21. Échecs et maths

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PDV Matteo

J'essuie la fine pellicule de sueur qui perle sur mon front. Pendant que mes hommes charges les bijoux de la troisième bijouterie de Milan j'abat le patron, dernier homme encore vivant. C'est cruel de laisser un tel carnage ici, mais nécessaire. Après avoir braqué toutes les bijouteries de Naples en laissant dans mon sillage des informations comme quoi je me trouverai à Milan je m'attaque à la propriété de Orlando, parce que tout les trois ils se cachent, et que je veux récupérer mes putains de diamants et leurs putain de ville à tout prix, et que le seul moyen de les faire sortir de leur trou c'est de foutre le bordel chez eux, c'est donc ce que je fait. Depuis maintenant une semaine j'attends, j'attends dans ma grotte sous terre que l'un se montre, et contre toute attente, même tout ce bordel ne change rien. Ils sont imperceptibles. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot, je n'ai pas posé ma dernière carte, il reste encore quelques cases avant de faire échec au roi, et je compte bien gagner la partie.

Je grimpe dans le fourgon que Giu à volé et nous voilà prenant la fuite à l'entente des sirènes de police. Je ne compte plus le nombre de vies que j'ai prises depuis lundi, alors que j'échafaudait un plan infaillible qui a vrillé. Je retire mon masque blanc, une idée d'Amalia pour au moins garder un peut d'anonymat, même si je suis tout sauf anonyme ici. Giu gare le fourgon dans un parking souterrain et nous le vidons dans l'un des quatre 4x4 qui nous attendaient patiemment. Je grimpe dans l'un vide en compagnie de Giuseppe et nous quittons le parking à plusieurs minutes d'intervalle, nous les premiers.

- Et maintenant ? Demande Giu en s'arrêtant à un feu.

- Maintenant on va prendre Florence, juste pour le plaisir parce que je sais qu'il n'aura pas mes sacs. Puis, après ça on attend.

- Et on attend quoi ? Faut pas attendre, faut agir.

- On attend que l'un de ces putains d'hommes se décide à se sortir les doigts du cul, et ensuite on les butes, puis on s'attaque au petit cartel d'Amedeo et on se débarrasse de mon frère. Voilà ce qu'on attend. Ne soit pas trop pressé, on a déjà fait cette erreur.

Nous arrivons bien vite à la planque. Arrivé en dernier nous bloquons l'entrée avec le véhicule puis je descends, les nerfs toujours à vifs. Des coups de feu irréguliers se font entendre et j'en déduit que Marco apprend encore Veronica à tirer, et étrangement ce fait détend mes muscles et allège mon esprit. Je me dirige jusqu'à l'arrière de la maison confus, et j'avais bien raison. Cette fois-ci, Veronica dégomme des boîtes de conserves et des bouteilles en verre à une vingtaine de mètres d'elle. Elle y arrive plutôt bien si j'en crois le nombre à terre. Je reste un moment à les observer et je ne perçois plus l'hésitation que j'ai vue dans ses actes quelques jours plus tôt. Elle à l'aire déterminée et cette constatation m'arrache un sourire que je camoufle immédiatement quand Marco me porte enfin son attention.

- Comment était la chasse, p'tit frère ?

- Bonne.

- Du nouveau ?

Je hoche la tête à la négative en m'approchant d'eux. Veronica fait abstraction de ma présence et continue sa séance de tire. Je me place à gauche de mon frère et l'observe. Elle rate la cible et un sourire étire les lèvres de Marco.

- Je savais bien que sa présence te déconcentrait, ce moque t-il.

La brune serre avec rage la crosse avant d'effectuer une nouvelle série de tire et elle ne rate pas une cible, me laissant sur le cul.

- Pas mal, commente Marco en sifflant. Rappelle-moi de ne pas te chercher à l'avenir.

Il décroche un léger sourire à Veronica qui laisse tomber son arme sur la petite table en bois. Elle semble satisfaite et je remarque que pour une fois elle porte des vêtements à sa taille et qui n'appartiennent pas à Amalia.

Flying in hells Où les histoires vivent. Découvrez maintenant