Chapitre 34

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(Pour ce qui non pas reçu la notif, le chapitre 33 à été posté hier)

Kozume Kenma

Ouvrant la porte de mon appartement, je ne pensais qu'à jouer jusqu'à la nuit tomber.
Je venais de passer mon après-midi à parcourir les quatre coins de la vie, tirer par mon petit ami. Kuroo.
En effet, celui-ci avait décidé de me sortir de cet appartement, trouvant comme argument que cela faisait bien trop longtemps que je n'avais pas vu la lumière du jour, quatre jours exactement.

Malgré l'expression que j'avais abordée toute l'après-midi, je lui en étais reconnaissais de m'avoir permis de m'évader loin de cet appartement silencieux, cet appartement ou chacune de mes paroles était répondu par un silence. Cet appartement ou l'obscurité régnais.
Cet appartement qui renfermait Shoyo.

Shoyo était arrivé en plein milieu de la nuit, jeudi soir. San un mot, sans un regard, il avait pris place sur mon canapé. Le regard vide, la gorge fermer. Il avait beau rien me dire, je le savais.
Rien n'allait.

Mes doutes se sont confirmés, au beau milieu de la nuit, je l'ai entendu hurler, pleurer, supplies. Shoyo souffrait a s'en arracher le cœur.
Et je ne savais pas quoi faire.

Alors, je les simplement écouter, pleurer, expulser toute cette souffrance de son corps.
Espèrant que le lendemain, tout cela serait qu'un lointain souvenir.
Mais cela n'arriva pas.

Le lendemain ainsi que les quatre jours suivant, Shoyo n'a pas dit un mot, restant muet à fixer le plafond blanc le jour et hurler sa souffrance la nuit.
Je ne savais plus ce que je devais faire.

Pendant c'est quatre jours, son téléphone n'a fait que de sonner. Espérant le faire réagir, j'ai pris la décision de le brancher pour qu'il reste allumer, ainsi que de mettre tous les messages qu'il pouvait recevoir en haut- parleurs, afin qu'il puisse les entendre.
Espérant le faire régir, choses qui n'étaient pas fluctuantes.

Suga.
Daichi.
Tanaka.
Nishinoya.
Yamaguchi.
Yachi.
Asahi.
Ils étaient beaucoup à l'avoir appelé.
Toute son équipe.
Mais aussi d'autre.
Tel que Bokuto.
Ou encore Oikawa.

Aussi étonnant que cela ne puisse l'être, c'est le message d'Oikawa qui le fut le plus réagir, si on peut dire qu'un léger froncement de sourcils soit une réaction. Celui-ci l'avait appelé pour lui demander des nouvelles de Kageyama, qui d'après ses dires ne répondrais pas au téléphone alors qu'il devait absolument lui parler.
J'avais été moi-même interpeller par ce message, il était rare d'entendre Oikawa avec une voix si sérieuse, surtout quand cela concernait Kageyama.
Mais j'avais d'autres choses beaucoup plus inquiétantes à gérer.

Rentrant dans l'appartement que j'avais fui toute l'après-midi, je fis surpris d'entendre des pleurs aussi tôt dans la journée. Mais ce qui me surpris le plus, se fit une voix que l'on entendait à peine, qui tournait en boucle, répétant sans arrêt les mêmes paroles.
Et plus elles se répétaient, plus Shoyo pleurais.

Je devais savoir ce que s'était.
Je devais savoir qui parlait à travers le téléphone.
Je devais savoir ce qu'il disait.
Car cela était la raison de son mal-être.
De sa douleur.
De tout.
Cela était la raison du malheur de Shoyo.

Retenais ma respiration afin de faire le moins de bruit possible, j'avançais à petits pas vers mon salon ou se trouvait Shoyo, essayant de séparer le bruit de ses pleurs aux paroles du téléphone.

Passant ma tête discrètement à travers l'entrée de la pièce, la vue que je voyais me fit monter des larmes de tristesses. Devant moi, éclairer par la faible lumière du téléphone, Shoyo était recroqueviller sur lui-même, serrant fortement le téléphone contre son cœur. Des spams dus à sa violente crise de larmes secouaient son corps à chacune de ses respirations.
Shoyo ne m'avait jamais paru aussi faible.

