22. L'Homme ne change pas

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PDV Veronica

- Ouvre moi ! Je hurle en frappant contre la porte.

- Quand tu auras enfin compris que tu devrais arrêter de me casser les couilles je te ferais sortir, en attendant profites-en pour réfléchir.

Je ne peux retenir mes larmes de couler, sentant ma poitrine se compresser. Je tambourine sur la porte un temps indéfini, mes larmes brouillant ma vue, secouée par mes sanglots. Je ne sent plus l'aire passer mes poumons, je recule machinalement et me plaque contre le mur, peinant à respirer. Cette endroit m'oppresse, je me sent mal, comme ci la vie quittait mon corps peu à peu. Mes pleures de cesse pas, ils redoublent ne faisant qu'accentuer ma crise de panique. Cette pièce ressemble trait pour trait au sous-sol de Syracuse et je ne peux plus, je ne peux plus.

••

La porte fini par s'ouvrir après je ne sais combien de temps. Les larmes ont cessé de couler depuis longtemps même si j'ai cru mourir. La lumière s'allume, m'éblouissant au passage. Teo entre dans la pièce le visage toujours impassible.

- Tu peux sortir.

J'ouvre grand les yeux, surprise.

- Si tu t'excuses.

Je ne peut retenir un rire nerveux face à sa requête.

- Tu crois que je vais m'excuser ? Tu ne le mérites pas.

Il contracte sa mâchoire, les poings serrés.

- Et bien, c'est le syndrome Matty ou quoi ? Commente Giulia qui se tient juste derrière lui.

- Alors tu resteras ici jusqu'à ce que tu te décides à t'excuser.

- Ça va prendre du temps, je réponds sèchement.

- C'est toi qui est enfermé, en attendant.

Je rit de nouveau, au bord des larmes.

- Qu'importe si je suis dans cette pièce ou non, je serais enfermée quand même.

- Je ne t'empêche pas de partir Veronica.

Je ne réponds pas, pesant le pour et le contre. Il pivote pour partir et je ne réfléchis pas plus longtemps. Je me lève et fait un pas, l'appelant :

- Attend.

Il ne bouge pas.

- Je m'excuse uniquement si tu fais de même ?

Il pivote, l'air mauvais.

- L'histoire avec Amalia ne te concerne pas.

- Non, pas envers Amalia mais pour ce que tu m'as dit.

Il fronce les sourcils, comme ci il avait déjà oublié.

- Je le pensais, je ne vais pas m'excuser pour ça.

Ses mots brise mon cœur un peu plus, tranchant ma peau meurtrie. Je retient mes larmes au maximum car je refuse de pleurer devant lui, pas encore. Je déglutis péniblement et sort la première phrase qui me viens à l'esprit, ne réfléchissant pas plus.

- Et si je m'en vais je peux sortir d'ici ? Je demande presque suppliante.

- Tant que je suis débarrasser de toi tout me va.

Sa phrase est encore pire que la précédente et je me force à déglutir pour ne pas pleurer. Je le dépasse en faisant bien attention à ne pas le regarder ni même le toucher. Mon cœur ne m'a jamais autant fait mal.

- C'est toi en fin de compte qui mérite d'être enfermé, lance Rosalia à son fils alors que je la dépasse.

Je n'ai rien à prendre, rien ne m'appartient. Je monte les escaliers en retenant mes larmes. Je ne pleurerais pas ici. Je traverse la maison et passe la porte. La voix d'Amalia résonne dans mon dos.

Flying in hells Où les histoires vivent. Découvrez maintenant