Chapitre 33

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Tobio Kageyama

Te tenant enfin dans mes bras, je ne pense plus qu'à toi.
Je n'ai plus froid.
Je n'ai plus mal.
Car tu es là.

La chaleur de ton corps contre le mien me fait enfin me sentir bien, je n'ai plus peur de rien quand je sais que tu es à porter de ma main.
Je n'ai plus peur d'être laissé.
Je n'ai plus peur d'être abandonné.
Car tu es là.
Et cela me suffit.

Je ne peux plus continuer ainsi.
Je ne veux plus de ce jeu sans fin.
Je ne veux plus de ce lien étrange.
Je veux commencer un nous.

« Je vais te chercher une couverture, ne bouge pas. »

Te regardant disparaître loin de mes bras, j'u un instant froid.
Reviens avec moi.
Reviens dans mes bras.
Laisse-moi te dire que je t'aime.

Attendant que tu reviennes enfin vers moi, je laisse mon regard vagabonder sur la pièce ou je me trouve. Quelques photos, quelques déco mais rien qui ne te ressemble vraiment.
Rien que me fasse penser que je suis chez toi, rien qui me laisse penser que tu vis là.

Me rappelant du pourquoi du comment je me suis retrouvé ici, je me mis à regarder une photo accrocher aux murs, sur celle-ci, tu souris.
Ta mère sourit.
Natsu sourit.
Tu souris.
Depuis quand n'a tu pas souris ainsi.

Depuis quand ne t'ai-je pas vue vraiment heureux.
Depuis quand ne t'ai-je pas vue réellement vivre.
Depuis quand est tu si vide.

Pourquoi je ne vois jamais quand tu vas mal.
Pourquoi je ne vois jamais tes larmes.
Pourquoi je ne suis jamais là.

Tes larmes me hantent chaque nuit, mais à chaque fois que j'y suis témoin, je ne sais quoi te dire, je ne sais quoi faire.
Alors j'oublie.
J'oublie ta douleur.
J'oublie ta souffrance.
J'oublie tes larmes qui sont comme tes poignards.

Mais aujourd'hui, je ne vais pas oublier les larmes que tu as versé, aujourd'hui, je vais supporter la souffrance dans tes yeux, je vais supporter ces larmes coupantes comme de verres. Je vais affronter tout cela.
Mais surtout être là pour toi.

Je vais affronter toutes ces facettes de toi.
Je vais affronter tout ton passé.
Je vais affronter toute ta douleur.
Je vais affronter toutes tes peurs.
Je vais affronter toutes tes larmes.
Et jamais je ne te lâcherais.

Perdu dans mes pensées, je ne t'ai pas vue t'approcher de moi avec ce regard que je ne te connaissais pas. Je ne t'ai pas senti me tirer vers ce canapé. Je ne t'ai pas vue me jeter un regard que je déteste tant.
Je n'ai pas vu ce qu'y allais se passer.
Je n'ai pas vu mon cœur briser.
J'ai juste senti tes lèvres exploser sur les miennes.

Ce baiser n'était pas comme les autres.
Ce baiser n'était pas celui que je voulais.
Ce baiser n'était pas celui que tu voulais.

Ma lèvre inférieure me faisait mal à cause du froid, mais ce n'est pas cela qui me dérange.
Ce n'est pas non plus le manque de discussion que nous n'avons pas eu.
Ce n'est pas non plus la gêne.
Ce n'est pas non plus la surprise.
Ce n'est rien de tout cela.
C'est juste le manque d'amour.

Ce baiser n'était que violence.
Ce baiser n'était que douleur.
Ce baiser n'était que colère.
Ce baiser n'était qu'un hurlement.
Ce baiser n'était rien qu'une descente à l'enfer.
Notre descente.

Une vive douleur laisse un gémissement amer au fond de ma gorge.
L'air se faisait rare.
La douleur se faisait grande.
Et goût du sang pris place dans ton échange.
Tu me fais mal.

𝑵𝒆 𝒎𝒆 𝒍𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒔Où les histoires vivent. Découvrez maintenant