PDV Veronica
Je regarde le tatouage qui prend l'intégralité de mon dos. Il est encore rouge, avec des croûtes à certains endroit, là où il m'a fouetté. Mais je sais que dans l'ensemble ça camouflera ces vilaines cicatrices. J'enfile mon tee-shirts et sort de la chambre pour rejoindre la cuisine. Je n'ai pas faim, étant habitué à très peut manger mais il à été formel : si je mange pas il me fouette et je n'ai aucune envie de revivre ça, le souvenir de cette nuit est encore vif dans ma mémoire, marqué au fer, comme le pion encerclé que Gabriel a gravé sur ma peau. Je suis surprise de trouver la cuisine encore déserte, Matteo ne se lève jamais tard et Amalia est souvent la première debout, cependant c'est Giulia qui me surprend en s'asseyant sur la chaise qui me fait face.
- Salut, lance t-elle sèchement.
Elle n'a surement pas digéré la trahison contre le cartel de son frère, enfin ils sont tous ses frères de toute façon. Je ne réponds pas, elle me toise mais je reste impassible.
- Ce n'est pas parce qu'il est aveuglé que je le suis aussi.
J'arque un sourcil, m'attendant à ce qu'elle ne s'arrête pas là je me cale plus contre ma chaise.
- Tu l'as trahis, et il t'a pardonné, alors que je sais que n'importe lequel de ses hommes connaîtrais la mort.
Je croise mes bras sous ma poitrine, toujours silencieuse.
- Je t'aimais bien au début, mais là ce n'est clairement plus le cas, et je ne suis pas la seule d'ailleurs.
Tant mieux, je n'ai pas besoin d'être aimée. Qui pourrait aimer ce que je suis ?
- Mais je ne digère pas. Personne ne l'a digéré. Tu as été dans un cartel ennemi et l'a trahis alors que tu étais un membre de son cartel. Il aurait pu te tuer, tu n'étais qu'un dommage collatéral comme il le dit si bien.
Ouch. Il à dit ça ? Je suis prise d'un sentiment nouveau. De la déception ? J'ai mal à mon petit coeur je doit l'avouer.
- Je n'ai rien dit qui pourrait compromettre ce cartel. Et en plus, les jumeaux sont tes frères aussi.
- Ce n'est pas parce qu'on a le même père que ce sont mes frères.
Je ne réponds pas mais elle continue.
- Qu'est-ce que tu lui fais, sérieux ?
Je fronce les sourcils.
- Des pratiques vaudous ? Des filtres d'amour ?
De l'amour ? La seule chose que je lui ai donné c'est mon corps, que je n'avais jamais donné volontairement, à personne. Pour moi, c'était comme ci je perdais ma virginité, que j'ai perdu il y a bien longtemps. Je secoue négligemment la tête de gauche à droite.
- Alors quoi ? Tu le suces, c'est pour ça ? Il peut en trouver d'autres, des putes.
Je rit doucement, déjà sur les nerfs.
- Je ne suis pas une pute.
- Tu travaillais dans un club de strip tease. Et tu oses me dire que tu n'es pas une pute ?
Je serre les dents. Je vais lui éclater la figure.
- Tu ne sais rien de ma vie Giulia, alors je ne te permets pas de la juger.
- J'en sais déjà pas mal, et ça me suffit pour faire ton portrait. Une fille qui a perdu ses parents et qui est devenue une pute parce qu'elle n'avait aucune estime d'elle-même. La meilleur chose qui te soit arrivée c'est de te faire kidnapper par mon frère, mais tu es une traître. J'me demande même si ce sont pas tes parents qui se sont donné la mort après avoir eu une fille comme toi.
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Flying in hells
Storie d'amoreCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