Essayant de calmer mon cœur serré au maximum, je me concentre sur la voix casser que j'entendais à travers le téléphone.
Cette voix coupée par de longs silences dans son dialogue était emprise d'une profonde tristesse et je ne serais dire si c'étaient les larmes de Shoyo ou de l'individu que j'entendais.

« Bonjour Sho-...Hinata...je dois sûrement être la dernière personne que tu envies d'entendre...mais..mais...je, enfin nous...Tu devrais répondre aux autres. »

La voix était à peine audible, comme si à tout moment elle pouvait se briser, comme si à tout moment elle pouvait s'effondrer.

« Tu les inquiètes beaucoup...Cela fait quatre jours que tu ne réponds plus..et, enfin je...Suga m'a dit que tu étais chez Kenma...Tu t'es réfugié la bas. »

Ma tête me faisait mal, cette personne me connaissait, mais je n'arrivais pas à trouver qui cela pouvait bien être. Je ne connaissais personne avec autant de tristesse.

« Je...tu peux revenir, tu sais...j'ai laissé...enfin...ta gardienne à tes clés...je...je suis désolé... »

C'est derniers mots n'étaient qu'un chuchotement mais je pouvais très bien entendre des hoquets dus à des pleurs à travers le téléphone.

« J'aimerais juste que... enfin que tu...je...Je suis tellement désolé de...tout cela... »

J'ai beau savoir que c'est cette voix qui a rendu Shoyo dans cet état, je n'arrivais pas à lui en vouloir, car trop de souffrance se reflétait dans cette voix.

« Tu as raison sur toute la ligne..Je ne...je...je voulais juste te dire que...enfin,tu...nous..Nnon-pardon. Je..Tu n'as plus à t'inquiéter...je...je vais faire ce que tu..Tu m'as demandé...Adi-...au revoir.... »

Et le message se finissait par cela.
Des mots couper pour la plupart.
Des paroles abandonnées.
Une voix déchirée.

Kage-..yama...Tobio....Tobio...Tobio..Tobio

Je fus surprise par le crie que venait de pousser mon meilleur ami. Depuis plus de quatre jours qu'il n'avait pas parlé et ce message venais de le réveiller.
Tobio.
Kageyama était cette voix brisée.
Kageyama était celui qui parlait dans ce message qui tournait en boucle.

Dire que je n'étais pas surpris serait un euphémisme.
Je ne pouvais deviner que c'était lui.

Je ne le connaissais pas personnellement, mais il m'avait toujours paru quelqu'un de solide, prêt à affronter chaque épreuve sans ciller. Mais ce que je venais d'entendre m'avais fait me remettre en question sur cette personne.
Kageyama n'était pas celui que je pensais.

Alors excuse-moi Kageyama. Mais je le dois, Shoyo est mon meilleur ami et je veux le voir sourire de nouveau. Je suis désolé, mais je dois te demander de faire cela, afin de revoir son sourire.

Je sais déjà que c'est toi qui vas finir par souffrir dans cette histoire.
Mais je sais aussi que tu vas le faire sans rien dire.
Car je les compris à travers ta voix.
Je les compris à travers tes mots.
Je l'ai compris à travers toi.
J'ai compris ton amour pour lui.
Alors sauve-le.

Ne prenant pas la peine de remettre mes chaussures, je me précipite dehors. Attrapant mon téléphone au passage, je priais pour que tu répondes à mon appel.

« Allô, c'est Kenma. »

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Chapitre plus court que le précédent, mais je le trouvais important, le retour de notre petit Kenma !
De plus, je voulais sortir ce chapitre bien plus tard, mais étant donné qu'aucune notif n'a été envoyer pour mon dernier chapitre, je me sers aussi de celui-ci pour vous prévenir de la sortir du chapitre 33.

En espérant avoir vos avis sur ce chapitre !

𝑵𝒆 𝒎𝒆 𝒍𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆 𝒑𝒂𝒔Où les histoires vivent. Découvrez maintenant