PDV Matteo
Je frappe encore et encore sur ce putain de sac de boxe en fin de vie. Déversant la rage que j'ai pour Veronica sur ce sac. Je jure, dégoulinant de sueur, les yeux voilés par la rage et furieux contre tout. Rien ne va dans cette putain de vie, rien du tout. Depuis que j'ai eu l'envie de baiser avec l'une des putes à Vector tout est parti en couille, et c'est bien qu'elle repose six pieds sous terre, enfin je me comprend, d'ailleurs mes hommes avaient pour mission de se débarrasser du corps. Maintenant j'attend comme un con les informations que j'ai demandé il y a déjà plusieurs jours et si je ne les ai pas aujourd'hui je vais peter un câble.
- Tu vas finir par le décrocher, lance Amalia dans le but de m'arrêter.
- Super, j'en achèterai un autre. M'exclamait je en frappant encore plus fort.
- Tu ne veux pas faire de pause ? Marco apprend Veronica à tirer et c'est un carnage.
- Je l'ai déjà vu tirer, rien d'exceptionnel.
Elle s'avance dans la salle mais je ne m'arrête pas, préférant déverser ma rage sur ce sac plutôt que sur elle.
- Des nouvelles de Venise ?
- R.A.S. Je ne sais pas à quoi je m'attendais de toute façon, ce serait une erreur de débutant et Flavio est beaucoup trop intelligent.
- Tu as autre chose que le plan stupide que t'a présenter à Giu ?
- J'y réfléchis.
- Mais tu as autre chose en tête.
J'arrête le sac et fait volte-face pour lui ordonné de me laisser seul avec mes idées noires mais elle me tend une serviette et ce simple geste retire toute la méchanceté que je porte à son égard. Je retire mes gants et lui échange contre la serviette pour éponger ma transpiration.
- Ils ont eu les infos que je leurs ai demandé ?
- Quelques-unes. Une réunion pour en parler ?
- Ouais, une réunion, encore une stupide réunion et rien avance, je m'emporte.
- On a tous l'impression de faire du surplace, mais le peut d'information que nous avons nous fait avancer.
- Et ce figlio di puttana de Flavio viens foutre son énorme nez dans mes putains d'affaires. Je vais exploser Ama. Je vais exploser.
Elle me suit jusqu'à la cuisine et je vide une bouteille d'eau d'un trait. Je me laisse tomber sur une chaise et envoie la serviette au pieds du mur.
- Faut que je me défoule.
- Ce n'est pas suffisant ce que tu viens de faire ?
- Non. Faut que je tue. Trouve-moi des gens à tuer et pas des loques, sinon j'en retirerais aucune satisfaction. Oh, et je veux Reg et Giu avec moi, comme au bon vieux temps.
Elle soupire.
- Matty...
- Je ne te demande pas ton avis de psychologue, tes études se sont arrêter le jour où tu as épousée Giu alors épargne moi ça. Maintenant obéit à un ordre.
Elle ne bronche pas et quitte la cuisine à contrecoeur. J'oublie parfois qu'Amalia est une femme mais elle fait partie de mon cartel et ici, femme ou pas on obéit. Elle a voulu prendre part à l'action malgré les risques alors autant qu'elle obéisse à mes ordres. Je suis son ami mais je suis surtout son chef.
••
Je suis à peine réveillé de ma sieste quand l'heure annonce la réunion. Je suis debout dans le salon, observant mes hommes attentifs, mon frère qui en a rien à foutre et les deux seules femmes de la pièce dans un coin. Je commence par me racler la gorge puis je m'arrête, les mains dans le dos, raide comme un putain de piquet.
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Flying in hells
Storie d'AmoreCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
