1. Mauvaises fréquentations

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PDV Veronica

26h plus tôt

J'enfile un tee-shirts par dessus mon jean délavé et ouvre la la fenêtre. Eda me fait signe qu'il est temps d'y aller. J'attrape mes baskets que j'enfile tout en quittant mon appartement. Je la rejoins un étage plus bas, dans le hall. Nous traversons ensuite la route et rejoignons une mustang bleu nuit. Eda agite le porte clefs en forme de revolver sous mes yeux.

- Mais comment as-tu pu te payer cette voiture ?

- Je l'ai empruntée.

Elle déverrouille les portes et monte derrière le volant. Je l'imite et inspecte la voiture en intérieur. Luxueuse, mais pas du tout le style d'Eda, elle préfère les gros 4x4 qui sont tout aussi grand qu'elle.

- Eda ?

- Ne pose pas de question Vita, je te dirais tout ce que tu veux savoir demain, promis. En attendant nous avons de la route à faire alors attache ta ceinture.

Elle démarre et quitte la rue pour s'engager sur la route. L'air s'est rafraîchit. Le vent qui entre dans la voiture par la fenêtre ouverte refroidie mon corps déjà peut couvert, emmêlant mes cheveux par la même occasion. Je saisit un élastique autour de mon poignet et rassemble mes épaisses mèches brune pour en faire une queue de cheval. Je regarde le paysage défilé sur le bas côté, toujours plus sombre et mal éclairé alors qu'Eda est concentré sur la route.

- Tu comptes garder le silence encore longtemps ? Dis-je pour combler le vide.

Elle soupire bruyamment. Jamais je ne me suis sentis aussi mal à l'aise avec elle, jamais aussi à l'écart de sa vie.

- Je t'ai dit que je répondrais à tes questions demain.

Je ne réponds rien. Elle semble blasée par ma présence. Je ne lui ai jamais demandé de l'accompagner, c'est elle qui à insisté pour que je vienne, et elle refuse de me dire où nous allons. Nous n'avions aucun secret l'une pour l'autre, mais depuis qu'elle sort avec ce mafieu elle est de plus en plus distante.

- Tu fais partie de son cartel ?

Elle quitte la route des yeux une minute, me regardant comme ci je parlait une langue étrangère.

- Non.

Mensonge. Je sait quand elle ment, et ce soir est la preuve que la confiance n'est pas réciproque. Si je peux lui confier ma vie les yeux fermés, je sais qu'elle ne me confierais pas la sienne. Elle gare la voiture sous un lampadaire qui émet une faible lumière devant le port endormi. Elle déplie le par-soleil et se recoiffe dans le petit miroir avant d'ouvrir la boîte à gants et de saisir une arme. Je fait les gros yeux mais elle ne me regarde pas. Elle se tourne pour regarder derrière nous avant de se tourner de nouveau vers moi.

- Ne dis pas un mot Vita, on fait comme avant d'accord ? Quand tu ne parlais pas.

Ses paroles me creuse. Elle veut que je me taise ? Parce qu'être resté plus d'un an dans le silence n'a pas suffit ? Parce que je ne me suis pas sentie assez sale après ce que nous avons vécu, à tel point que parler me lacéraient la gorge. Après tout ce que j'ai fait pour elle, durant cette année, elle me demande de retomber dans ce cauchemar ? Sans moi, elle ne serait sûrement plus en vie à l'heure qu'il est.

- Je peux compter sur toi ?

Je ne lui réponds pas. Je détourne le regard et elle souffle avant d'ouvrir sa portière. Je la suis du regard jusqu'à une grosse voiture dont je ne distingue ni la marque, ni la couleur avec l'obscurité. Un homme sort de la voiture, il s'avance jusqu'à elle qui reste sous un lampadaire qui peine à l'éclairer. J'avale difficilement ma salive quand je le vois extirper un pistolet de l'arrière de son pantalon avant d'être rejoint par un autre homme.

Flying in hells Où les histoires vivent. Découvrez maintenant