Chapitre Bonus: L

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Ichiro kageyama

Rentrant de mon entraînement de volley, je passe la porte de mon chez-moi. Quelques mois se sont passé depuis que j'ai rencontré celui qui était devenue mon modèle à suivre. Depuis que j'avais le joueur, numéro 9, mon envie de jouer était devenus plus forts, plus vibrants.
Je voulais jouer comme lui.

Depuis ce match, j'avais eu l'occasion de le voir à plusieurs reprises. Une nouvelle année scolaire avait commencé, me donnant l'opportunité de le revoir jouer avec une nouvelle équipe.

Pour mon plus grand bonheur, il m'arrivait aussi de le croiser dans les rues près de mon quartier et donc de discuter avec lui. Discuté était un grand mot, je lui parlais et lui me souriait avec un regard que je n'arrivais pas à cerner.
Mais je m'en fichais, car je parlais avec mon idole.

C'est comme cela qu'une certaine relation s'était créée entre nous, il arrivait qu'il vienne me voir à la sortie du collège afin de me ramener chez moi, m'écoutant parler de mes entraînements. Une relation de confiance s'était créée entre nous, augmentant un lien invisible que je ne pouvais comprendre.

Un soir ou il me ramenait après plusieurs jours sans l'avoir vue, nous avons croisé mon père. Ils s'étaient fixés pendant plusieurs minutes, ayant une discussion silencieuse sans que je le comprenne vraiment. Puis, Tobio était simplement partie, m'ébouriffant les cheveux au passage.
Ce soir-là, j'ai entendu mes parents se disputer voilement dans la cuisine, sans que je ne comprenais pas pourquoi. Mais après ce soir-là, Tobio n'est plus jamais venue me chercher à la sortie du collège.

Au début, j'ai pensé que c'était juste, car il avait d'autres choses à faire, qu'il reviendrait. Mais petit à petit, je me suis mis à penser qu'il m'avait tout simplement oublié, et que plus jamais je en le verrais.
Il me manquait.

Il était plus qu'un simple idole pour moi, il était un modèle, quelqu'un d'on, je pouvais avoir confiance, quelqu'un à qui je pouvais confier mes peurs et mes larmes, quelqu'un qui serait toujours là.
Mais il n'était plus là.

Pourtant, malgré son départ, je voulais encore le regarder jouer, le regarder gagner. Même si seul mon regard le regarderait.
Je m'en fichais qu'il ne me regarde plus.
Je m'en fichais qu'il ne me parle plus.
Je m'en fichais de tout cela.
Car au moins, le lien était toujours là.

Fermant la porte de la maison derrière moi, je pouvais déjà entendre mes parents ce disputé, mes sœurs devais sûrement être enfermé dans la chambre, essayant de ne pas entendre leurs cries.
Cette situation ne pouvait plus durer, ils faisaient que de ce disputé pour une raison que je ne connaissais pas.

M'approchant à petits pas vers la pièce abritant leurs crie, j'essaye d'écouter ce qu'ils pouvaient bien dire. Ma curiosité était trop grande pour monter sagement dans ma chambre.

« Tu ne peux pas l'empêcher de le voir ! »

Mon père n'était pas quelqu'un qui élevait la voix, préférer toujours garder son calme face à la furie de ma mère.

« Bien sûr que si ! C'est mon fils et je ne veux pas qu'il traîne avec cet inconnu ! »

Contrairement à mon père, ma mère avait la colère facile, surtout au sujet me concernant. Depuis ma tendre enfance, j'avais toujours été dorloté par cette personne, faisant de moi sa septième merveille.

Cependant, son envie de me contrôler devenait trop forte avec le temps, je voulais qu'elle me laisse une part de liberté, je ne suis pas une poupée qu'elle doit dorloter.

« Ce n'est pas un inconnu, comme peu tu dire ça ! c'est aussi ton fils ! »
« Je ne suis pas sa mère ! Il...il n'est qu'une erreur de parcours ! »

𝑵𝒆 𝒎𝒆 𝒍𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒔Où les histoires vivent. Découvrez maintenant