PDV Veronica
Ma tête bourdonne, ma gorge est sèche et le sang qui coule dans ma bouche ne fait que me dessécher d'avantage. Je passe ma langue sur ma lèvre et le fusille du regard, pourtant je n'arrive pas à cesser de le chercher. Tout ce que je n'ai su faire avec son père.,Je réprime un frisson quand je rencontre ses deux iris vert. Les mêmes yeux que Gabriel, l'homme qui a pris tout ce qu'il y avait dans ma vie. Me voilà maintenant seule, avec son fils qui doit être tout aussi mauvais que lui, que dis-je ? Plus mauvais. Combien de temps me reste t-il avant qu'il ne m'attache sur la table et qu'il me viol, lui aussi ? Je peux encore entendre mes cris, mes pleures, les paroles sordides que son père m'adressais. Je ferme les yeux frénétiquement en me remémorant ces moments. J'ai pris sa vie, et même après tout ce temps je n'arrive pas à regretter ce que j'ai fait. Je rassemble la salive qu'il me reste mélangé au sang qui glisse de ma lèvre fendu et lui crache au visage. Il a un temps d'inactivité avant d'essuyer son visage aux traits déformés par la colère. Il m'assène une nouvelle gifle et la douleur qu'elle m'inflige n'est rien en comparaison du visage qu'il affiche après mes provocations.
- TUE MOI ! Je hurle. Allez.
Il ne réagit pas.
- Tue moi, je souffle une dernière fois, totalement désespérée.
Il s'approche de moi, plus menaçant encore. J'ai tout perdue aujourd'hui, qu'est-ce que je risque ? À part obtenir ce que je convoite : la mort. Il saisit fermement ma tignasse et tire ma tête en arrière. Son souffle s'abat sur mon visage. Un mélange de bière, de menthe et de tabac froid, et ça me donne immédiatement envie de vomir. La vie n'a plus rien à m'offrir, alors qu'il me l'a prenne, elle aussi.
- Ça ne me donne que plus envie de te torturer.
Je ferme les yeux, priant pour que ce ne soit qu'un cauchemar. Et pourtant, c'est bien réel. S'il ne me tue pas, je me laisserais mourir, parce que je sais que quand il n'aura plus besoin de moi il me tuera. Cependant, lorsque j'ouvre les yeux son regard est toujours posé sur moi. Je réprime un frisson quand je rencontre ses yeux vide, comme ci la vie l'avait quitté lui aussi, alors que son corps est bel et bien devant moi.
- Où son mes sacs, Veronica ? Demande t-il pour la millième fois.
- J'en sais rien, je réponds pour la millième fois.
- Pourquoi je suis persuadé que tu mens ?
- Peut-être parce que toi non plus tu ne sais pas.
Son souffle s'abat avec plus de force sur mon visage. Ses traits me confirme qu'il contient sa colère. C'est peut-être bête de ma part, ou totalement inconscient, mais mon objectif est de le pousser à bout pour qu'il m'achève. Je retrouverai ma famille que son père a abattue il y a des années, et les images de leurs corps criblés de balles pourront enfin sortir de ma tête.
- Je suis certain que tu sais où ils sont.
- Qui te dit que je le sais ?
- Parce que celle qui le les a volé n'est autre que ta pute de copine.
- N'étais, je rectifie.
- ON S'EN FOU !
Son cris résonne dans ma tête déjà douloureuse. Je ravale mes larmes parce qu'il est hors de question que j'en verse une en sa présence.
- Où sont mes putains de sacs ? Je vais perdre patience tesoro, et ce ne sera pas joli à voir.
- Mais qu'est-ce que vous avez tous avec ses sacs ?! Je m'exclame. Qu'est-ce qu'ils contiennent ?!
Je peux sentir ses muscles se tendres.
- Répète un peu ?
Je déglutis. Il approche son visage du miens et nos nez se touche. Son regard menaçant ne m'effraie pas parce pour l'instant il n'a pas chercher à réellement me faire souffrir, contrairement à son père. Il saisit fermement ma mâchoire et ses doigts me la broie littéralement. Je ferme les yeux une fraction de secondes avant de les replonger dans son regard fou.
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Flying in hells
RomanceCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
