprise :

-Mais enfin, Oskar, qu'est-ce que ça veut dire ?! S'exclama Amon Goth. Jusqu'à présent, je ne vous ai pas posé de questions, je vous ai fait confiance et qu'est-ce que j'apprends ?! Que plusieurs juifs ont été amené ici sous votre demande ?!

-Allons, Amon, tempéra le patron. Qu'est-ce que ça change pour vous ? Ça vous fait plus de main d'oeuvre pour votre camp et pour mon usine, nous sommes tous les deux gagnants !

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