Chapitre 22

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Shoyo hinata

Le temps est une chose abstraite que personne ne connaît vraiment. On en demande toujours plus, sans vraiment se rendre compte qu'à chaque battement de cœur, notre temps disparaît et qu'un jour, à force de se dire que nous avons du temps, il nous en restera plus.

Du temps, c'est ce que je lui avais demander, mais je n'étais plus vraiment sûr de savoir ce que je voulais vraiment. Je n'arrive plus à juste le regarder, à être juste un simple coéquipier. Je veux être plus, toujours plus. Et cela, ce n'est pas le temps qui va me le donné.
C'est seulement moi qui peux me le donner.
Donner un nous.

Je ne voulais plus laisser le temps me prendre ces moments de bonheur que je pouvais avoir. Je voulais briser cette notion que je ne comprenais pas. Je ne voulais plus attendre que le temps passe, je ne voulais plus que le temps arrange les choses.
Je ne veux plus compter sur le temps.

J'avais perdu la notion de durée depuis un moment, je laissais couler le temps, je laissais le temps m'emmener là où il le voulait. Je laissais le temps me guider loin des problèmes que je ne voulais affronter, me guider loin des personnes que je voulais aborder.
Me guider loin de Kageyama.
Me guider loin de nous.

Pourtant, avec le reste de l'équipe cela avait été plus rapide.
Je les avais écoutés.
Je les avais regardés.
Je les avais laissé s'approcher.
Je les avais laissé s'excuser.
Je leur avais demandé du temps.
Puis j'étais revenue.
Petit à petit.
Prennent mon temps.
Et enfin.
Je les ai pardonnés.

Mais avec Kageyama, tout était différent. Le temps n'allait pas arranger les choses, le temps n'allait pas effacer ma peur. Le temps n'allait pas effacer la douleur.
Seul, lui pouvait le faire.
Kageyama Tobio.

Depuis que je lui avais demandé du temps.
Je le voyais me regarder.
Je le voyais essayer de me parler.
Je le voyais cacher sa peine.
Je le voyais cacher sa douleur.
Je le voyais cacher sa détresse.
Je le voyais m'attendre.

Il s'était fait plus petit dans ma vie, attendant un signe de ma part, attendant que le temps passe. Il n'était plus qu'un simple coéquipier qui attendait d'être pardonné. Cependant, je voyais ce mal-être qu'il essayait de cacher.
J'étais en train de le rejeter.

Je le rejetais par mon pardon à l'équipe.
Je le rejetais par mes actions.
Je le rejetais par mes paroles.
Je le rejetais par mes regards.
Je le rejetais par ce temps.
Ce temps que je détestais tant.

Je voulais être auprès de lui.
Je voulais le toucher.
Je voulais lui parler.
Je voulais le regarder.
Je voulais l'aimer.
Je voulais arrêter ce temps.

Ce temps qui m'enferme loin de lui.
Ce temps que j'ai moi-même mis.
Ce temps qui nous bouffait tous les deux.
Ce temps que je voulais plus.
Ce temps qui devait disparaître.
Ce temps que je fis disparaître.

Ce soir-là, après l'entraînement. C'est moi qui suis venue vers lui, lui demandant de me faire des passes jusqu'à tard la nuit.
C'est moi qui suis allé vers lui.
Et c'est lui qui me sourit.

Ce sourire que j'aimais tant.
Ce sourire que je voulais tant.
J'en avais marre de trop réfléchir.
De trop attendre.
De trop espérer.
Maintenant, j'allais vivre le moment présent.

Après quelques passes entre nous, nous avions décidé de faire une simple pause, sans un mot. Je ne pouvais le regarder, le stresse bloquant mon corps.
Pourquoi ne pouvait-il tout simplement pas parler.
Comment lui faire comprendre que je lui pardonnais.
Comment pouvais-je lui dire que je l'aimais.

C'est seulement quand je sentis sa tête tomber contre mon épaule que je laissa le stress au pied de la porte. Regardant avec tendresse le visage endormis du jeune homme qui détenais mon cœur, qui détenais mon amour.
Qui me détenait.

Il dormait.
Je pouvais alors le regarder sans gêne.
Je pouvais regarder les cernes marqués sous ses yeux.
Je pouvais regarder son visage apaiser.
Je pouvais regarder ses lèvres.
Qui ne demandaient qu'à être caressé.

Ses lèvres qui me tentaient tant.
Ses lèvres que je voulais embrasser.
Ses lèvres que je voulais tant.
Ses lèvres que je touchais enfin.

Sans vraiment réfléchir.
Sans vraiment me préparer.
J'avais simplement séparé la distance qui me séparait d'elles.
J'avais simplement laissé mon désir prendre le dessus.
J'avais simplement touché cette chose dont je rêvais.
Je l'avais tout simplement embrassé.

La sensation de ses lèvres sur les miennes fut courte, mais c'est comme si on venait de me brûler. Mon cœur, mon esprit, ma logique venaient de partir en millier de fragments éparpiller.
Je ne pensais qu'à une chose.
Recommencer.

Je venais de voler un baiser à celui que j'aimais.
Je venais d'embrasser Kageyama.
Je venais d'embrasser Tobio.
Je venais de vivre mon premier baiser.
Et je ne voulais pas que ce soit le dernier.

« Ah... Pardon Hinata, je ne voulais pas m'endormir. »

Les joues rouges.
Le regard fuyeur.
Je me mis debout dans un bond.
Pris mes affaires et partie vers la porte.
Je venais de lui voler un baiser.

« .. Je te pardonne Kag-Tobio... »

Après cette simple phrase.
Je partis en courant.
Fuyant mon envi de fondre sur ses lèvres à nouveau.
Fuyant le sourire qui avait.
Fuyant le goût de ses lèvres.

Mais je le savais.
Je le ne le fuirais plus.
Je nous avais laissé assez de temps.
Et Kageyama allaient bien me le faire remarquer.

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Voici donc deux chapitres en une journée, j'ai justement une question par rapport à cela. Je suis le genre de personne qui n'attend pas avant de poster, quand le chapitre est prêt, je le poste, sans vraiment faire attention à l'heure. Est-ce que vous préfériez que je poste de façon régulière et planifier ? (Ex : un chapitre le mardi, mercredi et vendredi) Ou cela ne vous dérange pas que je les poste au hasard ?

𝑵𝒆 𝒎𝒆 𝒍𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒔Où les histoires vivent. Découvrez maintenant